Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
La boîte à fourbi

Petit voyage à LA - partie 8

30 Juillet 2015 , Rédigé par Shinkel

(Cet article est la suite de >celui-ci<!)

Cet article traitera une nouvelle fois de nourriture, et pour cause : nos amis américains se défendent terriblement sur ce point.
A côté de notre hôtel, se trouvait un diner, sorte d'Hippopotamus si vous voulez, qui était recommandé par notre guide : Lucille's Smokehouse Bar-B-Que.
Notamment recommandé pour ses limonades, nous avons donc, à la fin de notre journée éreintante et riche en voiture et jolis panoramas, cédé à la facilité pour nous rendre chez Lucille.
Sachez qu'il vaut mieux réserver car l'endroit semble fort, fort couru.
Arrivés sur place, il n'était pourtant pas tard (genre 19h), mais le restaurant était plein à craquer et en dépit de notre réservation, nous avons du attendre quelques minutes.
Suite à quoi, une waitress est venue nous chercher (claironnant le "party of 3" auquel nous sommes à présent habitués) et comme à chaque fois, j'ai été frappé par la dédication à son métier (comme le dit le Comte de Bouderbala, "on dirait qu'elles veulent toutes te serrer!" tant elles te parlent avec un sourire Colgate et des formules pour te mettre à l'aise).
Bref, avec force grands sourires, nous nous attablons. A côté de nous se trouvent de bruyants latinos et une table de blacks dont la maman, se levant, révéla un postérieur énormissime. A cet instant, je fus reconnaissant de ne pas habiter dans les environs : il s'en faudrait de peu pour que mon gabarit déjà richement rembourré ne dépasse les frontières du raisonnable. Mais ça, c'était sans compter le dramatique couple de jeunes gens qui se sont assis une fois nos voisins partis : deux blancs de 25-26 ans, é-normes. Mais alors, immenses. Deux mètres cube. Bien loin de nous en amuser, j'étais surtout catastrophé par le couple : c'était mon troisième voyages aux US et je n'avais pas jusqu'à présent rempli le cliché dans ma liste du "gros américain de base". Bien qu'en moyenne plus grande, J'ai trouvé dans le peu d'endroits où je suis allé des corpulences assez similaires à ce que l'on trouvait en France (OK, je ne suis pas allé traîner dans les Walmarts pour voir les baleines en voiturettes électriques) mais j'ai pas trouvé le cliché-type de l'obèse américain (OK, je n'ai fait que Manhattan à New-York et LA, ça limite, automatiquement). Mais là, LA, il était présent, mon cliché.
Chacun pesait allègrement 150kg (ayant pesé longtemps 130kg, je sais ce que ça représente) pour guère plus d'un mètre 70, et mes deux énormes voisins attablés n'ont pas échangé un seul mot durant le repas que d'ailleurs seul madame a pris, car monsieur était prostré sur son smartphone.
J'étais véritablement catastrophé, n'imaginant même pas l'état des articulations et du coeur de ces deux personnes, pas plus que leurs conditions de vie, ne serait-ce que pour une partie de jambes en l'air, c'est u coup à friser l'infarctus et à exploser le sommier à chaque fois, si tant est que la chose ait même lieu! Ils m'ont réellement inspiré de la peine, et véritablement aucun sarcasme.
Je me suis d'ailleurs vite remémoré le pourquoi du comment devenir aussi immense avec la taille des boissons, pour commencer : les fameuses limonades se sont trouvées être pour le coup savoureuses, en portions d'un litre.J'avais pris à la pêche et ma compagne à la fraise, force est de reconnaître qu'à ce jour, je n'avais jamais consommé de limonade aussi bonnes. Certainement bourrées de saletés en tous genre, mais le résultat valait vraiment le coup.
Ensuite, la bidoche : les américains sont les rois du steak : là encore certainement bourré d'hormones, mais quel goût mes amis, quel goût! Enfin, je dis steak, mais la barbaque en général, ça leur parle.
Pour le coup, les travers de porc comme ils les préparent, c'est un truc à faire. D'ailleurs, avec un half-rack, comprendre un demi-travers, à 14$ et un full rack à 17$, on comprend pourquoi la population moyenne de ce type d'établissement était plutôt bien portante.
Connaissant les parts, je me suis cantonné à un prudent half-rack, qui était déjà plus que largement suffisant. Mais, pour faire bonne mesure, il est compris dans le menu non pas un, mais deux accompagnements : les frites (évidemment), mais aussi une salade genre coleslaw, c'est-à-dire à base de chou. Comme ça, on a aussi mangé des légumes et tout le monde est content. Certes, cette salade est tellement baignée de sauce blanche saturée de gras qu'elle a sans doute davantage de chances de causer une obturation artérielle que les frites, mais ce sont des légumes, alors en veilleuse.
Au final, j'ai aidé mon hôte à finir son full rack, mais j'ai laissé la salade remporter la victoire, de bonne grâce.
Je ne sais plus si nous avons pris un dessert, mais une chose est certaine, j'étais absolument repu. Burp.

Je n'ai pas pris cette photo mais c'était ce que j'avais consommé. Avouez que ça a l'air fameux!

Je n'ai pas pris cette photo mais c'était ce que j'avais consommé. Avouez que ça a l'air fameux!

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article