Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 19:19

Comme j'en ai récemment fait l'investissement, je vous propose aujourd'hui de monter un PC de slon destiné au multimédia au travers d'un guide en deux parties dont voici déjà la première (qui m'a pris un certain temps à écrire!) concernant la théorie : le choix des composants.

 

Bonne lecture!

 

>Tutoriel : se monter un PC multimédia pour le salon, partie 1<

Par Shinkel
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires
Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 09:21

Hier après-midi, j'ai eu la chance de pouvoir essayer quelque chose que je ne m'offrirai sans doute jamais. Quelque chose de hors de prix pour a majorité de la population (moi y compris), tout à fait accessible pour une frange de la population, carrément cheap pour quelques rares élus.

C'était une voiture. Une allemande, dont tout le monde nous rebat les oreilles. Prix du modèle essayé hors options : 51 000 euros (et des bananes). Prix avec options : 67 900 euros. Soit pour les plus anciens d'entre nous, 334 560 francs hors options, 445 524 francs avec.

 

Un tiers du prix de mon F3 en région parisienne. Six fois le prix de ma voiture actuelle. Bref, un truc de riche.

 

La caisse en question est une Audi A6, le milieu-haut de gamme de la marque. Coup de bol, nous avons parfois accès à ce genre de véhicules quand ils passent dans les mains des "analystes".

Mettre presque 70 000 euros dans une voiture comme celle-là, est-ce que ça en vaut le coup? J'avoue que ça défie mon échelle de valeurs. C'est dans ce genre de cas que je me dis que décidément, tout le monde ne voit pas la réalité du même oeil.

C'est vrai que c'est cossu, là-dedans. Ce n'est pas une voiture démesurée, quoiqu'elle tape juste sous les 5 mètres de long. Pour moi qui conduis une Clio II au quotidien, j'ai l'impression de conduire un bus, pour qui conduit un monospace, finalement ça ne doit pas changer tant que ça, sauf que l'avant de l'Audi est vraiment long (c'est pas non plus une Dodge Viper, mais...). Pour autant, de l'extérieur, ça fait "juste" grosse berline, pas péniche. Pourtant, dedans, on a l'impression d'être dans un salon, surtout à cause de la hauteur des portes : comme c'est le cas maintenant, la ligne de caisse est haute et les vitre sont moins hautes en proportion, du coup, on voit moins l'extérieur et cela donne l'impression de conduire un char d'assaut.

C'est plein de boutons, là-dedans! Typique des allemandes, me dit-on. Mais alors... C'est un peu bordélique. Y'en a partout, même derrière le volant, les 3 bras qui en dépassent sont farcis de boutons en tous genres. Niveau ergonomie, j'ai du mal. Certes, le nombre de prestations est sans commune mesure avec ma modeste Clio, donc besoin de plus de boutons... Mais l'ergonomie, ce n'est pas juste le nombre de boutons, c'est l'accès aux prestations. Et là, n'essayez même pas d'appréhender tout ce fatras de fonctions en roulant, vous vous prendriez un mur avant de finir d'en comprendre le dixième.

Pourtant, j'aime bien quand il y a des boutons partout, m'enfin là...

En dehors de ça, c'est qualitatif, tout ça, même si overdose de boutons, ils ne sont pas bling-bling, bien intégrés et ajustés, l'ensemble est classe mais... Allemand. Donc tristoune à souhait. C'est encore plus vrai avec l'interface multimédia, qui commence mal : pas tactile? A un prix pareil? Quelle blague! Et puis alors... Pas intuitif, pas bien fichu, tout noir, tout sombre, triiiiiste! Aucun retour visuel (liseré rouge autour du choix, qu'en sais-je) quand on choisit un item dans les menus, il fallait que je retourne dans le menu après l'avoir quitté pour m'assurer que l'ordinateur avait bien pris en compte mon choix!

L'interface de la radio, catastrophique! Alors que l'écran est tout de même large (8 voire 9 pouces), dans l'interface radio, seul un tiers de l'écran est utilisé lors de la sélection des stations, fond d'écran voir, liste des stations en blanc sur la gauche (un tiers de l'écran max), la grosse molette permet de faire défiler et sélectionner la station, jusque-là, je me dis que c'est moche, mais sans doute transitoire le temps de sélectionner sa station, après, le multimédia basculera sur une interface à défaut d'être ultra-colorée, sur un truc sombre mais classe comme le reste des menus... Penses-tu! La station sur laquelle le curseur est arrêté (là encore, aucun retour visuel) change de nom pour prendre le nom de la chanson en cours, là encore uniquement sur un tiers de l'écran, en défilant! Les deux tiers de l'écran restent noir, aucune animation, rien que la liste des autres stations. J'espère juste que leur interface est juste affreusement lésée en ergonomie et qu'un écran de radio digne de ce nom existe quelque part, parce que là, clairement, je conchie le mec qui a pondu une horreur pareille!

Je parlais avec un collègue de cette interface franchement minable et à mon sens proprement indigne d'une voiture à ce tarif-là, et à ma grande surprise, il n'a pas été choqué plus que cela, pour lui, ce n'est pas parce qu'on met cher dans une bagnole qu'on a forcément un truc qui déchire. Certes, mais c'est quand même outrageant... Mettre un tel tarif dans une bagnole, autant j'aurais une interface merdique dans une voiture à 5000 euros, soit, mais une voiture qui coûte 12 fois plus, j'estime quand même pouvoir exiger une interface qui déboîte... D'un autre côté, ce même collègue a tout à fait raison dans la mesure où une interface minable ne coûte pas moins cher à créer qu'une interface ultra-ergonomique. Bad Audi, bad.

 

Au volant, que dire? C'est silencieux, c'est clair. Et une fois qu'on a le gabarit en mains, elle manoeuvre sans aucun problème; le grand écran permet une vue de la caméra de recul qui évite de se retourner dans tous les sens pour être sûr qu'on ne va pas se prendre le poteau le plus proche. Que c'est silencieux! Surtout pour un diesel, l'ambiance est pour le moins... Feutrée. Du coup, la radio prend une autre dimension, il faut dire que le budget pour les haut-parleurs n'est pas vraiment le même que chez moi. Bien agréable, c'est vrai.

Le moteur est le modeste 2.0 TDI de 177 chevaux, boîte à transmission continue (CVT). L'ensemble ne casse pas des briques, surtout au regard du poids de la voiture (toutes options, on doit être aux alentours d'1,8 tonnes), même s'il avance largement suffisamment pour vous faire perdre tous vos points à une vitesse record. En fait, ce n'est pas tant que l'ensemble manque de puissance, c'est surtout que la voiture a avant tout pour vocation d'être une routière, et absorbe donc les accélérations d'une manière que j'ai trouvée assez sidérante. L'affichage tête haute permet de se rendre compte que les limites sont atteintes et rapidement dépassées (merci la caméra frontale qui lit les panneaux), dans un confort tout de même remarquable.

C'est peut-être cela qui me fait dire que ce genre de palaces roulants ne sont pas vraiment mon délire automobile : autant j'aime bien le luxe, autant j'apprécie encore plus une caisse qui me colle au siège, ce qui n'est clairement pas le but de cette grande routière. D'ailleurs, les sièges réglables dans tous les sens possibles et imaginables (au prix d'un certain temps) font partie de ces prestations qui sont demandées par les gros rouleurs; n'en étant pas un, ça ne sera donc pas un critère d'achat, mais j'avoue que si j'étais taxi ou quelque chose dans le genre, un siège réglable exactement selon mes critères, de cette qualité surtout, je suis demandeur et c'est bigrement efficace sur cette Audi.

 

Après, le panel de prestations est assez impressionnant, je n'ai pas eu le temps de toutes les tester : sièges massants (rigolo, mais y a-t-il vraiment un intérêt sur le long terme, ça...), sans doute chauffants (et pourquoi pas rafraîchissants), surveillance de départ de voie (la caméra frontale détecte les lignes blanches et la voiture se remet d'ellle-même dans la voie si le clignotant n'est pas mis... Une prestation que je salue vu le nombre d'abrutis réfractaires au clignotant!), climatisation automatique quadrizone (grande classe mais normal à ce tarif-là), caméra de recul avec gabarits de manoeuvre (classique et juste impensablement nécessaire à ce niveau de prix, là encore), feux automatiques (idem), colonne de direction réglable électriquement (au début je me demandais quel était l'intérêt, puis j'ai ouvert la porte moteur éteint, la colonne de direction se cale au maximum vertical pour ne pas se prendre le volant dans les jambes en sortant, la classe), et enfin ma préférée, le régulateur de vitesse couplé au radar avant qui met une distance de sécurité entre la voiture de devant et la vôtre en ayant une consigne de vitesse max, sur autoroute, c'est du velours.

