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La boîte à fourbi

Petit voyage à LA - partie 3

26 Janvier 2015 , Rédigé par Shinkel

(Ceci est la suite de >cet article<. Nan, j'ai presque pas mis deux mois à écrire la suite. Du tout.)

La prochaine étape de notre parcours était le Griffith Observatory, situé au Nord de Hélay (avec l'accent, voyez-vous, sinon c'est "LA", mais ça manque de punch).

Petit voyage à LA - partie 3

Le trajet fut dur. Vraiment. déjà, parce qu'ainsi que je vous en faisais part, j'étais à la fois passablement éthylique (mais discret) et passablement en ruine : de mémoire, il devait être quelque chose comme 18 heures, heure locale, soit 3h du matin heure française. Attendu que (ainsi que le disent les juristes) je me couche habituellement à 22h heure française, je commençais à avoir, donc, de sérieuses difficultés à garder les yeux ouverts, voire même je perdais allègrement la bataille en ronflant sur le siège passager.

Ledit siège, d'ailleurs, était curieusement foutu : l'appuie-tête se trouvait fortement incliné en avant, lorsque le fauteuil était en position habituelle (soit peu incliné). En gros, assis normalement, je regardais quasiment mes pieds, avec impossibilité de régler l'appuie-tête. Fort, fort inconfortable.

Le drame dans tout ça, c'est que j'ai passé le plus clair de mon séjour en voiture, et pas une seule fois l'évidente solution ne s'est imposée à mon esprit brumeux : il aurait suffit... D'incliner le siège en arrière, tout simplement. 48h sur place, ça ne m'a pas effleuré. Gasp.

Un temps relativement indéterminé plus tard, nous arrivâmes vers Beverly Hills, point de passage obligé vu notre itinéraire. Nous ne faisions qu'y passer, mais le budget ne semblait pas vraiment le même que dans les précédentes parties de la ville que nous venions de quitter. Ceci dit, comme le crépuscule tombait, difficile de se faire une idée - tout se passerait en fait le lendemain.

 

(Ceci n'est pas une photo de moi, notamment parce qu'il faisait nuit noire quand on est arrivés, mais c'est à peu près la vue que l'on a depuis le bas de la route de l'observatoire. Which is cool.)

(Ceci n'est pas une photo de moi, notamment parce qu'il faisait nuit noire quand on est arrivés, mais c'est à peu près la vue que l'on a depuis le bas de la route de l'observatoire. Which is cool.)

Le Griffith se trouve sur les hauteurs de la ville (c'est plus pratique, pour un observatoire), plus précisément sur la face sud du mont Hollywood; et pour y accéder, il n'y a pas 50 chemins : en fait, un seul itinéraire permet de se rendre au coeur du Griffith Park. Le but de la visite, d'après mon éminent hôte, était de se faire une sympathique séance de planétarium, malgré nos molles contestations relatives à nos états respectifs à ma dame et moi-même, tant il nous semblait sur le moment que le planétarium serait bien davantage une berceuse qu'une visite, toute intéressante qu'elle soit - j'adore l'astronomie et je regrette que la mission se soit soldée par un échec.

Echec car il nous fut simplement impossible de nous garer. Genre : NIET. Sur la route serpentant dans les collines (ouais, ils appellent ça "mont Hollywood", mais à 300m d'altitude pour un observatoire, c'est vraiment pas la peine de la ramener, non mais), s'alignaient des voitures sans aucune interruption sur près d'un kilomètre de part et d'autre de l'observatoire, c'est bien simple, de l'entrée à la sortie du parc. Même notre hôte n'avait jamais vu ça.

(Tout le long de la ligne rouge, soit il y avait des voitures, soit ce n'était pas une place, style à flanc de ravin. Top délire. Et j'vous rappelle que ça grimpe. Entre en bas et en haut, y'a plus de 10m. Insurmontable.)

(Tout le long de la ligne rouge, soit il y avait des voitures, soit ce n'était pas une place, style à flanc de ravin. Top délire. Et j'vous rappelle que ça grimpe. Entre en bas et en haut, y'a plus de 10m. Insurmontable.)

Ce serait mentir que de dire qu'on était déçus pour autant ; bien qu'enthousiasmé (pour ma part), la fatigue devenait proprement insupportable. De fait, lorsque, de guerre lasse, notre hôte a décidé qu'il était temps (petit navire) de s'en retourne à Torrance, nous en fûmes enchantés.

Un détour par une chaîne de petites épiceries traditionnelles version américaine (Walgreens), nous fîmes de plein de malbouffe pour la nuit, bien que nos dents du fond baignassent encore (eh ouais mon gars/ma fille, c'est bien du subjonctif imparfait, et sans l'aide du Bescherelle, kestudidsa?). Pour autant, mon séjour à Tokyo m'avait appris une chose, c'est qu'il faut vraiment prévoir à manger quand le décalage horaire dépasse 5h, l'horloge biologique n'aime pas ces bouleversements, surtout la mienne, qui correspond à celle d'un petit vieux de 70 ans, mais j'assume. Avoir les crocs, ça arrive n'importe quand, nanmaisoh.

Au petit matin, frais et dispos après une bonne nuit réparatrice, la grosse journée commençait...

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AM 06/02/2015 00:53

Woaw, quel cliffhanger de ouf !!! (Le « cliffhanger » désigne, dans la terminologie des œuvres de fiction, un type de fin ouverte visant à créer un fort suspense. Merci Wiki, je n'arrivais pas à trouver l'équivalent en français). Bon encore 2 mois à rester sur notre faim ???