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La boîte à fourbi

Petit voyage à LA - partie 2

10 Décembre 2014 , Rédigé par Shinkel

(Ceci est la suite de >cet article<, si des fois vous ne l'saviez point).
Une fois sortis des douanes-purgatoires, direction d'hôtel.
Mais d'abord, petite mise au point sur : quoiqu'est-ce-t-il donc que Los Angeles?
Déjà, Los Angeles, c'est GRAND. Immense. Il n'y a pas à proprement parler de centre-ville, c'est à la fois partout et nulle part, le centre-ville. Mais étudions cela de plus près.

Petit voyage à LA - partie 2

De Trancas, tout à gauche de la zone sélectionnée, à Claremont, tout à droite, Google maps me dit qu'il y a 114km.

D'Olive View (tout au nord) à Fort McArthur(tout au sud), environ 85km à vol d'oiseau.

Paris fait environ 13km de long en large. On est à, quoi, environ 10 fois plus grand. Gâh.
Notre hôtel, toujours est-il, était situé à Torrance, que voici:

Petit voyage à LA - partie 2

Première destination : Venice Beach. Au vu de la distance entre les deux et l'inexistence de transports en commun dignes de ce nom, mon éminent hôte a opté pour un véhicule afin de déplacer nos corps fourbus d'un bout à l'autre de la ville.
Et en effet... Fourbus nous étions!

(Venice Beach, c'est là. Prenez plein ouest, avant la mer sinon c'est que vous êtes allé trop loin)

(Venice Beach, c'est là. Prenez plein ouest, avant la mer sinon c'est que vous êtes allé trop loin)

J'avais procédé à une étude superficielle des véhicules américains lors de mes venues à New York, il me tardait de voir quels véhicules circulaient en Californie. Le nôtre, pour le coup, s'est réellement fondu dans la masse : une Kia Optima, la voiture tricorps dans toute sa splendeur.

Petit voyage à LA - partie 2

Pour rappel, une voiture tricorps est une voiture genre Mercedes, avec un coffre séparé de l'habitacle, qui comprend donc trois volumes distincts: moteur, habitacle et coffre; par opposition au bicorps tel que nous avons l'habitude en Europe de l'Ouest, à savoir le coffre faisant partie intégrante de l'habitacle et lors de son ouverture, c'est la porte du coffre complète qui s'ouvre (le hayon) et pas uniquement l'ouverture de la malle de coffre.
A noter que le tricorps est souvent synonyme de richesse et de confort pour les occupants puisque lors de l'ouverture d'un hayon, les occupants sont soumis aux conditions extérieures, ce qui n'est du coup pas le cas avec une malle. Mais le hayon a d'autres avantages, notamment celui d'avoir un chargement plus facile du contenu du coffre.
Toujours est-il qu'aux stazunis, le tricorps est ultra majoritaire. Notre Optima était donc la caisse de monsieur tout-le-monde. Opération "se fondre dans la masse" : réussie!

Ainsi donc, nous nous dirigeâmes vers Venice Beach, environ une heure de voiture (ne croyez pas Maps qui vous sort 38 minutes : c'est totalement tout faux). C'est d'ailleurs lors de ce trajet que j'ai pu me rendre compte de plusieurs choses, en dépit de l'état troisième ou quatrième de mon esprit en ruine :
- Pour des bagnoles pourvues de boîtes de vitesses à simple embrayage, donc hautement primaires à mes yeux d'habitué aux double embrayages, nettement moins consommatrices de carburant et garantes de douceur lors du passage de rapports, les américains sont vraiment très forts en boîte automatiques. OK, ils ne connaissent pour ainsi dire que ça, mais j'ai vraiment été très surpris par la poussée de la voiture en dépit de son gabarit et de sa techno de boîte de vitesse datée. Pas de bol pour le coup, ça m'a encore plus donné envie de dormir.
- Il y a du trafic tout le temps et partout dans cette "ville". Genre : partout. Des feux partout, aussi. Et pourtant, pour une si grande ville, presque aucun klaxon. Le ricain de LA est civilisé (toutes proportions gardées, ils ont aussi des tacherons comme chez nous) en dépit du trafic, du coup le temps passe mais avec nettement moins de stress. Mais ça reste fort long, surtout quand tu menaces de t'endormir en sursaut.
- Il fait beau à LA. Ah si.
- Ils parlent une drôle de langue.
- Hummmmrrzzzz.

Arrivés à destination, j'ai donc pu voir... Venice Beach!