 

Je m'étais mis en tête au fil des années que les allemandes avaient un châssis raide; je me demandais si c'était toujours le cas surtout avec des grandes routières comme celle-ci. Sur mon trajet aller, avec le côté très coulé de la conduite, rien à déplorer : tout confort, peut-être un peu rude en virage à comparer au reste de la conduite, mais toujours très confortable. Par contre, arrivé sur une route au milieu de laquelle, on ne sait pas trop pourquoi, fleurissent des bouches d'égoût, là, ça a été la fête des lombaires. C'est une route que j'ai empruntée avec plusieurs voitures, celle-ci a clairement été la plus douloureuse pour mon dos!

 

Ce fut en tout cas une expérience intéressante : je n'aurai je pense pas cinquante occasions de conduire des véhicules à ce tarif-là et cela m'a permis de me rendre compte que ce n'est pas le genre de voiture dans lequel j'investirais, dans l'improbable hypothèse que j'en aie les moyens. Trop pépère, pas assez pratique (dans le sens où ce n'est pas un monospace, bien qu'elle soit grande, l'habitabilité n'est pas exceptionnelle), trop délicate à manier en ville et demandant trop d'attention (rayer ma Clio me ferait chier, rayer une Audi me fera hurler), à une tarif pareil, j'aime autant une berline plus sportive qui procurerait davantage de sensations qu'un véhicule purement routier comme celui-là, quitte à y laisser un peu de luxe. En fait, j'avais limite préféré la Mercedes Classe C à 47 000 euros que j'avais essayée par le même biais il y a quelques années : le rapport luxe/sportivité/intérêt global m'avait paru bien meilleur.

Ceci étant dit, ce sont les vaisseaux roulants comme ce très haut de gamme qui tirent en avant les innovations automobiles, quoiqu'on en dise : les technologies les plus innovantes sont toujours déployées avant tout sur du haut de gamme, quitte à y essuyer les affres de la jeunesse, avant d'être redescendues en gamme au fil du temps, y gagnant en même temps en maturité.

 

Tout ça pour dire que j'ai été riche pendant une heure et demie.

Vous avez déjà eu des expériences dans le genre? Qui vous ont marqué, dans le bon sens ou dans le mauvais?

Par Shinkel - Publié dans : Automobile
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires
Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 19:16

On l'attendait de pied ferme, certains disent même que tous les Marvel relatifs aux héros de ce film n'ont servi qu'à le préparer. Des retours enchantés de tous les côtés, était-ce ce qu'il me fallait pour aller voir The Avengers?

Bah tiens. Ca fait boum, y'a des super-héros, forcément que j'allais le voir de toute façon!

 

avengers.jpg

 

Au casting, nous retrouvons effectivement tous ou presque des films "introductions" : Robert Downey Junior, toujours aussi parfait en Tony Stark, Chris Hemsworth a toujours Thor (jingle blague moisie); Chris Evans est toujours Captain America, la splendide Scarlett Johansson est la Veuve Noire, Nick Fury est toujours incarné par Samuel L. Jackson, le discret mais toujours présent Agent Coulson (Clark Gregg) est encore de la partie...

Exit par contre Edward Norton (quel dommage!) pour Bruce Banner, bonjour Mark Ruffalo, et enfin le nouveau Hawkeye est incarné par Jeremy Renner, déjà vu dans le dernier Mission Impossible. Le grand méchant vilain est encore Loki, incarné par Tom Hiddleston, tout comme dans Thor.

Derrière la caméra, on remarque la présence du grand Joss Whedon, le réalisateur de Buffy et du film Serenity.

 

Que penser de ce monstrueux cross-over? Je ne suis pas fan de ce genre de choses, je préfère largement les films "dédiés", car ne se pose pas la question de "l'équilibrage" à la fois de la puissance de chaque héros et du "temps d'antenne" de chaque personnage.

De ce côté-là, à ma grande surprise, les héros, même celui que je porte le moins dans mon coeur, Captain America, trouve grâce à mes yeux; l'ensemble est suffisamment bien fichu pour que même les humains "standards" comme Hawkeye et la Veuve Noire aient leur utilité sans que cela semble mal intégré, genre "on leur a donné c'te scène pour que les fans soient contents". Vraiment bien joué, bien que l'on sente tout de même que l'inverse est un peu fait, Thor notamment est en retrait de ce que l'on peut attendre d'un dieu (excusez du peu), Hulk par contre donne l'impression de "justesse" dans l'utilisation de ses pouvoirs.

 

Le rythme, point crucial de ce genre de films (et vous savez à quel point les blockbusters comme celui-ci sont mes péchers mignons) est assez bon, surtout en regard de ses deux heures vingt-trois, en fait, son rythme n'est pas vraiment son défaut, car oui, il y en a forcément un : l'histoire est brouillonne en comparaison des films précédents. Rien de vraiment méchant, cela tient du point de détail, mais c'est la remarque que m'a faite ma compagne en sortant du film, et en y repensant, je suis tout à fait d'accord. Je ne parle ici que de l'histoire, toute la partie action est par ailleurs bien claire et on ne se perd pas dans les différents combats.

 

Autre chose bien mise en avant, cette-fois c'est mon frère qui m'en avait fait la remarque (oui, je sais, on s'en fout) : les Avengers ne vont pas de soi. Contrairement à ce que l'on pouvait attendre, il n'y a pas réellement de pirouette scénaristique pour que tous les protagonistes deviennent copains comme cochons, il y a de vrais antagonismes et c'est une chose très bien mise en scène à mon goût, donc le côté "bon an mal an on y arrive". Intéressant et assez inattendu, je n'aurais pas cru pour ma part que les scénaristes se seraient donné autant de mal pour une telle superproduction, très bon point.

 

Parlons un peu de deux personnages : le premier, c'est Bruce Banner. On ne sait pas trop pourquoi il est aussi central à certains moments de l'intrigue (oui, Hulk est puissant, soit) et j'ai eu quelques difficultés à comprendre une tel acharnement à le rendre pivot de l'histoire. Pour autant, le personnage de Bruce Banner est joué avec brillo et bien que l'on ne soit pas autant sur le fil du rasoir que dans les films de Hulk, surtout le dernier, très bien fichu à ce niveau-là (quoiqu'affreusement frustrant), j'ai trouvé le personnage de Bruce attachant, d'autant qu'il reste à la base un scientifique et pas une bête. Mi-figue, mi-raisin, on va dire.

Le second personnage dont je voulais parler était Loki. On le voyait dans Thor, malheureusement il n'est guère plus brillant ici. Présenté comme LE méchant, il est affligé du terrible mal du "méchant insipide". Fait pour être sournois, il est malheureusement ridicule et pour tout dire, même si j'aime la plastique générale du personnage, c'est un méchant loupé à presque tous les niveaux. De potentiel vrai méchant d'envergure (le demi-frère de Thor, il devrait y en avoir sous la pédale quand même!), il se retrouve mégalo ridicule (spéciale dédicace au casque cornes-de-bouc, qui contribue beaucoup au ridicule), à peine embauché pour faire roitelet en étant manipulé par une puissance supérieure. C'est pitoyable et vraiment dommage, j'aurais aimé pouvoir apprécier davantage ce personnage.

 

Dernier point essentiel de Avengers : l'humour. En dépit d'un scénario déjà bien plein et d'une brouette de trucs pas franchement évidents question humour, celui-ci est présent très souvent et pas de manière potache, même plutôt le contraire. Tony Stark y est pour beaucoup, sa joute verbale avec Captain America par exemple est digne de louanges, mais même hors du dialogue, il y a certaines actions (je vous laisse la surprise) avec des personnages dont l'on n'imagine pas pouvoir rire qui débarquent totalement à l'improviste pour une bonne tranche de rire (sans trop en dire, Loki dans le béton, c'est assez magique), c'est bien vu bien que ce ne soit pas non plus aussi drôle que "Transformers" qui reste à mon sens un modèle en la matière, quoique dans un style bien différent.

 

Récapitulons!

 

Les + :

- Belle brochette de héros mis en scène intelligemment

- Comme d'hab avec Marvel, c'est propre et ça respire la qualité globale

- Pas trop expédié, deux heures vingt comme ça, c'est nickel.

 

Les - :

- Déroulement du film un peu brouillon

- Méchant navrant

- Pas assez de la belle Scarlett

 

En espérant qu'une suite de la même qualité voie le jour, et que d'autres films (dont on sait déjà un Ironman 3) voient le jour, notamment un sur le duo Veuve Noire/Hawkeye continuent de sortir (et puisque Marvel constitue une belle machine à fric, on peut raisonnablement l'espérer), Avengers est un très bon film qu'il faut aller voir. Genre maintenant. Hop, hop.

