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La boîte à fourbi

Cinoche : Kingsman - Services secrets

6 Mars 2015 , Rédigé par Shinkel Publié dans #Cinoche & mouviz

Encore un film que je ne m'attendais pas à aller voir, pour tout vous dire. Mais étant en congés et Madame ayant insisté, nous nous en fûmes dans les salles obscures afin de constater de nos propres yeux si un ami m'ayant dit que ce film constituait un très agréable divertissement ne s'était pas trompé.

Cinoche : Kingsman - Services secrets

Qui retrouve-t-on dans ce film? Commençons par Colin Firth, dont j'avais uniquement entendu parler sans jamais avoir vu un film avec lui, qui incarne Galahad, autre nom de la Classe, avec un grand C. Samuel L. Jackson est le bad boy du film, Valentine, encore une fois parfait dans un rôle de psychopathe totalement barré. Michael Caine, le loyal Alfred des derniers Batman, incarne cette fois Arthur, à la tête de l'organisation Kingsman.
J'ai eu, ensuite, un peu plus de mal à reconnaître Mark Strong, déjà vu dans le premier film de Sherlock Holmes avec Robert Downey Jr en 2009.
Le héros est un illustre inconnu, le jeune Taron Egerton incarnant Gary "Eggsy" Unwin (choix de nom épique), de même que la "James Bond girl" du moment, Roxy, jouée par Sophie Coockson; de même que l'assistance du bad guy, Gazelle, jouée par Sophia Boutella.
Mention spéciale à Mark Hamill dans le rôle de la personne qui nous rappelle que le temps qui passe, ça peut faire très, très mal, n'est-il pas, Luke?

Rôle totalement anecdotique, mais douloureux à voir tout de même. Ouin.

Rôle totalement anecdotique, mais douloureux à voir tout de même. Ouin.

Alors que son père décède dans des circonstances qui lui sont inconnues alors qu'il est enfant, Eggsy grandit sans un père auprès d'une mère qui fait la joie de tous les bad boys du quartier, d'aucuns diraient qu'il n'y a que le train qui ne soit pas passé dessus. Eggsy a tous les symptômes de l'échec scolaire mais n'est pas un idiot pour autant, loin s'en faut.
Alors qu'il se retrouve en fâcheuse posture, bien des années plus tard, Eggsy utilise enfin un mystérieux joker inscrit au dos d'une médaille qu'un non moins mystérieux bonhomme lui a remis quand il était enfant, après avoir annoncé le décès de son père.
C'est ainsi qu'il fait la connaissance de Harry, un gentleman dans toute sa britannique splendeur, qui va révolutionner son monde et va tenter de faire entrer Eggsy au sein du Kingsman, un service secret dissimulé derrière la devanture d'un tailleur chic.

Je craignais que ce pitch mettant en scène un ado ne soit rien d'autre qu'un pastiche grossier de James Bond, façon Percy Jackson ou Spy Kids dans un monde d'agents secrets.
Ne goûtant guère à ces trucs pour jeune public, c'était ma principale réticence à Kingsman.

Fort heureusement, il n'en fut rien! Non seulement le rythme est très bien étudié, mais en plus de suivre Eggsy, l'on suit également Harry/Galahad, qui n'est pas un personnage si secondaire que cela. Colin Firth est absolument impeccable dans ce rôle de gentleman tentant d'apprendre, ainsi qu'est fait référence durant le film, à My fair lady, à Eggsy l'art d'être un gentleman - notamment via l'adage "manners maketh man" (les manières font l'homme).
Dégageant une classe folle, toute britannique, sa propre aventure est poursuivie par celle d'Eggsy qui apprend bon an, mal an tout au long de l'entretien d'embauche très spécial qui doit faire de lui, ou d'un de ses camarades, un authentique Kingsman, à être un parfait agent secret.

Samuel L. Jackson fait forte impression dans la foliede son personnage, encore accentuée par un cheveu sur la langue le faisant osciller entre sympathique timbré et génie du mal; il parle toujours aussi mal, d'ailleurs j'imagine que le contraste entre son personnage et celui de Colin Firth est idéalement étudié afin de faire sortir tout ce qu'il y a de plus grossier chez Valentine, le contraste entre britanniques et américains étant largement mis en avant, notamment dans le dîner durant lequel Valentine invite sans le savoir Galahad.

L'humour est très présent, les personnages suffisamment sympathiques, et l'intrigue, pour toute bateau qu'elle soit, permet de passer un très bon moment.

Un excellent film, très bonne surprise, jetez-vous dessus pendant que vous pouvez encore le voir au cinéma : un Divertissement, avec un grand D! (à ne pas traduire en anglais...)

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Georges Lucas 16/03/2015 16:38

T'as oublié de mettre en avant des scènes d'actions dignes de film d'arts martiaux, absolument épiques et parfaitement lisible.
L'inverse exact des "coupures toutes les 2 secondes/changement de plans" de la quasi-totalité des films Hollywoodiens depuis plus de 10 ans (parce qu'ils embauchent de beaux gros légumes en guise d'acteurs. Ca présente bien, mais ça bouge pas beaucoup beaucoup, un légume). Notamment, la scène de l'église déboite du pâté à sa mère-grand la teupu.
Du coup je dirai même que c'est un chef d'oeuvre.

Shinkel 16/03/2015 17:49

Ah ah mais clairement, c'est vrai que les scènes d'action sont nettement plus lisibles. Je ne me souviens plus dans quelle critique ciné j'avais écrit ça mais je déplorais en effet le côté coupure dans tous les sens qui est vraiment un artifice grossier pour rendre un truc dynamique. Si ma mémoire est bonne, Transformers premier du nom avait largement popularisé l'astuce mais c'était si j'avais bien compris avant tout pour cacher les défauts d'une animation par ailleurs nickel. Malheureusement, ça a été repris de partout et ça rend bien donc allons-y pour en abuser.
Et ouais, la scène dans l'église, parfaite. J'finissais par me demander si on verrait le boss à l'oeuvre... Et oui. Putain de oui, si tu me passes l'expression.