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La boîte à fourbi

De l'allemand dans mon jap'

4 Novembre 2013 , Rédigé par Shinkel Publié dans #Automobile, #Genre, #Peublik Reulaysheunz

Une histoire de sexe
Le week-end dernier, j'ai été au jap' à volonté à deux pas de chez moi, avec un ami qui a amené une amie à lui. Il s'agissait d'un transgenre, Alexandra, et c'était, de mémoire, la première fois que je m'entretenais avec elle. Passé le léger doute de "est-ce que c'est "il" ou "elle"?", elle s'est avérée de fort bonne compagnie, enjouée sans être, comme beaucoup de clichés le laissent penser, ni vulgaire, ni totalement extravertie; l'assemblée avec qui nous étions étant à majorité fortement gamer, l'essentiel de la discussion tournait autour du jeu vidéo, bien que n'étant aucunement érudit en la matière, j'ai tout de même participé bien volontiers. J'ai été surpris -dans le bon sens- de l'ambiance, bien que nous nous connaissâmes en effet tous de longue date et au contact relativement facile, Océane a été immédiatement intégrée et ce, sans la moindre obséquiosité, ce que j'ai trouvé franchement sympathique.

Apparences pas trompeuses
Histoire de tordre le cou aux fausses idées, on se rend compte tout de suite que c'est un trans', non pas parce que la transformation est grossière - elle ne l'est pas, c'est un traitement hormonal très précis - mais le timbre de la voix n'est pour ainsi dire pas changé.
De par sa nature hormonale, le traitement est un changement qui ne s'adapte pas à toutes les morphologies, surtout ceux ayant une ligne de mâchoire prononcée typique d'un homme, ce qui est le cas d'Alexandra; elle se trouve pourtant être plutôt agréable physiquement, bien loin des parodies que l'on s'attend à trouver quand le mot "trans" est lancé dans une conversation. D'ailleurs, c'est une décision très, très lourde. En effet, c'est ni plus ni moins qu'irréversible, une fois le curseur placé entre homme et femme, il y reste, la balance ne pouvant passer que plus vers l'un ou plus vers l'autre. Bref, De prime abord, Alexandra est une belle blonde. De près, on se rend mieux compte, notamment donc à cause de sa ligne de mâchoire et ses traits un peu masculins, mais la voix donne le ton, impossible de se tromper.
Première intéraction réussie et j'ai réellement passé un bon moment, surtout lorsque l'on s'est mis à discuter bagnoles.

L'improbable sujet de discussion
Je ne m'attendais pas en effet à trouver une mordue de voitures dans cet environnement de geeks dans lequel je me sens habituellement plutôt seul quand je veux tailler une bavette sur les bagnoles, sans pour autant posséder une quelconque expertise dans ce domaine, or Alexandra s'est trouvée être une interlocutrice passionnée qui m'a fortement étonné et au contact de laquelle j'ai beaucoup appris (ça risque de devenir un peu technique, donc je vais éviter, mais je ne savais pas que les injections Honda, sur les modèles sportifs datant de mi-années 90, étaient pourvues de base d'un socket permettant au possesseur de la voiture de faire ses propres cartographies moteur, moyennant l'acquisition d'un programmateur et d'une puce adéquate j'imagine; mais je ne pensais pas qu'un constructeur proposait ce genre de trucs de base, j'en étais soufflé); j'ai donc indiqué dans la discussion que je travaillais pour un grand constructeur et, comme beaucoup, surtout en amateur de voitures japonaises, "c'est de la merde".
Ca sentait le troll à plein nez (et Alexandra me l'a confirmé bien vite), mais je crains de l'avoir un peu déçue à ne pas relever.
Oh, pas par défi, si j'avais réellement voulu rebondir sur un sujet qui m'avait chiffonné, je l'aurais fait; mais je pense qu'il faut avoir du recul et je ne pense pas que la marque pour laquelle je bosse soit la meilleure.