 

Ma note : 9/10

Par Shinkel - Publié dans : Cinoche & mouviz
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires
Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 09:21

Cela fait un moment que je n'avais plus écrit d'article Shinkel N'Aime Pas, même les végétariens n'y avaient pas eu droit -erreur de ma part, veuillez agréer- mais aujourd'hui, je sens que je vais me faire des amies puisque je vais tenter de vous faire part de ce qui me gêne chez les féministes.

 

Commençons par le commencement : je dissocie féminisme (la cause) et féministe (qui se bat pour la cause). C'est un point crucial qui vise avant tout à ne pas me faire taxer de gros macho, mais bon, je crois qu'il sera difficile d'en réchapper.

 

Suis-je contre le féminisme? Dans le principe, non. Il est tout à fait juste et normal (mon éducation m'a certes conditionné dans ce sens) que les femmes soient perçues autant que possible comme égales aux hommes. Pourquoi dis-je "perçues" et pas simplement "soient"? Parce que je juge idiot que de placer hommes et femmes sur le même plan quelqu'il soit, nous avons des différences (heureusement) et vouloir faire de la femme l'exact égal de l'homme, je ne vois pas en quoi ça fait avancer le schmilblick, puisqu'il y a deux sexes dans la race humaine (à quelques exceptions près), autant valoriser les différences que vouloir à tout prix les réduire.
Le féminisme est une cause juste dans le sens où elle lutte contre une dictature millénaire masculine, et je dis cela sans brosser qui que ce soit dans le sens du poil, c'est vrai que les sociétés quelles qu'elles soient sont dans l'extrême majorité dominées par les hommes, et autant le "diktat" des hommes pouvait avoir un semblant de sens dans les sociétés primitives, autant stigmatiser les femmes à l'époque qui est la nôtre (je ne peux passer à côté de la religion musulmane qui à mon sens est une aberration pour le simple fait que le port de voile ou quelconque autre torchon sur le crâne soit perçu comme "normal" par les hommes qui pratiquent cette religion; par ailleurs c'est le cas également du christianisme, mais ces débats sur la religion n'ont pas vraiment le place ici) relève de l'anachronisme pur et simple.

On ne peut pas ne pas penser à ces imbéciles dans leurs bureaux qui s'imaginent que la gent féminine n'est qu'un jouet à potentiel sexuel important, et je n'ai guère plus d'affection pour qui considère une femme comme inférieure à l'homme, même sans attouchement quelconque.

Nous sommes différents, pas identiques, mais nous devons nous battre contre les discriminations sexuelles. Cela doit fonctionner dans les deux sens, évidemment.

 

Alors, pourquoi je n'aime pas les féministes? Parce que, comme souvent, le fond et la forme sont fondamentaux. J'associe souvent féminisme et syndicalisme : si le syndicalisme est une cause juste en soi, les syndicalistes ont rarement une bonne image (sauf entre syndicalistes...).

Eh bien, pour moi, c'est exactement la même chose avec les féministes : je n'en connais pas une qui ait une bonne image dès lors que le fait que son "féminisme" est avéré. Pourquoi?

Parce qu'en tant qu'homme, tout vanne que tu sortirais à n'importe qui d'autre doit être pesée et repesée avant d'être sortie sous peine d'être tout de suite taxé de macho.

Parce que quand je dis par exemple que j'ai moins de 10% de femmes dans mon entourage professionnel, je ne serais pas étonné de voir une féministe s'insurger parce que "c'est de la discrimination" au lieu de voir que c'est un milieu qui, dans les faits, n'attire que peu femmes comparativement aux hommes.

Parce que le moindre service que tu rends à une féministe sera perçu comme une tentative d'imposer ton statut supérieur d'homme par rapport à elle.

Et que même si ces trois points ne seront pas forcément vérifiés et ne seront que l'apanage de quelques extrémistes féministes, dans la pensée commune (aussi bien côté hommes que côté femmes), une féministe sera représentée par ces trois exemples.

Dans l'esprit commun, une féministe est une casse-burnes (eh oui!) à qui il ne faut rien dire et fera toujours tout pour rappeler à tout le monde qu'elle se bat pour la Femme. Vous connaissez une féministe sympatique et avenante? Profitez-en bien, c'est une rareté...

Et le simple fait de devoir surveiller ses paroles, qu'elle soit tatillonne sur le rapport homme/femme ou non, c'est fatigant et tout simplement chiant. Comment dès lors s'étonner que les féministes aient une mauvaise image?

 

Pourtant, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : dénoncer les réelles injustices, les brimades et oppressions sexuelles, oui, il faut. Mais voir le mal partout, ça, c'est autre chose. Et comme d'habitude, le juste milieu n'est pas évident à trouver.
Ah, et au fait : être féministe n'est pas forcément se battre contre les inégalités, hein. Ca s'appelle avoir l'esprit de justice, tout connement. Et les hommes aussi peuvent avoir cet esprit. 

Par Shinkel - Publié dans : Coups de gueule, polémiques
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires
Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 20:12

Un peu de pratique cette semaine avec un nouveau tuto éducatif qui démonte vos peurs les plus profondes de l'encodage vidéo. Sans avoir la prétention d'être exhaustif, et suite à des pérégrinations personnelles sur le sujet, je me suis dit que mon expérience pouvait peut-être vous servir, alors bonne lecture!

 

>Hop hop le tuto<

Par Shinkel
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires
Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 09:13

Ou encore, comme le diraient nos amis outre-Alpes, "Mamma mia". Oui, j'ai été voir ce truc. Piégé, en fait, vous vous en doutez. C'est que, il y a peu, nous avons procédé à la remise des présents d'anniversaire avec ma compagne (pour des raisons pratiques, ça colle avec la date de mon propre anniversaire).

Je ne sais pas si c'est pareil chez vous, mais d'année en année, c'est de plus en plus dur de trouver des idées cadeau pour l'être aimé (et ça marche aussi avec la famille). Personnellement déjà, je ne suis pas facile à gâter puisque lorsque je veux quelque chose, je me l'achète tout de suite, au grand dam de ceux qui aimeraient avoir une idée sur un plateau d'argent pour un quelconque anniversaire ou Noël, sachant que la patience n'est guère une de mes principales qualités.

Sauf que ce qui vaut pour moi vaut aussi pour ma chère et tendre et il s'avère qu'elle-même n'est pas facile à meubler.

 

Comme elle n'aime pas trop les DVD/Blu-Ray (valeur sûre mais manquant selon elle d'intérêt dans le cadre d'un célébration quelconque, ce que je ne partage pas), il faut chaque fois se creuser la cervelle (enfin, la mienne en l'occurrence) pour trouver un présent qui sorte des sentiers battus. Ma dame aime la japanimation au sens large, donc fut un temps, les figurines hors de prix permettaient à la grosse feignasse que je suis de pallier à mon manque d'imagination cadeau-istique. jusqu'à ce que je percute que 1) la place n'est pas illimitée dans mon modeste 3 pièces déjà bien rempli de trucs encombrants et que 2) le jour où il faudra tout déménager, les figurines seront une vraie plaie et que j'étais donc en train de me tirer une balle de gros calibre dans le pied.

Donc, reparti en croisade pour tenter de combler l'être aimé, je lui ai demandé si elle avait des idées.

Fourbe que je suis, oui. Parce que c'est la question qu'elle me pose à chaque occasion et que chaque fois, j'en ai pour des semaines de réflexion à me poser cette question : "mais que me manque-t-il?". Alors qu'elle, de son côté, c'était "regarde dans la liste" et basta. Facile, facile. Là, j'ai donc insisté pour qu'elle se remue les méninges et me sorte quelque chose de neuf.

 

Et là, elle ne m'a pas déçu. Déjà, quand la pièce était "sortie", j'avais eu droit à "oh, Mamma Mia! J'irais bien le voir!". Moi, ne saisissant pas la balle au bond, "bah vas-y avec une copine".

Depuis deux ans que c'est au théâtre, elle m'a lancé des signaux façon phare dans un océan d'obscurité, mais non, non, le gros mâle primitif que je suis n'a rien voulu voir.

Jusqu'à ce mois dernier où elle m'a enfin dit : "des places pour Mamma Mia!". Là, j'ai compris. Message reçu. Je me mis donc en tête de deux places pour ledit spectacle. Avec possiblement l'espoir secret d'en réchapper, parce que, ainsi que vous l'aurez peut-être deviné, je n'aime pas les comédies musicales. Je HAIS les comédies musicales.

J'aime pas le théâtre, en fait. Au sens large.

 

Pas que je ne respecte pas, mais je n'aime pas. Alors en plus un théâtre dans lequel ça braille joyeusement et de manière totalement absurde, non, je n'aime vraiment pas.

 

Sauf que là, pas possible d'en réchapper. Je sentais que, de manière totalement sous-jacente, ma présence était requise à l'évènement si je tenais à rester en vie, et c'est donc en traînant les pieds (enfin, moi) que nous nous rendîmes à Paris vendredi soir.

