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La boîte à fourbi

Philosophie sociologique

19 Septembre 2014 , Rédigé par Shinkel

Dans un précédent article, je vous avais fait part de mes états d'âme en tant que gérant d'une troupe de saltimbanques et des difficultés que je rencontrais à la fois à rentrer dans le rôle et dans le rôle lui-même.
Au risque de passer pour une langue de peu importe, j'avais depuis quelques années de fermes pensées pour certaines de mes éminentes connaissances, rencontrées dans le cadre du travail là encore, depuis dix ans à la fin du mois que je suis dans mon actuelle entreprise.
Le souci d'en causer tel que je vais le faire sera que certains risquent de lire le présent article, maintenant ou ultérieurement, et de s'y reconnaître. Bah, tant que ça n'est point diffamatoire, mais constatatoire, et non nominatif, allez, je m'y lance.

Je me suis rendu compte dernièrement, lors d'un dîner avec un pote/collègue, que nous avions tous les deux la chance si l'on peut dire d'avoir un environnement social très riche, de parnotre métier d'une part et de par la taille de l'entreprise d'autre part.
N'ayant jamais eu "vrai" boulot à part celui-ci (les précédents s'étalant sur un ou deux mois pour les vacances, qui du coup n'en étaient plus), je n'ai jamais eu de point de comparaison et j'ai toujours trouvé normal de compter facilement cent personnes nommément dans mon environnement de tous les jours.
Madame, par contre, évolue dans une entreprise de taille nettement plus modeste et dans un métier qui, malheureusement, ne nécessite pas travailler avec des masses de personnes.
Mais c'est lors de cette bonne soirée avec mon collègue que sa compagne, alors que nous évoquions notre environnement commun, s'est étonnée de nous savoir autant de collègues.
Ce qui m'a amené à me dire que parmi cette foule, je connaissais tout de même un petit nombre de cas qui méritent que l'on s'y arrête.
Je crois savoir que, par exemple, l'image que l'on a de moi est celle d'un gentil nounours un peu brutal mais sympathique (enfin, j'espère), et il est à savoir que j'ai horreur d'être en conflit avec qui que ce soit au général, parce que bien que j'aie, dans certains domaines, l'esprit tordu, au général, je n'aime pas me dire que quelqu'un cherche à avoir ma peau (figurativement parlant, hein, littéralement, il faudra venir au contact) parce que je me suis embrouillé avec. De fait, aidé par un naturel plutôt avenant (et non antipathique comme certains collègues desquels je vais causer plus tard), j'aime nouer de saines relations de travail basées avant tout sur la bonne humeur et ne pas se prendre la tête - tant qu'on ne me prend pas pour un jambon. Ce qui implique que, par peur du conflit (que d'aucuns seraient parfois en droit d'appeler "lâcheté"), je parviens à laisser passer un grand nombre de piques, volontaires ou non, pour conserver la paix dans mon environnement de travail et ne pas devoir chaque fois peser tout ce que je dis de peur de me prendre une soufflante haineuse (et j'en ai vu, heureusement pas des masses, mais de ceux qui attendaient patiemment un faux pas pour tomber sur le fautif à bras raccourcis; malheureusement, il n'est jamais sorti rien de bon de ce genre d'attitude, à ma connaissance).
Parmi ceux de mes collègues qui possèdent, disons, un fort caractère et avec qui je conçois qu'il soit difficile de travailler, j'en ai un qui à lui seul incarne l'expression "l'Enfer est pavé de bonnes intentions".
De base, cette personne, dont je tairai le nom, est quelqu'un de moralement droit, voire rigide. Passablement têtu, l'un de ses défauts est de s'imaginer sans failles et par le fait, d'exiger des autres un comportement idoine, sans pour autant considérer un seul instant ses propres travers.
Ce n'est pas quelqu'un de méchant, tout au plus quelqu'un de - d'après lui - volontairement antipathique afin de maximiser l'efficacité de ses relations de travail, ce qui se défend bien que je n'y goûte guère, et clairement, jeter un froid fait totalement partie de ses attributions. Mais il a à coeur, vraiment, le travail bien fait. Son souci, c'est que sa propre expérience lui confère, au lieu d'un point de vue comme un autre, sa seule référence et imposer son point de vue devient, de manière compulsive, le seul but d'une discussion dès lors qu'une divergence d'opinion survient.