(Mal-)Habile transition
D'ailleurs, qui est le meilleur? Autant vous dire tout de suite, je n'aime pas le concept même de "meilleur". Déjà parce que je ne suis le meilleur dans aucun domaine, sans doute que cela doit jouer sur mon appréciation de ce titre, mais ensuite, sur quoi se base-t-on? La "meilleure" bagnole, ça pourra être celle qui a le meilleur rapport qualité/prix pour une personne, pour une autre, ce sera juste une question de canons physiques, pour une autre, ce sera la place intérieure... Pourtant, il y a une constante.

C'est vrai, après tout : pour une écrasante majorité, les meilleurs dans le domaine automobile, ce sont les...? Les allemands! Pourtant, c'est, à mon sens, un parti-pris très galvaudé et tout sauf absolu. Explications.
Je roule en française, et ça me va très bien. Cela dit, quand j'ai la possibilité d'essayer d'autres marques que celle de prédilection, j'essaye. Et comme je travaille dans le domaine, ça me permet de me renseigner sur ce que font les autres.
J'avais testé il y avait quelques années une Mercedes Classe C, une caisse de mémoire à 42 ou 47 000 euros.

De l'allemand dans mon jap'

Pas encore un paquebot (je roule en Clio 2, donc les grands gabarits, je ne suis pas vraiment familier à les manier) mais un gabarit respectable, fort agréable à conduire.
Mais raide. Normal, les châssis allemands sont raides, c'est un gage de qualité dans leur culture, de hernie dans la mienne. Pour autant, j'avais bien aimé la présentation de la voiture, ses lignes agressives, le côté "papa" du bois sur la planche de bord mêlé à l'austérité ambiante (là encore, typiquement allemand), ça fait "sérieux" mais ça bougeait quand même un peu. Pour un peu, je me serais presque vu avec dans la vie.

C'est beau, mais c'est loin
Les années ont passé et j'ai eu l'occasion de prendre de la bouteille, de devenir plus critique en général. Le silence en roulant, la qualité des assemblages (pas de trous béants entre les pièces intérieures ou extérieures), la qualité des matériaux (surtout intérieurs, j'apprécie tout particulièrement le plastique moussé sur une planche de bord, genre Clio 3 pour les connaisseurs), le comportement routier, la "fluidité" des passages de rapports, la nervosité du moteur, bref, au général, j'arrive à avoir un avis critique qui vaut ce qu'il vaut, mais basé sur un ensemble de critères concrets quoique subjectifs.
Toujours est-il qu'un certain nombre d'années ont passé et j'ai eu l'occasion de pouvoir essayer une Audi A6, un gros machin dont l'étiquette disait "AH AH MEME PAS EN REVE GROS", enfin, plus précisément, "76 000 euros". J'me disais "76 000. Totalement inenvisageable, je dois tester cette crénom de limousine". Je rentre dans s'bagnole.
Mweuh.
C'est sombre, bien plus sombre que la Mercedes.
Plus tristoune, tu meurs : c'est plus du gris sombre, c'est carrément noir. Et... C'est quoi, ça? On dirait du bois, mais... Purée, c'est du plastique! Plastique moulé façon bois! Scandale! 76 000 euros la bagnole et j'ai même pas du bon bois d'arbre? Foutage de gueule! Ajustement des pièces de l'habitacle : OK, c'est beau. Moins fin que ce à quoi je m'attendais (la réputation des allemands, c'est quand même "meilleurs ajustements du moooooonde", alors je m'attendais à un truc genre "tu vois à peine qu'il s'agit de plusieurs pièces assemblées"), mais c'est drôlement propre et régulier, il faut bien l'avouer.
Quant au fait qu'il fasse si sombre, tout trouve un sens quand on sort dehors (parce que sortir dedans me semble plutôt compromis, mais on peut en discuter) : la ligne de caisse est HAUTE. Très HAUTE. Concrètement, ça veut dire que la partie métal de la carrosserie remonte haut et cela diminue la surface vitrée. Donc, il fait plus sombre. Etonnamment, quand on voit cette voiture, comparée à la Classe C, la ligne ne fait pas franchement plus haute. L'impression d'obscurité doit donc venir de l'habillage intérieur.