 

Paris. Je hais cette ville. Quoi qu'en disent ceux qui l'aiment, Paris est :

- une ville crado (bâtiments noircis de partout, constellations de chewing-gums sur les trottoirs...),

- puante (relents d'urine, de charbon (?!), de trucs qui fouettent à tous les coins de rue et d'autant plus dans les métros),

- remplie de terroristes du klaxon et du volant ( ou du guidon, les scootistes sont dépourvus de cervelle dans cette ville ou quoi?),

et en plus, c'est cher pour y aller (cher en humeur quand tu te tapes les bouchons en bagnole et cher en transports quand tu y vas en train, 24 euros à deux allers-retours, punaise, pour voyager dans un train hors d'âge, ça pique).

 

Et puis, cette sensation quand tu en reviens, t'as l'impression d'être sali sur tout le corps, d'avoir des mains qui ont ramassé tout ce qui traîne sur une barre de métro, bref, tu reviens de Paris en étant vicié. Une bonne douche ne fut pas de trop, fût-elle à une heure du matin quand nous regagnâmes nos peinates.

 

Cela dit, nous arrivâmes sans encombre au Théâtre Mogador pour assister à la pièce. Des ouvreuses ou des placeuses (comment appelle-t-on ces personnes?)? Nenni : un pointeur laser balancé dans les yeux des gens déjà assis pour désigner la place, et roule Raoul. Bah tes deux euros, tu peux t'asseoir dessus.

 

Une fois assis, je m'attends à m'ennuyer grave. Quand la pièce commence, en effet, je crois avoir vu juste. Et puis en fait, même avec toute la mauvaise foi dont je suis capable, je n'ai pas pu m'empêcher de quand même me prendre au jeu, certaines chansons, bien qu'en français, sont étonnamment écoutables et même franchement entraînantes!

Fort heureusement, il y a quand même des moments longs. Bah oui, que je puisse râler quand même un peu.

 

Mais au final, plutôt bonne soirée.

 

Le ronchon en moi n'a pas pas pu s'exprimer de tout son soûl au final, bien qu'il soit requis d'aimer Abba, ce qui est mon cas fort heureusement. Même s'il y a des longueurs, je pense que quiconque adhère de base au principe de la comédie musicale aimera Mamma Mia (je sais, dit comme ça, on a l'impression que je crois avoir découvert un truc que personne ne savait), ruez-vous dessus si vous en êtes. Même moi, MEME MOI, j'ai au final bien aimé. Mais ça, gardez-le pour vous.

Et si vous vous attendiez à ce que je peste contre les chansons en français... J'aurais aimé, en fait. Mais non. Ainsi que l'a souligné ma compagne, ça aurait fait trop bizarre de les voir passer d'une langue à l'autre, d'autant que l'adaptation mérite un coup de chapeau, sacré boulot, compliment qui vous le savez vient d'un intégriste de la VO comme moa.

 

Si un jour je m'étais attendu à dire que j'ai bien aimé une comédie musicale que je suis allé voir (plus ou moins) de mon propre chef... Bah. C'est l'exception qui confirme la règle.

Par Shinkel - Publié dans : Peublik Reulaysheunz
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires
Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 09:39

Sortie ciné relativement attendue, Hunger Games, à la base, je n'étais pas chaud pour aller le voir. Ai-je eu tort? Voyons un peu.

http://shinkel.free.fr/img/blog/hungergames.jpg

 

Commençons par le commencement avec le casting. En tête d'affiche, nous retrouvons la jolie Jennfier Lawrence, que l'on a pu voir dans X-Men First Class en tant que Raven et qui incarne ici Katniss Everdeen. Pour ceux qui, comme moi, sont amateurs de nanards et ont visionné Ghost Rider, on retrouve en rôle secondaire Wes Bentley, qui jouait Blackheart dans GR, et qui incarne le bourgeois et "wannabe" machavélique Seneca Crane. On également à l'affiche et incarnant le présentateur Caesar Flickerman, Stanley Tucci, aperçu brièvement dans Captain America comme le docteur Erskine.

 

Et puis... Et puis c'est tout. Beaucoup de jeunes gens au casting, assez peu d'entrées dans IMdb.

 

Le synopsis de Hunger Games, qui se trouve être l'adaptation d'une série de romans de Suzan Collins, est plutôt singulier : dans un monde où un soulèvement a eu lieu, les vaincus se retrouvent obligés de fournir des enfants lors d'un tirage au sort afin que subsiste le souvenir de la défaite ainsi que celui de la clémence des vainqueurs (tu parles, Charles). Ces enfants deviennent combattants et doivent s'entretuer lors des Hunger Games, pour ne rester qu'un vainqueur.

Si ce pitch vous évoque quelque chose, c'est normal : le mythique Battle Royale, des années auparavant, l'a utilisé.

 

Serait-ce donc une resucée de Battle Royale en version américaine, à la façon d'un The Ring ou autre?

Oui et non.

Oui dans le sens où le pitch est quasiment le même - combats sanglants d'enfants transformés en machines à tuer - et adapté à la sauce américaine, donc loin du côté excessivement cru de Battle Royale, très japonais dans sa réalisation (les personnages japonais sont en général tellement bien incarnés, surtout dans Battle Royale, que la cruauté du film s'en retrouve largement servie); Hunger Games suggère plutôt qu'il montre, bien que quelques gerbes de sang apparaissent à l'écran, on est bien loin de la décapitation sommaire du petit gars de Battle Royale façon Kill Bill.

Et non, pas une resucée, dans la mesure où le sujet du film est davantage l'histoire que le combat, quand BR privilégie la violence crue et choquante (c'est le seul film qui m'a fait cet effet-là, pour lequel "choquant" n'était pas dépréciateur ni péjoratif mais le qualificatif le plus approprié). C'est la raison pour laquelle le background fait plus riche que de servir de simple prétexte (dans BR, il s'agit de classes de collégiens/lycéens répertoriées comme étant les pires voyous du Japon qui se retrouvent lors de leur traditionnel voyage de fin d'année embarqués de force dans le Battle Royale si leur classe a été tirée au sort), malheureusement, dans ce premier film, j'ai eu plus l'impression d'avoir affaire à du gonflé et du dilué qu'un vrai background solide et accrocheur, mais ce n'est peut-être qu'un effet de l'adaptation du roman, mais peut-être pas.

Après, il faut dire que je partais voir ce Hunger Games avec Battle Royale en tête, ce qui n'a donc pas spécialement aidé. Pour autant, une copine qui a été le voir sans avoir vu BR avant n'a pas été franchement plus enthousiaste que moi, ce qui me rassure un peu.

 

Alors, qu'est-ce qui ne va pas?

 

Le rythme, tout d'abord : c'est long à démarrer et les temps morts sont nombreux; on pourrait croire que le but premier est d'étoffer le background, et si cela est supposé être le cas, dans la pratique, encore une fois, ça fait un peu limite niveau épaisseur. Mais incontestablement, l'histoire est plus touffue que BR, c'est un bon point.

 

L'idylle ensuite : clairement, parmi l'étoffage du fond, il y a un intrigue amoureuse. Mouais. Très discutable. Ma compagne, très à cheval sur ce genre de niaiseries affligeantes points scénaristiques, l'a trouvé également bizarrement fichue, et croyez-moi, c'est un signe. Là encore, je ne peux qu'espérer que le livre explicite mieux les choses car, sans vous spoiler, il y a du coup bas un peu facilement pardonné. Dommage, dommage!

 

L'action enfin : c'est bien gentil de nous faire miroiter les combats, le principe change un peu du côté aléatoire de Battle Royale, et le côté plus "juste" (enfin, disons plutôt "moins aléatoire") est grosso-modo gaspillé par une mise en scène maladroite qui, au final, plombe le potentiel intéressant du film en la matière : plans de caméras tremblotants insupportables, mal cadrés pour camoufler la violence,  combats brefs et trop clairsemés (soyons clairs : le gars qui vient voir Hunger Games ne vient pas pour une histoire d'amour), trop confus aussi : ratage total du point principal du film!

 

Tout est-il donc à jeter?

 

En fait, là encore, je me basais sur un Battle Royal archi-cru et ultra-efficace sur le sujet : le côté aseptisé de Hunger Games m'a donc clairement sauté aux yeux (sauf ces affreux plans de combats tremblotants), ce qui doit expliquer pour partie mon avis très critique sur ces points évoqués plus haut.

 

Du reste, ce qui m'a bien plu, et ce malgré une maladresse expliquée là encore précédemment, c'est cette volonté de créer un background costaud : loin de celui de Battle Royale, pour ainsi dire inexistant, celui de Hunger Games est plutôt intéressant et bien rendu à l'écran : les "conquis" respirent une ambiance limite début du 19è siècle, les conquérants sont, eux, au top de la technologie et la différence est admirablement rendue à l'écran, je n'ose imaginer le budget costumes, c'est réellement impressionnant.