L'un des soucis majeurs de cet état d'esprit, c'est que cela survient déjà n'importe quand et sur n'importe quel sujet. Par exemple, je croyais (à tort) avoir entendu quelque part que l'ibuprofène était un dérivé de l'aspirine; dans une discussion, j'évoque cette possible information, et la réponse est aussi instantanée que sortie de nulle part : non, c'est l'aspirine qui est dérivé de l'ibuprofène et qui "était là avant" (pour ceux que ça intéresse, en vérité l'aspirine et l'ibuprofène n'ont rien à voir l'un avec l'autre, le premier est de l'acide acétylsalicylique et le second est dérivé de l'acide propionique; leur seul point commun est d'être tous deux des anti-inflammatoires non stéroïdiens. De plus, l'aspirine a été découvert il y a des centaines d'années au niveau de son principe anti-fièvre, mais le brevet de l'aspirine remonte à 1899 quand l'ibuprofène date des années 1960).
Nonobstant de qui a raison - le but de la discussion est d'échanger des hypothèses et d'en ressortir plus informé - ce dont je me fous royalement, que la raison soit de mon côté ou non, j'ai eu l'impression de me prendre un mur en pleine face sorti de nulle part, devant l'assurance que mon interlocuteur avait de penser savoir la vérité. Vu le blocage de sa part et le refus de remettre même pour une seconde son point de vue, j'ai laissé tomber : je ne fais pas partie des acharnés qui essayent de rendre raisonnables ceux qui ne le sont pas. Si quelqu'un n'est pas ouvert à la discussion, j'ai mieux à faire que d'essayer de rouvrir un canal de discussion et si la personne tient à continuer la conversation, qu'elle vienne quand elle sera mieux disposée.
Une autre discussion malheureusement typique avec cette personne, et sur un sujet tout aussi trivial, a été suite à un reportage vu la veille, il avait été déterré de ma mémoire un mythe qui m'agace quelque peu (attention, le sujet est très, très trivial) : celui qu'un espresso contient davantage de caféine qu'un café long. En la faisant courte, non, il n'en contient pas plus, l'espresso est plus fort que le café long côté goût et contient une densité légèrement plus élevée que le café long en caféine, mais le café long étant nettement plus volumineux, il contient au final beaucoup plus de caféine qu'un espresso; mais nombreux sont ceux qui sont absolument convaincus qu'un espresso peut réveiller un mort et qu'un café long est un jus de chaussette à prendre avant de dormir.
Ouais, je sais : je me crispe sur des conneries, vraiment. Mais là encore, de discussion bon enfant autour du café le matin, le "nan, c'est de la connerie" péremptoire a coupé court à tout échange.
En creusant un peu le caractère de la personne, il n'en ressort aucune méchanceté, encore une fois, mais un esprit effroyablement buté. La question était : mais comment devient-on comme ça?
Je crois avoir mis le doigt sur plusieurs éléments de réponse.
En premier lieu, un amalgame entre "avoir raison" et "avoir le dernier mot". Ce n'est aucunement parce que vous partez en claquant la porte de la conversation que vous avez la vérité à vos côtés de façon systématique.
En second lieu, le besoin de faire savoir que l'on sait "quelque chose", au sens large. Les deux exemples que je viens de vous narrer ne sont que peu parmi moult, lors de quizz par exemple, le monsieur préfèrera (de manière totalement spontanée) sortir quelque chose d'erroné mais vite sous forme de "j'crois que" ou "c'est pas" à toute question plutôt que de prendre le temps de se poser pour avouer qu'il n'en a aucune idée (soit, j'ai moi-même souvent "aucune idée" sur plein de sujets, mais c'est un autre débat). Comme si quelque part, ne pas savoir était un aveu d'une quelconque faiblesse. Ca n'a l'air de rien, mais c'est fatigant, je vous assure.
Et troisièmement, une tendance tout simple qui consiste en ce qu'à partir de son vécu, il extrapole tellement qu'il s'imagine connaître l'intégralité ou du moins l'écrasante (et le mot est faible) majorité d'un sujet, pour peu, donc, qu'il ait un vécu qui se rapproche de près ou de loin audit sujet. De fait, si une manière de parvenir à un but quelconque a fonctionné pour lui, cette manière devient automatiquement la seule viable et par extension, toute autre manière tentée sera très lourdement découragée (de préférence avec auditoire) voire qualifiée le plus souvent de connerie que seul un attardé tenterait.