Cela dit, quand on roule, on a réellement l'impression d'être dans un salon, c'est remarquable. Bien que plastique (SCANDALE!), l'imitation bois rend l'atmosphère cosy et classieuse. Sensation encore renforcée par l'isolation juste exemplaire par rapport à l'extérieur. Pour un peu, on entendrait presque une mouche péter dans l'habitacle! Effet kiss-cool en résultant (de l'isolation, pas de la mouche) : le système audio s'exprime clairement. Des basses propres, des aigus clairs, ça sonne drôlement bien. Même RTL rend bien, c'est costaud.
La voiture, en dépit d'un 1.9l TDI tout sauf sportif, semble glisser sur la route. Me serais-je donc trompé sur mes a priori de voitures allemandes tape-cul? C'est bien possible! En tout cas, on ferait bien des centaines de kilomètres dans un confort pareil. Poh poh poh, on est bien assis dans c'te carette.
Suddenly : potatoes
Regardons maintenant la partie multimerdier, pardon, multimédia. Et là, chaud devant, j'ai des cartouches à tirer. L'ambiance de l'écran multimédia est raccord avec le reste de l'habitacle (je parle du skin, un peu comme sur votre smartphone) : pas de faute de goût, ça reste sobre et sombre, un rose Barbie n'aurait pas vraiment été aussi bien intégré. Par contre, c'est quoi cette ergonomie? L'écran n'est pas tactile! QUEL EST LE FUCK? 76 000 EUROS ET MEME PAS TACTILE? TROP PAS! Alors bon, ça se commande comment, cette affaire? Oh, un bouton rotatif qui va bien, qui tombe sous la matin juste devant l'accoudoir. Grumpf, on fera avec. C'est pas tactile non plus (mais ça, c'est récent, donc je comprends l'absence quand j'ai fait ce test), mais là encore, le bouton est classieux et ne fait pas jouet. Bon point.
Alors... Ca tourne, petits crans, on appuie dessus, j'imagine que ça confirme... Genre je clique sur le menu "Style de conduite"... J'accède au menu, mais y'a-t-il eu un retour visuel? J'crois pas. Bon, attends, retour... Ah mais oui : aucun retour visuel. Pas une petite surbrillance, rien. Pour être sûr qu'un choix a été pris en compte, il faut revenir pour voir que ça n'a pas bougé. Certes, c'est du détail, mais je ne pardonne aucun détail à 76 000 euros. Et c'est pareil pour tout : passer la boîte en mode "sport" (ce qui est plus illusoire qu'autre chose sur un 1.9l sur une caisse aussi lourde), ça fait apparaître un dessin de la voiture (noir) avec une case qui se ballade quand on tourne le bouton, mais aucun moyen de savoir si le choix est pris en compte (on ne revient pas au menu, il ne se passe absolument RIEN). Pénible, quand même.
Et la radio? Elle donne du très bon son, ça oui. Mais c'est quoi cet affichage miteux? J'ai la moitié de l'écran, pourtant large, qui est tout noir, et j'ai un bandeau de quelques lettres tournantes pour indiquer le nom de la station! Imaginez un écran super large avec deux grosses bandes noires de chaque côté : quel est l'intérêt d'avoir un écran large?!
Déçu par ce système multimédia préhistorique, je roule donc dans un confort royal. Enfin... Jusqu'à ce que je mette une roue dans un nid-de-poule. Et là, je me suis dit que non, je n'avais pas halluciné : les châssis allemands sont aussi raides que des canapés Ikea. J'ai cru que j'allais perdre une vertèbre, là où n'importe quelle voiture française (ou autre qu'allemande) passe sur ce genre d'irrégularité avec un petit "pom" plus ou moins senti, mais là, c'est un choc abominable. En fait, ça roule bien sur une route nickel-chrome. Route de campagne un peu pétée, attention à votre dos.

Oui, mais non.
76 000 euros pour ça? Aucun risque. Le premium allemand, les meilleures bagnoles du monde? Non. Trop mou côté moteur, trop dur côté suspension, matériaux corrects mais en aucun cas exceptionnels : de mon point de vue, c'est bien trop galvaudé. La classe C à presque moitié prix m'avait nettement plus amusé, mais ce n'était pas transcendant non plus. L'extérieur de la Mercedes m'avait bien plu, là où l'Audi... Bah c'est une Audi, quoi. Passe-partout au possible, je n'adhère pas du tout, mais c'est une question de goût.