 

Et puis au général, ce n'est pas un si mauvais film, disons que je m'attendais à quelque chose de plus pêchu, d'autres y trouveront sans doute leur compte.

 

Au final :

Les plus :

- Background à potentiel

- Ambiance bien rendue

 

Les moins :

- Mou du genou

- Trop aseptisé!

- Idylle foireuse

 

Pour qui est en illimité cinéma, autant aller voir Hunger Games. Les autres, attendez qu'il sorte en blu-ray ou DVD, voire en DivX, ça fera une séance potable en cas d'ennui. Si vous avez l'estomac solide, récupérez Battle Royale (en VO, par pitié) et regardez-le : de cette manière, vous aurez saisi l'essence des deux films avec une mise en scène plus efficace.

 

Ma note : 5.5/10

Par Shinkel - Publié dans : Cinoche & mouviz
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires
Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 10:52

Ca y est, j'ai eu 28 ans. 28 ans et du beau temps, elle est pas belle la vie? 28 ans que j'emmerde mon monde et 28 ans que je survis malgré les innombrables attentats contre ma personne (rhumes, ampoules de feu HS, pannes de dentifrice...).

En cette 28ème année, je passe en coupe "été". De toute façon, les cheveux, c'est surfait. Déjà, je coûte moins cher en coiffeur, ma tondeuse accomplissant le bon office sous mes ordres précis. Son tondre la tête est un art, voyez-vous. Je n'ai guère de talent, dans quelque domaine que ce soit, mais je manie relativement bien la tondeuse, je me targue en effet d'avoir fort peu d'épis ou de petites touffes restantes après l'élagage tri-hebdomadaire. C'est du travail soigné, oui, Madame, oui, Monsieur. Néanmoins, une aide est requise pour la nuque, parce que bon, comme dirait Rocco Siffredi, y'a des limites à ce qu'un homme peut faire tout seul.

Cette nouvelle (relativement) absence de peuplage capillaire, associé au temps radieux dont bénéficie même la région parisienne m'a permis de me rendre compte que le fait que je n'aie pas une tête à chapeaux risque fort de m'en cuire, au sens premier du terme.

D'aucuns, acides, diront d'ailleurs que je n'ai pas besoin d'avoir un couvre-chef pour me parer d'une redoutable tête de con, et à ceux-là je répondrai : "beuh, même pas vrai d'abord". Dans vos dents, affreux détracteurs.

C'est que l'astre de vie cogne fort sur mon dégarni crâne, mais la crème solaire ne s'applique que difficile sur un crâne en crise capillaire : ni totalement oeuf, ni totalement kiwi, le dégarni souffre de ne pouvoir se protéger que d'un chapeau, car le séquestré épiderme craint les rayons brûlants; alors pour peu que ledit  chapeau ne lui soit guère flatteur, comme c'est mon cas, le choix est le suivant : brûler du crâne en ayant l'air un peu digne, ou sauver le mélanome pour plus tard en ayant l'air dingue? En fait, j'oublie toujours mon magnifique bob bleu, et je ne trouve pas de casquettes à ma taille. Oh certes, j'ai un canotier qui traîne quelque part, mais pareil, il ne m'apporte aucun bonus de charisme. Oublions le bon Stetson, lui non plus ne s'accorde pas avec mes traits ingrats.

Reste le tee-shirt, replié sur la tête, mais de manière idoine, le déficit charismatique ne se résorbe pas.

 

Fut un temps, je vais vous dire, j'ai très mal vécu ma perte de poils crâniens : c'était le signe inévitable de la fin de touffe, la fin d'usage du gel, adieu, Vivelle-Dop, adieu, L'Oréal, adieu, Liliane.

Même si, côté mère comme côté père, les grands-parents -car une étude très sérieuse présentée dans E=M6 (oui, je suis au sommet du renseignement de la communauté scientifique) tend à montrer que le gène "de la banane de Fonzie, tu n'auras que la peau" est transmis côté maman, contrairement à la croyance commune - de sexe mâle ont bien tôt fini séquestrés de la toiture, les signes ne trompaient pas, mon cousin ayant d'ailleurs ouvert le bal, mon père et son frangin de même, chez nous, ce n'est pas exactement l'opulente chevelure qui nous caractérise.

Il fut donc logique que dès 20 ans, je présente (présentas? Présentait? Bref, j'avais) les signes d'une affection commune pourtant, à savoir le "visage à géométrie progressive", tendant à s'étendre par la face Nord et faisant perdre du terrain à ma timide forêt crânienne.

Notez au passage que le "visage à géométrie variable" ne s'étend pas nécessairement par la face Nord, nos amis américains en surcharge pondérale importante, eux présentent une évolution faciale jusqu'à 3 faces simultanément (Ouest, Est et Sud, grâce à la thérapie dite du Million de calories journaliers), voire même 4 dans les plus extrêmes (tu grossis ET tu perds tes cheveux). Cette affection tend d'ailleurs à gagner de plus en plus de pays de par le monde, votre serviteur en étant potentiellement affecté mais luttant quand même contre le phénomène.

 

Toujours est-il que je savais depuis le début que je finirais "Pluton", parti de la forêt amazonienne (oui, quand je suis né, j'avais les cheveux longs et en grande quantité), mais tout en sachant cela, il était difficile pour mon égo de l'accepter, là où peu de mes connaissances présentaient cette carence. Dur coup au moral quand j'ai rasé pour la première fois (passer de quelques centimètres à 6mm, ça fait un choc, je vous assure) et que je me suis rendu compte de ma capricieuse implantation capillaire, mais à mesure, je me suis dit "de toute façon, c'est comme ça". Au passage, j'ai testé les produits pour garder les cheveux Minoxydil et Cystine, j'avais l'impression que ça ne fonctionnait pas des masses. Et puis, ça coûtait cher : 90 euros pour un traitement que je diluais déjà pour qu'il me dure 3 mois, juste pour une affaire d'égo, j'ai fini par me dire "et crotte". J'ai donc arrêté le traitement. Et c'est là que je me suis rendu compte que ça fonctionnait quand même plutôt bien : la quantité de cheveux que j'ai perdus dans le mois qui a suivi l'arrêt! Ils ne demandaient que ça, les traîtres.

 

Fort heureusement pour le moral, il semble qu'outre le facteur héréditaire, la génétique propre à l'individu et notamment la testostérone ait à voir avec la perte des cheveux. J'ai donc plaisir à croire que je deviens chauve parce que je suis pété de l'hormone mâle, bref, plus viril, plus balèze, plus mieux. Moi ++. Y'a pas de mal à se faire du bien. Après, j'ai un voisin qui a la trentaine et qui est chauve et qui a le charisme d'un navet, comme quoi...

 

Enfin bref, tout ça pour vous dire que je deviens chauve mais que ça me dérange de moins en moins. Et puis comme ça, le jour où j'ai l'occasion de balancer un coup de tête à quelqu'un, j'en aurai pour moins longtemps à rincer mes cheveux du sang gluant qui s'y sera déposé. Un coup de brosse, un soupçon de peinture, du polish et de la cire, hop comme neuf. Un vrai bon pare-choc.

Par Shinkel - Publié dans : Peublik Reulaysheunz
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires
Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 10:27

Chers lecteurs, depuis janvier, ça n'va pas.

J'ai eu de gros soucis de dodo, pour cause sans doute de plein de choses sur le feu, j'ai donc eu le bonheur de me faire des nuits de 3h de sommeil en semaine, pas glop. Et puis pas du bon sommeil, en plus, mais du sommeil léger, pas réparateur. Et le pire, c'est que mon corps suivait, même pas fatigué, le traître.

J'ai essayé pas mal de choses pour roupiller, même les médicaments, mais je m'en suis vite débarrassé : ça reste quand même admettre l'échec de sa volonté sur sa volonté, ça la fout mal, surtout quand on a, comme moi, de l'orgueil à revendre.

Bref, ça commence à aller mieux - sans médicaments, youpi - mais ce n'était vraiment pas drôle, je plains sincèrement les insomniaques chroniques : maintenant, je peux dire que je sais ce que c'est. Parce que quand même, deux mois, hein. Respect un p'tit peu!

 

Une des causes de mon manque de sommeil, je pense que c'est le désoeuvrement.

Jusque-là, je ne connaissais pas vraiment ce mot. En fait, c'est mon temps libre qui change radicalement d'organisation, à cause de ce désoeuvrement.

Je suis un geek, donc je passe mon temps libre sur mon péssé, à jouer principalement. Et 90% de mon temps de jeu, donc pas loin d'autant de mon temps libre, était consacré à un seul jeu : World of Warcraft. Vous le savez depuis le temps, j'avais même ouvert un >blog dédié< à mes aventures wowesques, mais j'étais quand même un gros joueur.