Petit voyage à LA - partie 2
Petit voyage à LA - partie 2Petit voyage à LA - partie 2Petit voyage à LA - partie 2
Petit voyage à LA - partie 2Petit voyage à LA - partie 2

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Venice Beach est... Une plage. Grande, certes, remplie d'américains, certes aussi, il s'y trouve aussi quelque part Muscle Beach, le point de pélerinage de tout bodybuilder convaincu (c'est d'ailleurs pour ça que j'ai reçu en cadeau auquel madame tenait tout particulièrement un t-shirt avec un Arnold Schwarzenegger dessus, la classe si ce n'est qu'il est atrocement épais et je fonds dedans)...

Mon mien ressemble à peu près à ça. J'ai la clâsse. Pas à Dallâs, mais la clâsse nonetheless.

Mon mien ressemble à peu près à ça. J'ai la clâsse. Pas à Dallâs, mais la clâsse nonetheless.

... Mais finalement, c'est une plage quand même. Pas la peine de faire le déplacement juste pour ça, allez près de Vannes par exemple (parce que Vannes, c'est bien, tout simplement), y'a du sable tout pareil et les gens parlent français. OK, y'a moins de cocotiers, mais y'a plus de vent et de nuages. A vous de choisir.

La plage de Damgan, près de Vannes. Quand je vous dis que c'est chouette aussi, c'est pas du vent. Même s'il y en a aussi.

La plage de Damgan, près de Vannes. Quand je vous dis que c'est chouette aussi, c'est pas du vent. Même s'il y en a aussi.

Chose rigolote, il y a une jetée bétonnée immonde sur laquelle les gens pêchent (spéciale dédicace au rasta qui était étendu sur son hamac avec ses gaules dans l'eau tout en écoutant sa musique reggae sans rien en avoir à péter de si ça mordait ou pas), mais qui permet de voir qu'il y a tout de même un dénivelé pas piqué des hannetons (ils ont la mer en pente, ces veinards), et de voir qu'il est interdit de faire trempette "juste pour faire tempette". Halte-là, hardi petit, à Venice, on seurfe ou on dégage. Le truc, c'est de s'habiller avec une tenue de poisson et une planche et hop, tu peux quand même faire trempette. Astuce, astuce.
C'est pas pour dire, mais en Bretagne, la seule raison de la tenue de poisson, c'est uniquement pour ne pas mourir de froid, c'est pas exigé. Nanère.

Ceci étant dit, il était fort agréable de se profiter d'un soleil de plomb qui informait mon cerveau abattu que non non, il n'était pas l'heure de dormir. Bon, mon cerveau a quelque peu changé d'avis, à l'approche des dix-huit heures, heure locale, alors que nous nous sommes posés dans un bar proche de ladite plage.

Là, mon éminent hôte a payé sa tournée, d'une bière dont d'ailleurs j'ai totalement oublié le nom, mais dont la pinte a eu un effet boeuf côté relaxation sur lui et côté ébriété sur ma modeste personne.
C'est-à-dire qu'une pinte, déjà au général, je ne tiens pas super bien (mais ça vaut pour n'importe quel alcool, pratique pour se murger à peu de frais), mais dans mon état de fatigue, c'était encore sur un tout autre niveau.
A la télé passait un match de base-ball sur un écran, un de football américain sur un autre, et un groupe d'hommes d'une quarantaine d'années bien tassée se trouvaient là. L'un d'entre eux, d'ailleurs, a remarqué mon air absent devant ce qui passait à l'écran, m'a salué d'un sympathique signe de tête et d'un éclatant sourire, auquel j'ai répondu par un éclatant sourire de pochetron, mais je crois qu'il a senti que l'intention y était. J'aurais bien conversé avec ces sympathiques autochtones, mais ils se seraient vite rendu compte que je n'étais présentement pas le meilleur représentant de ma patrie.
Surtout lorsque, sur le point de partir après les "petits en-cas", aussi appelés "appetizers" que j'appelle dans ma propre langue "apéritif dinatoire", le truc qui certes met en appétit un solide outre-atlantien, mais qui me fait exploser la panse si je consomme le tout tout seul, surtout, m'apprétai-je à dire, alors que ma dame allait laisser, après deux gorgées, sa propre pinte de bière non bue, "parce que en fait non, ça va aller".
Refusant tout gâchis au général, je me suis attaqué à cette seconde pinte avec entrain. Autant dire qu'à la fin, la sortie du bar fut houleuse. Mais en ivrogne civilisé, j'ai fait tout mon possible pour réprimer mon rire spécial beurré qui m'échappe habituellement dans mon état éthylique. Et puis bon, de par mon gabarit, j'ai la chance de vite métaboliser, je m'en suis donc remis plutôt vite.

Direction ensuite notre véhicule, direction plein nord, avec le Griffith Observatory! A suivre >ici<!

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