Ceci étant dit, nous sommes tout de même dans une très bonne "caisse à papa" : prévues pour rouler des heures sur autoroute dans un confort indéniable, nous parlons bien de grandes routières et pas de petites citadines. Mais de là à parler de perfection, clairement, non.
Mais il y a plus.

Pas content, pas content
C'est une question de mentalité, toute française : nous aimons critiquer. Renault? Bah, c'est de la merde. Citroën? Caisses de vieux! Peugeot? Pas mieux! Tout le monde aime communiquer sur les crasses qu'il rencontre sur son véhicule, tant que celui-ci n'est pas allemand. Ce sont des bagnoles plutôt abordables en comparaison du premium allemand, c'est donc sans aucune pitié que l'on va cracher sur le moindre problème. Quelque part, c'est justifié : un problème est un problème. Qui ne ferait pas la gueule suite à une casse turbo à moins de 100 000km, à prendre à notre charge? Une boîte de vitesse qui décède avant les 50 000km? C'est vrai que les constructeurs n'ont pas bonne presse, et il est vrai aussi que c'est souvent justifié : les gestes commerciaux doivent être suppliés pour avoir autre chose qu'un majeur tendu bien haut, et on frise le grand banditisme quand on doit payer à 100% un évident défaut de conception de la voiture. Ceci étant dit, les pannes sont une réalité statistique et, malheureusement, plus complexe est un système et plus les risques de pannes combinés sont hauts. Si vous avez une chance sur 1000 de tomber sur une pièce effectivement défectueuse, vous ne verrez pas les 999 autres pièces conformes, mais bien LA PIECE EN PANNE. J'entendais je ne sais plus où "les statistiques ne signifient rien à l'échelle de l'individu". Et pour cause : le 1/1000 devient 1/2 pour une personne : j'ai la panne, ou je ne l'ai pas.

Philosophie, ou "sauf votre respect, on n'en a rien à foutre de ce que disait le président Mao"
Ce qui va faire que l'on reste chez un constructeur, nonobstant le taux de panne et la scoumoune, après, c'est l'accueil et le sérieux du garagiste. Je ne vous referai pas le couplet de "y'en a des bien", mais le mec qui vous prend de haut et vous expliquant que "votre problème de clim, ça vient de la porte et arrêtez de faire chier", on a déjà vu mieux comme catch phrase. C'est une discussion que j'avais avec un voisin, qui me disait être fidèle à Renault depuis tant d'années; je lui ai donc demandé s'il avait eu beaucoup de pannes pour justifier cet attrait; sa réponse a été très philosophique : "vous savez, des pannes, j'en ai eu, et pas qu'une. Mais c'est une question de probabilités et je n'ai pas eu de chance, voilà tout. Rien ne me dit que j'aurais eu moins de pannes ailleurs! Ca arrive. Par contre, en plus de l'attrait pour les véhicules de la marque, c'est le service qui, moi, me satisfait chez Renault. Après, je ne sais pas si c'est le cas pour d'autres clients, mais je pense qu'il faut rester objectif et ne pas tout de suite aller voir ailleurs. La preuve, j'ai eu une Peugeot, qui s'est trouvée avoir eu une panne sur le système de climatisation. J'ai été donc chez Peugeot et le gars m'a directement pris de haut. C'était peut-être un mauvais jour, mais c'est un métier d'interface avec le public et c'est lui qui donne l'image de la marque. Il n'a rien voulu écouter et s'est borné à me soutenir que c'était un problème situé dans la porte et que je n'avais pas à lui apprendre son boulot. En attendant, quand je suis ressorti de là avec ma voiture prétendûment réparée, ma clim avait toujours la même panne et j'ai dû payer une partie des réparations. J'ai eu d'autres pannes ensuite, traitées à peu près pareil, dans d'autres garages Peugeot. Comment veux-tu que ça t'encourage à rester chez cette marque?".
C'est rare quand on prend aussi bien des pannes, je trouve. Moi-même, je me souviens avoir fait la soupe à la grimace quand j'ai dû changer des cardans de direction à 400€/pièce, et tu peux te répéter que c'est les statistiques, les 800 euros, ils sont quand même là. Cela dit, je suis à 100% d'accord avec mon voisin : l'attrait de la marque passe aussi par comment l'on se fait recevoir dans les concessions. Et pas qu'à l'achat!
Par contre, si vous avez investi des milliers d'euros à l'achat de votre véhicule et que vous enchaînez crasse sur crasse, là encore, le garagiste aura beau avoir un joli sourire, il ne sera pas évident de justifier de rester non plus. C'est la raison pour laquelle l'expérience personnelle est nettement plus déterminante que les on-dit; comment donner tort au mec qui s'est fait mal recevoir ou à celui qui n'a eu que des merdes sur sa voiture? Il va voir ailleurs - et il aura bien raison!