Vers le milieu de l'année dernière cependant, j'ai commencé à moins jouer et à passer du temps sur d'autres jeux, comme le splendide Skyrim (enfin, splendide pour des consoles de salon, passable pour du PC :p ), Minecraft, et même un MMOFPS (du qui fait pan pan gratuitement, A.V..A).

Et puis, début janvier, plus rien. Plus envie de jouer. Ni à WoW, ni à A.V.A, ni à Skyrim. Ni plus à rien. C'est aussi à ce moment-là que je me suis mis à mal dormir, d'ailleurs. A moins que ce ne soit à partir du moment où je me suis mis à mal dormir que je n'aie plus eu envie de jouer, remarquez. L'oeuf ou la poule?

Je me suis donc mis à jouer de moins en moins. Et à m'ennuyer ferme de plus en plus. C'est dans ce genre de cas, d'ailleurs, qu'on mesure le temps libre que l'on a : quand on s'ennuie.

Et plus que pas envie de jouer, envie de rien. Que tchi. Sortir? Pour quoi faire? Et puis il fait froid, et moche. J'aime autant me faire chier au chaud que de me peler dehors - et me faire chier aussi. Regarder la télé? Y'a rien à la télé le week-end. Mater des conneries sur le Net? Ouais, un peu. Mater du film? Pas envie.

Bref, le mollusque. Pas envie de décoller.

 

C'est la première fois que ça m'arrive, ce genre de choses. Normalement, je trouve toujours un truc à faire, mais là, le vide, le néant. J'ai donc touché du doigt le désoeuvrement, le rien du tout. Et ça m'a semblé... Moche. Je me suis même surpris à penser que c'était chiant de se faire chier. Vous imaginez un peu? Grossier, certes, mais vrai.

 

Et puis il faut dire aussi que j'ai du mal à me fixer. Je ne suis pas homme à passions, je trouve juste des moyens plus ou moins longs pour tromper l'ennui. J'ai essayé de me rappeler ce que je faisais de mon temps libre avant WoW, qui a occupé quand même des milliers d'heures de ma vie. Diablo II, Need for Speed Underground, Final Fantasy VII en long, en large et en travers. Le problème, c'est que comme WoW a réellement été le seul jeu à me scotcher comme ça à mon écran, à en rêver la nuit, à y penser - pas en drogué, hein, mais en me disant que c'était super bien, j'ai du mal à retomber dans le jeu ponctuel ainsi que je le pratiquais il y a cinq ans. Ou plus. Je ne mesure plus le temps passé.

 

Comme je ne suis pas non plus ni cinéphile, ni sériphile, je n'ai jamais passé des après-midi, voire des week-ends complets à me mater des séries, le max étant deux DVD de Stargate SG-1 en un jour, autant dire pas grand-chose. Et là encore, c'était il y a bien longtemps.

 

Alors j'essaye différents jeux, d'autres séries. Mais après House, Big Bang Theory et The IT Crowd, j'en suis à Scrubs qui occupe non plus mes après-midis de week-end, mais le dîner.

Magicka est un jeu sympa (je vous le recommande pour une poignée d'euros sur Steam), mais ce n'est pas non plus un jeu sur lequel on passe quatre plombes. En attente de Diablo 3, oui. De la prochaine extension de WoW, qui sort dans un mois ou deux? Mouais. Y'a plus beaucoup de monde du "bon vieux temps" qui joue encore, le jeu est devenu trop facile et trop accessible.

 

Le désoeuvrement d'un geek qui n'a pas de passions, c'est chiant, même à raconter, en fait. Y'a des moments où j'aimerais bien être une bactérie. Quoique si ça se trouve, une bactérie aussi ça s'ennuie. Mais ça ne peut pas jouer aux jeux vidéos. La pauvre.

Par Shinkel - Publié dans : Peublik Reulaysheunz
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires
Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 09:32

Il y a peu, je regardais le Petit Journal, enfin, la compile de la semaine, et comme j'étais en mal de sujets, il m'en est tombé sur lequel je voulais pondre une note depuis longtemps, mais comme d'hab, les idées allant et venant, c'est toujours passé à la trappe.

 

Je vous situe le sujet dans le Petit Journal : la venue de Justin Bieber je ne sais plus où. Du coup, inévitable interview de quelques échantillons savoureux de la foule féminine avant la venue de la star, la maîtrise de soi est de rigueur : "Il faudra rester calmes, sinon il va avoir peur et il aura pas envie de rester", discours repris en remaniant un peu les mots d'une jeune fille à l'autre.

Naturellement, lorsque Jeusteen arrive, c'est une transformation complète de la foule jusqu'alors tendue mais maîtresse d'elle-même, qui se met à hurler dans tous les sens, alors que Frange est loin derrière les barrières, lance un ou deux regards et sourires, ça hurle, ça pépie, c'est ridicule. Et encore, je dis "ridicule" à défaut d'autres mots. "Affligeant" serait même plus approprié bien qu'encore fichtrement éloigné de ma pensée réelle.

 

S'il y a bien un phénomène qui me laisse réellement perplexe et fortement énervé, c'est bien l'hystérie. Ne parlons pas sexisme, bien que l'origine soit attribuée à la gent féminine, du reste il est quand même plus rare que les médias nous montrent des jeunes hommes en train de hurler à l'approche de leur vedette du sexe opposé (d'aucunes diront peut-être qu'il s'agit d'un complot des médias, j'avoue mon ignorance sur le sujet).

Pourquoi donc cela me laisse-t-il perplexe?

Je ne vais pas me lancer dans une diatribe sur le chevelu Justin, le pauvre vieux se fait déjà tellement haïr gratuitement que je ne vois pas l'intérêt d'en rajouter une couche. M'enfin d'une manière générale, je ne comprends vraiment pas, même en cherchant au plus profond de mon cerveau, comment une perte de contrôle aussi totale peut arriver chez un être humain. Sérieusement. Je veux dire d'accord, ça arrive d'être fan de quelque chose ou quelqu'un, j'adore à titre personnel Rammstein, mais en concert, je ne pète pas un plomb parce qu'un membre du groupe débarque : oui, c'est cool, tu le vois, m'enfin de là à tomber en larmes et secoué de spasmes, il y a quand même un fossé.

 

Indépendamment de cela, et pour reprendre les paroles de mon bon ami Ben, "je refuse tout phénomène de fanatisme". Au-delà de l'admiration, c'est quand même bien de fanatisme dont il est question : l'admiration dans tout ce qu'elle présente de plus malsaine, démesurée et irraisonnée. Je n'imagine même pas ce que doit ressentir une star qui se fait agresser par un groupe de fanatiques, tu dois te demander ce qu'il t'arrive, ce que tu as fait pour mériter ça. Quand on en est à chialer parce que "il m'a même pas regardée" ou "pourquoi il part déjà?", c'est qu'il se passe tout de même quelque chose de pas bien dans la chaîne de la pensée.

Comment peut-on être totalement aveugle au point de ne plus penser par soi-même? Quand je vois des cas comme il en passe de temps en temps dans des émissions-torchons comme "tellement vrai" ou autres (je zappe, je ne regarde pas parce que ça me fout hors de moi), je ne me dis pas "quelle chance il/elle a de vivre sa passion à fond", mais "il/elle est complètement timbré(e), faut qu'il/elle aille se faire soigner, sans déconner". Vraiment, ça me dépasse.

 

Je n'ai pas encore d'enfants, mais je me demande comment réagir dans le cas où votre propre progéniture est atteinte de ce mal de l'esprit. Le dialogue, ça n'a jamais été mon fort, j'ai été éduqué à l'ancienne, à la tarte dans la tronche (parce que justement, le dialogue, ça a plus de mal à rentrer qu'une bonne rouste), et je ne le regrette pas un seul instant, bien que la population actuelle se dirait sans doute "oh le pauvre, il a été battu par son père", je suis fier de mon éducation, surtout quand je vois ce que donnent les gosses qu'on n'a jamais remis en place (heureusement, tous les gosses n'en ont pas besoin, mais moi, si, et d'autres aussi!). D'ailleurs, tout en écrivant cet article, j'espère éduquer mes enfants avec la clairvoyance qu'il faudra pour ne pas devoir les secouer pendus par les pieds au-dessus d'une ligne de chemin de fer afin que leur passe ce comportement contre-humain.

 

Enfin bon, tout ça pour dire que l'hystérie ou le fanatisme, ce sont des comportements qui dépassent largement ma sphère d'entendement, je crois que mon cerveau n'est pas conçu pour accepter un tel niveau d'égarement (à nuancer avec ce que je comprends, mais ne suis pas d'accord), à la manière d'un crocodile dans la gueule duquel en calant un bâton, se retrouve en état de commotion, genre de mode stand-by dans lequel le cerveau est impuissant à traiter un cas de figure qu'il ne peut pas appréhender. Moi pas comprendre.