Vous croyez que je forcis le trait? Ah, si seulement j'étais le seul à préférer limiter les contacts avec lui, voire ne pas travailler autant que possible! Sauf que non, je ne suis pas le seul et loin s'en faut.

Pour autant, cette manie de vouloir avoir raison à tout prix a ses avantages lorsqu'il n'est pas contre vous, mais avec vous. En effet, là où je m'écrase bien trop facilement quand je sais que j'ai tort sous un aspect ou un autre dans un débat, oblitérant du même coup la raison même qui serait de considérer que la personne est probablement également en tort sous un aspect ou un autre de son côté, lorsque survient un sujet pour lequel lui (mon collègue) et moi sommes d'accord, cette stupéfiante pugnacité devient l'argument décisif qui le plus souvent permet de remporter la victoire. Je dois bien lui reconnaître cette qualité, d'autant plus qu'il a la tête bien faite. Mais disons que ces obstacles sortis de nulle part sont d'auatnt plus fatigants qu'ils peuvent surgir n'importe quand, on ne sait pas nécessairement sur quel pied danser et ce manque de constance caractérielle est assez pénible, mais cela ne nous empêche pas de passer de bons moments par ailleurs - l'idée était de partager les traits marquants inhabituels (okay, je me focalise sur le pas bien... C'est très français?). Ceci étant dit, je ne connais personne qui soit absolument "manichéennement" tout bon ou tout mauvais.

Bien que le "tout bon", j'en connais un, également dans le travail. Un autre collègue, que je connais depuis huit ans maintenant, et qui est la seule personne tellement bonne pâte que je ne l'ai jamais, JAMAIS vu s'énerver et toujours garder son "cool", en toute circonstances. Oh, je l'ai déjà vu un peu contrarié, mais même en période de crise, jamais un mot plus haut que l'autre. Pas de pétage de plombs, même avec asticotage. Redoutable.
J'en suis même venu plusieurs fois à me demander si la colère était codée dans ses gènes, car c'est quelqu'un de pépère, mais pas un faux calme comme j'en connais : j'ai vraiment tout essayé, pour voir (au nom de la science!), mais rien n'y fait. La personne qui parviendra à le faire sortir de ses gonds, mis à part le fait qu'il sera parvenu à un véritable exploit, ne vivra sans doute pas assez longtemps pour savourer sa victoire.
Il va sans dire que la personne dont il est question n'est pas droguée ou n'a pas un état d'esprit genre zen méditatif : il porte sur lui sa résilience à l'énervement. Pas d'alcool, pas de drogues, juste... Jamais énervé. D'où mon hypothèse qu'il ne possède juste pas la faculté physiologique de se mettre en colère. Stupéfiant.

Autre type de caractère qui me laisse admiratif : les "vrais neutres". Ce sont des gens moyens, de bonne humeur et au contact facile, mais qui parviennent à ce qui me semble inaccessible, à savoir ne jamais faire de vagues, sans pour autant manquer à leur travail, ni à leur efficacité.
Il serait facile de se dire qu'il "suffit" de faire son travail pour ne pas faire de vagues, mais cette base théorique n'est, à mon sens (de par ma pratique), pas si évidente à atteindre selon le travail que l'on accomplit.
Par exemple, j'estime avoir un poste actuel plutôt stressant, étant au carrefour d'une multitude de métiers et d'interlocuteurs, ce qui implique que ménager la chèvre et le chou est hautement compliqué de manière récurrente, car j'ai un cheptel de chèvres affamées et un champ de choux sans barrières, autant dire qu'il y a de la tension dans l'air.
Pour cette raison et quand les circonstances l'exigent, il m'arrive d'envoyer copieusement chier une chèvre qui la ramène un peu trop ou un chou qui ne se sent plus pousser. Comme mon sens de la retenue est encore en cours d'élaboration, j'ai parfois des propos quelque peu, heum, vexants, surtout lorsque l'interlocuteur se cache derrière un e-mail avec en copie la Terre entière et qu'il est dans son tort le plus total (je savoure ma meurtrière contre-mesure menant invariablement à un écrasement en flammes de mon infortuné opposant.). Question de fierté ou marre de se faire, comme diraient de très chères amies, marcher la gueule,et devoir essuyer les baffes pour des faits qui ne sont pas les miens, arrive fatalement le fatidique moment où BORDEL CA VA CHIER.
Eh bien je connais quelques personnes, dans leur cinquantaine d'ailleurs, dont les activités sont semblables aux miennes mais qui parviennent à garder en identiques circonstances un calme olympien (d'apparence) et calmer sympathiquement un conflit, si venimeux soit-il, et à avoir chèvres et choux en forme olympique à la fin du round. Ca, vraiment, je n'y parviens pas. C'est un sens de la diplomatie qu'à défaut d'envier (parmi mes nombreux défauts, l'envie n'y apparaît pas), j'admire avec le plus profond respect : savoir mettre de côté l'envie de faire visiter le mur le plus proche à un tacheron bouché à l'émeri, je n'y parviens que trop rarement. Mais clairement, il y a matière à apprendre.