Motrice et bouche cousine
Pourquoi donc, alors, passe-t-on de manière aussi systématique sous silence les pannes que l'on peut avoir sur un véhicule premium allemand? J'en ai vu, moi, des feux stop qui ne s'allument plus, des optiques mal réglés, des feux de croisement pourraves ou des 3ème feux stop qui fonctionnent à moitié! Pourquoi, alors, la politique de l'autruche?
Mon avis là-dessus est que c'est avant tout une question de fierté. On a investi au moins un bon tiers de plus dans le prix d'une voiture premium par rapport aux marques généralistes, alors ça la fout mal d'avoir à assumer un défaut sur un truc plus cher. Payer plus cher pour avoir les mêmes problèmes qu'une marque plus bas de gamme? Dur!
J'ajoute d'ailleurs une autre problématique dont pas grand-monde semble conscient : la volumétrie de véhicules en circulation. Qui dit premium dit forcément "pas accessible à toutes les bourses", s'ensuit logiquement (exception faite de pays genre Hong-Kong où les taxes étant écrasantes côté voitures, quitte à rouler, autant rouler dans du luxe) et donc une part de marché inférieure (quoique solide) par rapport au volume global de caisses en circulation.
Or. Admettons que le taux de panne soit identique sur le premium allemand que chez les généralistes : disons 1 voiture sur 100 atteinte d'une panne quelconque.
Sauf que 1% sur, mettons, 75 000 véhicules premium contre 425 000 du reste du marché, ça fait combien d'un point de vue volumétrie? Cela représentera 750 voitures d'un côté, 4250 de l'autre. Ah bah forcément, y'a moins de voitures en panne côté allemandes! Pourtant, le taux de panne sera identique. C'est pour cela que je prends avec de grosses pincettes les chiffres communiqués par les défenseurs du premium allemand.

Quiestlemeilleur.com
Tout cet article, finalement, pour dire quoi? Que le premier qui me sort "les allemandes c'est les meilleures et y'a pas à discuter" ne vaut même pas la peine qu'on lui réponde. Quand je vois les attitudes de ces premium drivers sur la route, j'ai bien du mal à ne pas faire l'amalgame entre voiture premium allemande et beauf' . Gabarit pas maîtrisé, clignotant en option dans, oh, pas beaucoup moins que 100% des cas, l'attitude typique du "moi, ma caisse, ma route".
Cela dit, ce sont de bonnes bagnoles : les ajustements des pièces, aussi bien habitacle que carrosserie, sont redoutables de précision et encore en avance de ce que l'on a côté généralistes. L'isolation de l'extérieur est incroyable et je n'ai pas eu d'équivalent côté français, je dois bien l'avouer.
Et rien que pour ça, si j'étais gros rouleur, je pense que j'investirais dans un véhicule comme cela.
Mais je ne suis pas un gros rouleur, et j'apprécie très moyennement l'encombrement d'une berline en ville.
Quitte à être encombrant, je veux de la place, je prendrais un monospace ou un break chez un généraliste, nettement moins cher qu'une berline premium.
Sinon, je prendrais un gabarit équivalent à celui de ma petite Clio, très pratique en ville, sobre et économique à l'usage, quitte à avoir une isolation en net retrait. Pour moi, c'est ma Clio qui constitue mon idéal, qui est un idéal de raison. Après, l'idéal des autres est propre à chacun, mais j'en ai un poil marre que le premium allemand soit aussi indiscutablement placé sur un piédestal.
Mais bon, ce n'est que mon avis!

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