 

Bon, je vous laisse, je vais aller tomber en pâmoison devant le dernier DVD de Rammstein.

Par Shinkel - Publié dans : Peublik Reulaysheunz
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires
Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 12:10

Dans un >précédent article<, je vous parlais de mon antipathie pour la gent végétarienne. A tort ou à raison, j'ai tout à fait compris (et approuve totalement) que, comme d'habitude, ce ne sont pas ceux que l'on entend et qui nous soulent qui sont les plus nombreux. Soit. Mais.

 

Mais dernièrement, une relation a posté sur son mur Facebook un strip qui exprime EXACTEMENT ce que je reproche aux végétariens. Enfin, les pète-burnes, hein. Bref, ceux qui me gonflent (mon bon Lulu, par exemple, n'a jamais cassé les roustons en soirée du temps où il était végétarien, il voulait juste une pizza quatre fromages, jamais il n'a fait la leçon à qui que ce soit).

 

Le strip, vous le trouverez ici : http://insolente0veggie.over-blog.com/article-manger-de-la-viande-un-choix-98077693.html

 

Alors certes, ça peut tout à fait être un troll envers les gens normaux (je reviens plus tard sur cette notion de "normalité", ne nous enflammons pas), mais bon nombre de veggies l'auront pris au premier degré, et se reconnaîtront autant qu'approuveront l'histoire de ce strip.

 

En quoi est-ce un strip débile (et tellement représentatif de ma pensée)?

- Primo, cela montre bien l'esprit limité de ceux que je dénonce : en face d'une argumentation quoique limitée au demeurant, mais allant à l'encontre de ses convictions, c'est tout de suite la violence. Je vous laisse imaginer si je collais une tarte à tous ceux qui ne sont pas d'accord avec moi, j'en aurais pour des années de taule à purger. Hop, une patate dans la tronche, que c'est drôle! Que c'est civilisé!

 

- Réponse inappropriée à un cas qui les (eux, les neuneus) dépasse ou face auquel ils n'ont pas de réponse. Même si, encore une fois l'argumentation est discutable (et là encore totalement inappropriée, mais j'y reviens), à savoir un "choix", il est tellement dommage de ne pas exprimer un point de vue plus pondéré, qu'il aurait été autrement plus malin de développer afin que le strip véhicule autre chose qu'un esprit étriqué.

 

- Outre la débilité, il y a aussi et surtout une jolie inversion dans le propos : depuis quand les mangeurs de viande parlent-ils de "choix" de manger de la viande? Manger de la viande fait partie du cycle alimentaire basique de l'être humain, qui peut manger de tout, et a donc tendance à le faire demanière naturelle. C'est celui qui choisit de s'abstenir d'en manger qui fait alors un choix, puisqu'il va contre sa nature d'omnivore (et c'est son bon droit et n'en fait pas un être contre-nature, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit). De fait, c'est entre guillemets l' "usage" qu'une minorité exprime et revendique son choix (là encore, avec toutes les bonnes raisons du monde). Vous ne me croyez pas?

 

Mettons-nous en situation : nous sommes en soirée entre potes et tout le monde amène de quoi manger : crackers, sifflard, boissons, fromage, bref, l'apéro standard. On fait tourner un peu les coupelles que tout le monde se serve et le végétarien (duquel on ne sait pas qu'il l'est à la base, ou dont l'on a oublié qu'il l'était) ne prend pas de saucisson (poliment, sans faire la leçon, comme quelqu'un qui n'aime pas le fromage n'en prend de fait pas).

La soirée passe et arrive le moment de commander des pizzas : on fait le compte pour ne pas en avoir pour un budget d'état et il apparaît que notre ami veggie insiste pour une pizza aux légumes ou quatre fromages, la question qui se pose logiquement, c'est "pourquoi?". Les végétariens intégristes se diront "ah ah, stigmatisation des végétariens! Haro!". Mais quelqu'un avec un cerveau complet (oui, l'intégrisme, c'est quand même un signe de déficience mentale, dans quelque domaine que ce soit) se poserait aussi légitimement la question de l'allergie.

La réponse qui vient donc en face dans le cas du végétarien est "je suis végétarien". Et si quelque fois la question qui suit est "bah pourquoi?", on peut avoir droit à une réponse construite ("quand j'étais petit j'ai vu un animal se faire tuer à la boucherie du coin", "je supporte pas la souffrance animale"...) ou une réponse de décérébré ("je suis pas un assassin"). Mais en tout cas, c'est jamais à l'omnivore de présenter son choix de l'être, mais au végétarien de le signaler (sans en faire tout un pataquès) pour que ses besoins alimentaires soient pris en compte (et pas pour le stigmatiser, 'dedieu, c'est quand même un pote!).

 

Inversion des rôles, donc.

 

- Enfin, je parlais de "normalité" tout à l'heure. Dans l'esprit étriqué de l'extrémiste saladier, c'est lui qui est normal et les omnivores sont le mal incarné. Sauf que, ne leur déplaise, la norme est représentée par "le plus grand nombre". Or, le plus grand nombre, au risque d'apprendre quelque chose (sait-on jamais) aux végétariens, ce sont les omnivores. C'est donc vous qui, littéralement parlant, ne sont pas dans la norme, donc "anormaux". Ne pas être dans la norme peut être une bonne chose, hein, mais en l'occurrence, ce que je veux dire, c'est qu'il ne faut pas inverser non plus les rôles "normal/anormal".

 

Quel dommage, en définitive, quel dommage que ce soient des messages comme celui-ci qui circulent, assortis de photos de restes animaux sanguinolents, plutôt que des points de vue éclairés et construits. Je plains même les végétariens d'avoir des idiots pareils dans leurs rangs, qui décrédibilisent une cause par ailleurs tout à fait valable.

Par Shinkel - Publié dans : Peublik Reulaysheunz
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires
Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 18:39

Pour ceux que ça intéressent, j'ai terminé à l'instant ma trilogie sur le comparatif Android vs. iOS. Au programme de ce troisième et dernier chapitre, du Flash, du fiel, et le mot de la fin.

 

Android vs. iOS, round 1 : introduction, tarifs et ergonomie

 

Android vs. iOS, round 2 : connectivité

 

Android vs. iOS, round 3 : points de détail et conclusion

Par Shinkel - Publié dans : Informatique
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires
Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 17:20

Cette semaine, j'étais en congés. C'est pourquoi j'ai pu vous rédiger de jolis articles sur la >comparaison Android / iOS<, et parmi mes objectifs de ces vacances, à part faire passer le contrôle technique à nos deux voitures (bien qu'au final c'est celle de madame qui l'a passé, la flemme a eu raison de la mienne), renouveler ma carte d'identité périmée depuis un an (fait depuis aujourd'hui, il n'est jamais trop tard), aller au cinéma voir Sherlock Holmes : Jeux d'ombres (ça, c'était mercredi, la critique sous peu, si j'ai pas trop la flemme) et enfin le sujet du jour, faire un tour à Ikea.

 

Ce matin donc, avant le week-end promettant comme chaque week-end d'être un enfer sans nom pour tout voyage Ikea (aussi bien dedans que pour y aller, je vais à celui de Plaisir, et autant vous dire que je ne connais pas de ville qui porte aussi mal son nom que Plaisir tellement c'est la galère pour y aller), je pris ma rouge monture, y casai mon enthousiaste compagne direction Ikea.

Malgré le fait que l'on fusse en semaine à moins de onze heures du matin, il y avait quand même du monde sur la route (c'est vraiment incroyable, à croire qu'il y a des points de spawn automatique de bagnoles quand tu passes un certain point), mais c'est globalement sans encombre que nous arrivâmes à Ikea et, miracle, une place semblait m'attendre, me tendant les bras presque à l'orée du parking. A la vue de ce qu'il s'est passé après, je commence à croire que ma machiavélique compagne avait préparé cette place tout spécialement pour me mettre de bonne humeur. Mais ne grillons pas nos cartouches trop tôt.

Malgré un trottoir fort agressif envers mon auguste jante avant gauche, sournoisement tapi sur la neige fondante, c'est encore une fois en un seul morceau (chacun de son côté s'entend, je n'ai pas fusionné avec ma compagne, soyons sérieux!) que nous franchîmes le seuil de l'illustre enseigne.