Moins joyeux, j'ai également en magasin :
- le solitaire qui semble voué à finir vieux garçon, sympathique mais aux pensées insaisissables qui le rendent difficilement accessible pour qui ne le connaît pas,
- le climatiseur qui brasse tellement d'air qu'il pourrait déclencher une tempête s'il n'y prêtait pas attention, c'est une personne sympathique, pas carriériste (donc point de risque de faire les frais de sa paresse inavouée) et dans le cas que je connais, consomme pas loin de 12 cafés par jour mais, point prêt de ses sous et prêt à vous payer ledit café pour peu que vous acceptiez de lui tenir compagnie - cette personne est un sympathique sujet de discussion tant que vous n'avez pas à rattraper ses, heum, continuels accès d'inefficacité, autrement, l'irritation devient rapidement palpable,
- le vieux garçon, vrai de vrai, au caractère totalement lunatique, genre d'ours mais dont le côté potentiellement attachant et paternel est trop souvent gâché par ses accès de mauvaise humeur, pétri de principes qu'il est le premier à ne pas respecter - genre "ramène les outils que t'empruntes", excellent précepte, mais difficile d'adhérer quand il prête les outils des autres - et qu'il aime rappeler à grand coups d'e-mails caustiques; qui s'imagine que son ancienneté dans l'entreprise par rapport à la troupe de jeunots que nous sommes (comparés à lui), bien que plus anciens que lui dans le poste, lui permet de nous traiter comme de jeunes poussins sortis du nid (ce qui passe encore, la plupart du temps, nous préférons en rire...) et qui, ne prêtant nulle foi au fait que le travail est une énorme somme de choses pas forcément simples qui requiert bien plus de quelques semaines pour l'accomplir (contrairement à son avis malheureusement vivace qui est que comme des mioches comme nous peuvent le faire, lui peut en faire autant en X fois moins de temps) et que bien que nous arrivions à accomplir nos tâches dans la bonne humeur et la détente (autant que possible), ce n'est pas pour autant que nous sommes des touristes, mais peut-être parce que nous sommes suffisamment efficaces, davantage en tout cas qu'il ne veut bien l'admettre.
Et devant sa propre difficulté à accomplir notre complexe travail, son seul recours a été de pointer du doigt tout ce qui n'allait pas : les outils, les gens, peu importe tant que ce n'était pas de son propre fait. J'ai souvent trouvé, par rapport aux outils, que s'il existe en effet des outils foncièrement inadaptés, il est bien plus fréquent qu'une personne ne sache pas correctement se servir d'eux et les rejette à cause de quelques mauvais côtés au lieu d'apprendre à s'en servir correctement. Auquel cas, il est plus constructif de tenter de corriger ces problèmes que de tout rejeter en bloc. Comme vous vous en doutez, la personne dont il est question s'est largement employée à discréditer en bloc les outils... Ce qui, me direz-vous, pourrait être justifié si personne ne parvenait à les utiliser correctement. Sauf que, en dix ans que le même métier existait, et que les outils, eussent-ils largement leurs défauts, remplissaient leur rôle et avaient permis de sortir avec un succès grandissant les projets sur lesquels ils étaient appliqués, cette personne ne s'est pas donné la peine de considérer qu'il était le seul à gueuler dessus et que le problème se situait selon toute probabilité de son côté. Mais non, gueuler sur les outils pour justifier sa propre incompétence, voilà qui semblait nettement plus prometteur. Autant dire que lorsque la foule personnes connaissant le pourquoi du comment (genre mon obtus collègue du début et moi-même) entendirent parler du fait que "de toute façon, c'est impossible de faire le boulot avec des outils pareils", nous avons tous été d'abord étonnés, puis navrés d'un tel discours, qui révélait beaucoup de choses sur le niveau de remise en question de la personne.
D'autant que ce n'était pas la première fois - comme souvent, c'est une somme de nombreuses petites choses - que ce genre de débordement de mauvaise foi survenait. Et cela m'a fait d'autant plus grincer des dents quand il s'agit de la même personne qui requiert que l'on s'intéresse aux outils que lui-même utilise et qui ne reconnaît aucun inconvénient, toute difficulté à s'en servir de la part d'une tierce personne (moi ou autre) relevant de la simple bêtise. Oui, il me fait grincer des dents, ce double discours.
Dernier trait de caractère, disons, contrariant de cette personne (ouais, y'en a qui cumulent, et là encore, je ne suis pas le seul à partager cet avis) est cette fâcheuse manie de s'approprier ce qu'il veut, tant que cela passe à sa portée. Oh, je sais : c'est aussi trivial (j'aime ce mot) qu'une chaise qui se retrouve marquée comme propriété de la personne alors qu'elle était, eh bien, à personne ou à tout le monde auparavant, et qu'il vient vous voir lorsque cette même chaise se trouvait être la seule disponible, se plante à côté de vous et sort "c'est ma chaise". Venant de la part d'un quasi-cinquantenaire, mon sourcil s'est haussé. Il m'a fait penser à Sheldon Cooper dans Big Bang Theory, sa propre version du légendaire "that's my spot". Et lorsqu'on lui fait remarquer qu'il a malheureusement "emprunté" quelqu'objet que ce soit issu d'un autre espace de travail, la réponse "ce n'est pas à Untel, c'est à l'entreprise" sort invariablement. Par contre, c'est sa chaise. Je tousse.

Alors, entendons-nous bien : nous avons tous nos travers, moi le premier. Et les comportements ici évoqués ne sont pas pour autant des passeports pour des prises de gueule continuelle - enfin, en ce qui me concerne, j'ai appris à jeter l'éponge dès que possible, y'a pas plus sourd que celui qui ne veut rien entendre -, je passe de bons moments même avec les caractères les moins évidents. D'ailleurs, ce ne sont que de fâcheux travers qui peuvent passer pour totalement insignifiants selon l'angle duquel on se place. Mais est-il besoin de rappeler le dicton "chacun voit midi à sa porte"? Ne sont-ce pas de petites choses qui sont les portes ouvertes aux grands conflits qui vous pourrissent bien la vie? Si cela ne vous parle pas, regardez donc "La guerre des Rose", cela peut vous éclairer.
Et puis bon, je préfère voir les multiples travers (qu'il est si facile de constater chez autrui, évidemment) comme d'intéressants comportement à tenter de comprendre, un genre de Rubick's Cube dont la solution serait le pourquoi de tels comportements.
Curiosité, donc, mais également des exemples à ne pas suivre, un constant rappel à l'ordre que les dérives caractérielles, bien qu'initialement basées sur des sentiments justifiés (vouloir faire évoluer un contexte, véhiculer la vérité), peuvent en toute facilité donner lieu à d'absurdes comportements qui en viennent même à s'opposer à leur justification première, sans que la personne elle-même ne s'en rende compte.

Par moment, j'me dis que j'suis un p'tit poil philosophe. Et à d'autres moments, je me dis que j'irais bien mettre une pomme de terre dans le pot d'échappement de la bagnole de mon bruyant voisin, parce que bon, il l'a quand même bien cherché.

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ouverture de porte paris 5 13/10/2014 23:35

Je vous approuve pour votre exercice. c'est un vrai travail d'écriture. Poursuivez

Shinkel 10/10/2014 08:30

Merci beaucoup! J'aimerais visiter votre page avec plaisir, mais le lien lorsque je clique sur votre nom me renvoie vers un webmail...?

trafic organique 09/10/2014 23:51

Je vous encourage à écrire d'avantage ! Merci pour cet article , je partage et recommande !
N'hésitez pas à visiter ma page !