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La boîte à fourbi

Cinoche : Terminator Genisys

30 Juillet 2015 , Rédigé par Shinkel Publié dans #Cinoche & mouviz

Comment ça, je délaisse mon blog? Mais alors là, mais pas du tout! D'ailleurs, tiens, j'ai été voir Terminator au cinéma hier. Et je fais quoi, là? Hop, une petite critique des familles, en avant!

Cinoche : Terminator Genisys

Un casting plutôt étonnant du côté des têtes connues, à part l'éternel Schwarzy dans son rôle du T-800 : Emilia Clarke (quelle belle femme!) incarne une Sarah Connor à laquelle je ne m'attendais pas vraiment, finalement assez proche de son rôle ayant fait d'elle une star, Daenerys dans Game of Thrones, j'y reviendrai; J. K. Simmons, dont la calvitie m'a fait douter de qui il était mais si si, c'est bien l'affreux Jonah Jameson des Spiderman de Sam Raimi, qui incarne un rôle totalement inutile, je n'ai pas bien saisi pourquoi son personnage revenait aussi souvent. Et enfin, Matt Smith, l'emblématique Onzième Docteur de Doctor Who, dont je tairai le rôle parce que bon, j'ai bien aimé le peu de temps à l'écran qu'il a (je l'ai spotté direct dans la foule des grouillots de John Connor, j'étais tout heureux, il m'en faut peu). Et c'est tout pour les têtes connues (de moi, en tout cas), ce qui fait peu, surtout parce que les acteurs incarnant les deux autres personnages principaux m'ont semblé sortis de nulle part : Jason Clarke (aucun lien avec Emilia) incarne un John Connor ma foi très bon, je reviendrai également sur son rôle plus après; et enfin Jai Courtney, dont effectivement la tête me disait quelque chose lointainement puisqu'il a joué dans Divergente le rôle d'Eric, et qui est ici Kyle Reese.

Alors, la première question que l'on peut se poser est : faut-il avoir vu les précédents Terminator?
Je ne cache pas que si ce n'est nullement nécessaire, je crois fermement que revoir le premier (qui a vieilli, ouh que oui, pour les effets spéciaux : qu'elle fait rire l'affreuse tête robotique de Schwarzy maintenant!) permet de saisir beaucoup, BEAUCOUP de choses sur pourquoi certains plans sont ce qu'ils sont. cependant revoir les autres (à part le 2 pour se souvenir du T-1000, at ze limite), les autres n'ont aucune espèce d'importance.
Du reste, l'histoire est vraiment autoporteuse, pas de soucis.

Petit récapitulatif tout de même de l'histoire des Terminator :
- Dans le premier (The Terminator), de 1984, l'ambiance est sombre, les costumiers sont, heum, d'époque, il ne faut pas oublier que les années 80 se caractérisaient par l'absence totale de bon goût vestimentaire, ça brûle la rétine avec les yeux de maintenant; mais sorti de là, ce n'est pas du tout, DU TOUT un film avec l'humour des volets suivants.
Côté histoire, le T-800 est envoyé dans le passé pour tuer Sarah Connor, la mère de John Connor, le leader dans le futur de la résistance contre les machines, suite à la prise de contrôle du monde par une IA, Skynet, qui a décidé que les humains, c'était has-been. Donc, hop, on zigouille la maman pour que fiston ne naisse jamais. Côté humains, ils envoient Kyle Reese, chargé donc de protéger Sarah du T-800.
- Dans le second volet (Terminator 2 : Judgement Day / Le jugement dernier), de 1991, une version plus évoluée de robot-tueur, le T-1000, est envoyé de nouveau le passé, cette fois pour tuer un John Connor pré-adolescent.
Un peu plus d'humour dans ce volet, notamment dû au fait qu'un T-800 est envoyé par la résistance pour protéger le jeune John, qui doit donc composer avec un robot tueur en société.
- Le troisième volet (Terminator 3 : Rise of the machines / Le soulèvement des machines), sorti en 2003; est connu pour être haut la main le plus mauvais de la série, qui n'est en fait qu'un blockbuster décérébré en bonne et dûe forme, prenant la license Terminator comme prétexte. J'avais bien aimé mais il n'avait aucunement la portée de ses prédécesseurs.
L'histoire était en gros une repompe du 2, cette fois le méchant est la T-X, le héros est John Connor un peu plus âgé et on retrouve le T-800 en protecteur. Très, très hollywoodien avec cette fois le Judgement Day qui frappe à la porte. N'ouvrez pas.
- Le 4ème volet (Terminator Salvation/Renaissance), sorti en 2009, se déroule cette fois dans le futur, John Connor est le leader de la résistance et on apprend via l'étrange personnage de Marcus Wright les débuts des Terminator, comment Skynet en est arrivé là. Un opus étrange, de qualité, qui tentait de faire oublier un T3 totalement anecdotique.
Voilà pour la rétrospective des Terminator.

Ainsi que je l'évoquais, pour une fois, je vais m'attarder sur certains rôles en particulier.
Le premier est celui de Sarah Connor, comme je le disais est assez proche de l'autre rôle d'Emilia Clarke, Daenerys : les deux sont des femmes fortes, les deux ont leurs doutes, et les deux sont têtues. Accessoirement, les deux sont des meneuses, trouvé-je. Le caractère volcanique de Sarah conjugué avec celui de Kyle Reese produit une paire intéressante dont l'idylle n'a rien, mais alors rien à voir avec le premier volet (d'où à mon sens l'intérêt de se revisionner le premier). La modernisation de celle qui est la maman du leader de la résistance, dont on entend parler dans tous les films à la manière d'une icône guerrière, est assez réussie à mon goût.
Ensuite, le policier O'Brien, qui apparaît dans l'un des plans du début du film qui sont des repompes des plans du premier (à dessein, évidemment), est amené et ramené assez grossièrement et je n'ai toujours pas compris pourquoi : il ne fait pas partie de la clique des héros et je pense qu'il est juste là en tant que side-kick rigolo. Sauf que c'est trop rapporté pour être correctement intégré dans l'histoire, et je ne m'explique pas pourquoi ça m'a autant sauté aux yeux.
John Connor, ensuite, est plutôt intéressant : à part dans Salvation dans lequel le leader endurci de la résistance, joué par Christian Bale, et à qui l'on a envie de coller des tartes par moment, on ne voit jamais John adulte à l'oeuvre alors que son personnage est évoqué systématiquement. Le scénario dont je tairai les points clés tire d'ailleurs très avantageusement partie de son rôle et celui qui l'incarne le fait d'une manière convaincante : c'est un très bon point.
Le rôle du T-800, enfin, a été très approfondi : en plus d'intégrer le fait qu'il vieillisse (ça aussi, c'est issu du premier Terminator, et pas un truc sorti de nulle part dans ce volet), il gagne une place toute particulère auprès de Sarah Connor qui lui vaut l'affectueux sobriquet de Pops, qui a été traduit par "Papy" en français mais qui est un terme familier pour "papa", sauf que "papa" se dira plutôt "dad" en anglais, "pops" étant encore plus familier et assez peu traduisible (notamment parce que "papounet" n'irait pas à Schwarzy, 'faut pas pousser). Bref, le T-800, en plus de son rôle de garde du corps, revêt aussi une couche affectionnelle (c'est un mot qui existe ou pas?) qui est bien plus poussée que dans le 2 et le 3, et somme toute très bien gérée côté histoire, genre n'est pas simple papa gâteau, toute la rudesse de la machine y est et l'ensemble reste cohérent; le tout saupoudré d'humour que j'ai trouvé là encore bienvenu.

Cinoche : Terminator Genisys

Je ne m'étendrai pas sur le scénario, qui n'est pas non plus ultra fouillé, mais il est suffisamment bien ficelé pour apprter un vrai renouveau à la série, quelques menus rebondissements et un réel plaisir à suivre, avec un rythme fort bien étudié.
Naturellement, la critique dans le futur alternatif d'une "app" globalisante est connue et archi répétée mais il est assez intéressant de voir comment un système quel qu'il soit, tant qu'il est prévu pour être global d'une manière ou d'une autre, peut devenir un Skynet : sans m'empêcher de dormir, impossible de ne pas voir un évident parallèle avec notre présente société.
Tout porte à croire qu'il y aura une suite (attendez la cut-scene post-générique) et c'est tant mieux, car quelques points-clé du scénario n'ont pas été élucidés (et ça, ça me gave).

Au final : Terminator Genisys est un excellent film,  au bon rythme, qui apporte une vrai plus à la série, bien loin d'un Terminator 3 qualitativement et plus en phase avec la série que Salvation : à aller voir tant qu'il passe au cinéma, les effets spéciaux flattent l'oeil et il serait fort dommage de passer à côté. Foncez!

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