 

La roadmap était claire, le ciel dégagé, la populace oisive plutôt rare, il convenait donc de remplir un par un les points suivants :

- Glaner des renseignements sur une étagère destinée à prendre place au-dessus de notre téléviseur cossu (le meuble sur lequel repose ledit cossu téléviseur ayant une fâcheuse tendance à vomir les DVD plus que de raison),

- Statuer sur l'existence d'un petit meuble à acheter en deux exemplaires (dans le futur),

- Acheter une quatrième étagère Billy à 34 euros, mission principale à vrai dire,

- Faire le plein de biscuits affreux au maïs qui déchirent tout avec un nom imprononçable.

Suite à quoi, c'était retour maison, l'affaire devant être pliée en moins d'une heure et demie (TOPS DE CHEZ TOPS).

 

Le tour de l'étage supérieur du magasin, donc les expos, fut bouclé plutôt rapidement. Mais sitôt que nous nous rendîmes au rez-de-chaussée, les choses se gâtèrent.

Le rez-de-chaussée chez Ikea, c'est le temple de ce dont tu n'as aucunement besoin. Mais c'est un passage obligatoire pour accéder à la tant désirée étagère... A peine le seuil de l'infâmant étage franchi, je sens le sang de ma compagne se mettre à bouillir. Je sentais, implacables, ses gènes shopping, que normalement elle maintient en sommeil, fait rare chez une femme, il faut bien avouer.

Mais Ikea, c'est la fourberie, c'est l'étalage des trucs inutiles, comme cette splendide poële ovale (pourquoi?!) qui attire le regard, des trucs chatoyants par légion, pour tout et n'importe quoi! Fatalement, arrivés au niveau de la literie, elle flancha. "Oh tiens, des draps housse, on en prend?

- Pourquoi? On en a deux et ils sont encore bien...

- Non ils sont pas bien et [argumentaire ridicule aux oreilles de l'économe que je suis]."

Sentant que la paix de ma journée dépend de ma réponse, je cède, faible que je suis, aux sirènes du drap housse 180x200. Je maugrée mais, comme je maugrée tout le temps, ça passe inaperçu.

Après maintes tentations, nous arrivons enfin au Pays du Stockage Vertical de Cent Cinquante Mètres de Haut. J'avoue avoir rarement autant époustouflé par l'utilisation de l'espace de nos amis suédois. Je ne sais pas quelle tête ont leurs escaliers, mais ça doit être quelque chose si leurs greniers sont à l'image de leurs magasins. Fort heureusement, depuis le temps que nous investissons dans les mêmes étagères (c'est pas cher donc c'est bien!), nous savons que l'ami Billy est directement à droite en rentrant dans l'entrepôt.

Là encore, les amis nordiques sont costauds en innovations puisque Billy qui avant nécessitait un réaménagement complet de ma Clio en break a bien maigri et le paquet prend deux fois moins de place. Mais il pèse aussi lourd, j'ai donc eu la joie de lever un équivalent d'âne mort à la force des bras, c'est fou comme c'est lourd, l'aggloméré. Mais je suis un homme fort, puissant et surtout fier. Toute ma mâle souffrance s'est donc résumée à un "humpf" de bon aloi.

 

Petite parenthèse d'ailleurs : monsieur Ikea, pourquoi tu mets des petites perches avec un drapeau de merde en plastique sur ton chariot? Tu sais que quand je prends un virage, le drapeau en plastique me revient dans la tête, tu le sais, monsieur Ikea? Tu sais que la perche au sommet duquel se trouve cet odieux drapeau gêne pour charger les marchandises? Du côté droit, qu'elle se trouve, or c'est du côté droit que se trouve aussi le paquet que je dois prendre. Pourquoi, monsieur Ikea, pourquoi ce truc nul? Hein? Toi qui est si efficace par ailleurs... Alors ce qu'on va faire, c'est que tu vas démonter cette perche et supprimer cet affreux drapeau, et soit te carrer l'ensemble dans le fondement, soit le fondre et construire un meuble avec, doté d'un nom barbare comme tu sais si bien les inventer. D'accord, monsieur Ikea?

 

A la caisse, miracle, personne! Mon sourire revient, nous faisons nos provisions de gâteaux nordiques. Mission accomplie, en moins d'une heure. Quelle efficacité, et pourtant, nous n'avons pas galopé. Nous revenons à la voiture, aménageons de confortable espace intérieur de manière à faire passer le concentré Billy, puis je m'installe au volant.

 

Alors arrive ce que je n'ai pas vu venir, ce qui était pourtant évident a posteriori, que sans doute une partie de mon inconscient refusait d'admettre ou d'envisager. Une fois monté en voiture, ma compagne installée pour des raisons pratiques derrière moi, la ceinture bouclée, arrive à mes oreilles ceci :

 

"... Ca te dit d'aller faire un tour à la Halle?"

 

Point technique : "ça te dit" est une tournure de phrase typiquement féminine, signifiant grossièrement "on va faire tout ce qui est contenu dans la phrase qui suit, sinon crois-moi, je te ferai regretter d'être venu au monde pendant les deux prochaines semaines, il serait donc dans ton plus profond intérêt d'accomplir mes présentes volontés sans montrer la moindre réticence, sinon tu en as au moins pour une demi-heure de tirage de gueule, mon amour." Au final, "ça te dit", c'est quand même bien plus pratique à l'usage, mais il faut connaître la version complète.

Réponse prudente de ma part : "Pourquoi?"

"Bah c'est les soldes..."

 

Je m'insurge. C'est abominable d'imposer à votre conjoint, sous un prétexte fallacieux (une sortie Ikea, c'est fallacieux), une sortie soldes. Notamment parce que j'ai HORREUR des soldes. Parce que, basiquement, j'ai HORREUR de faire les courses de vêtements. Surtout que je n'en ai AUCUN BESOIN. Mais ça, elle le sait. Si si. Et vouss avez, mesdames, mesdemoiselles, que l'on ne peut pas refuser, parce que vous ferez alors jouer le protocole de défense des intérêts personnels inscrit dans vos chromosomes XX, à savoir la scène de couple là où il ne faut pas (donc au préférence au milieu de la foule) et avec toute la mauvaise foi dont vous êtes ignominieusement capables.

 

Je me suis donc retrouvé kidnappé dans une affreuse séance de soldes, mais il y a une justice divine : elle n'a rien trouvé. Comme quoi, la journée a finalement été belle!

Par Shinkel - Publié dans : Peublik Reulaysheunz
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires
Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 12:30

... C'est la question que je me posais sans trop me la poser jusqu'il y a moins d'une heure. Puis j'ai mis les mains dans le cambouis et je me suis rendu comtpe qu'il aurait suffi que j'ouvre mes yeux bouffis plus tôt puisque la démarche est enfantine.

Cela dit, si vous aussi vous désirez savoir comment faire, ça se passe par ici :

 

>Hop hop le tutoriel!<

Par Shinkel - Publié dans : Informatique
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires
Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 09:24

Bonjour chers lecteurs! Aujourd'hui, un billet un peu particulier puisque je passe en revue quelque chose que je tenais à faire depuis bien longtemps, depuis tellement longtemps même que tout a trop changé pour que l'article de base soit toujours d'actualité.

Il s'agit d'un comparatif iOS / Android, partant de ma propre expérience, ancien iPhoneur passé depuis plus d'un an sur Android.

Comme il s'agit de quelque chose d'assez long, puisque je tiens à aborder de nombreux points en essayant de moins troller possible (pas évident avec Apple...), j'ai décidé de découper cet article en plusieurs morceaux.

Le premier est une introduction au "duel", et parle tarifs et ergonomie.

L'idée étant de tordre le cou aux idées reçues, aussi bien côté Apple-fanboys qu'Android-fanboys.

Je m'attends à une débauche de mauvaise volonté dans les commentaires (ça, par exemple, c'est un troll), mais nous verrons cela.

 

En attendant, bonne lecture!

 

>Android vs. iOS, round 1 : introduction, tarifs et ergonomie<

Par Shinkel - Publié dans : Informatique
Toi y'en a vouloir écrire? - Voir les commentaires

Ouailcomme

Bienvenue sur ce blog totalement inutile et tout à fait dénué d'intérêt; bienvenue dans le petit monde de la Boîte à fourbi , dans lequel on parle de tout et surtout de rien.

Automobile, cinoche, jeux vidéos, clips, vidéos diverses, en passant par les états d'âme de votre hôte, si vous ne cherchez rien en particulier, c'est ici que ça se passe!

Si vous cherchez du World of Warcraft, je ne peux que vous recommander mon >DicoWoW< et mon >autre blog< spécialisé en la matière.

Si c'est votre première visite, je vous invite à >consulter le mode d'emploi du blog<, qui vous aidera peut-être à comprendre mieux son fonctionnement.

Vous pouvez de nouveau >suivre l'activité du blog (et celle, sans intérêt, du blogmaster) sur Twitter!<

Menu rapide

Flux ReuSeuSeu

  • Flux RSS des articles

Toi y'en a chercher un truc?

Quand qu'on est?

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Qui n'en veut?

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés