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La boîte à fourbi

Cinoche : Pirates des Caraïbes - La fontaine de jouvence

30 Mai 2011 , Rédigé par Shinkel Publié dans #Cinoche & mouviz

... Ou encore Pirates of the Caribbean : on stranger tides dans son titre original, comme d'habitude largement dénaturé inutilement par sa traduction, puisque l'original signifie "en eaux [marées] inconnues" qui aurait même pu être encore un poil plus romancé. Mais passons.

 

http://www.tiptoptens.com/wp-content/uploads/2011/04/Pirates-of-the-Caribbean-On-stranger-tides.jpg

 

Au casting, nous retrouvons le duo à succès des épisodes précédents Johnny Depp / Geoffrey Rush, respectivement "Captain" Jack Sparrow et Hector Barbossa, ainsi que le plus ou moins fidèle et plus ou moins loyal "Master" Joshamee Gibbs, comme toujours campé par Kevin McNally, et enfin l'inusable Keith Richards en bon Captain Teague, le charismatique papa de Jack. Et c'est à peu près tout pour ce qui est des têtes connues des épisodes précédents. Que les esprits féminins se calment, le clin d'oeil espéré pour voir mister Bloom n'existe pas, nulle trace de lui ou de Keira Knightley. Hop, à la trappe.

Ensuite, pour les rôles principaux, on trouve aussi la ravissante Penelope Cruz, incarnant Angelica Malon, et Ian McShane, le grand méchant Blackbeard.

 

En tant que grand fan des précédents Pirates, j'attendais de pied ferme ce nouveau volet, puisque pour mémoire, Pirates des Caraïbes, c'est tout de même un scénario prenant impliquant le volatile Jack Sparrow ainsi que son meilleur ennemi Barbossa, le tout dans des décors enchanteurs et d'une facture juste stupéfiante.

Alors, hem... Commençons, si vous le voulez bien, par le scénario. Pas qu'il soit spécialement tiré par les cheveux d'habitude, mais les coups bas typiques des pirates auxquels Sparrow et consorts nous avaient habitués dans les trois volets précédents donnaient un intérêt réel et des revirements qui rendaient les films bien rythmés.

 

Replantons le décor : dans le premier épisode, Jack Sparrow et Gibbs doivent retrouver le vaisseau de Jack, le Black Pearl, aux mains de Barbossa, ex-membre de l'équipage de Sparrow ayant fomenté une révolte pour s'emparer du légendaire navire.

Dans le second épisode, Jack doit régler ses comptes avec l'affreux Davy Jones (mon méchant préféré, et de très loin, tant par son élocution génialissime - merci Bill Nighy - que ses manières et attitudes juste remarquables, du niveau de Jack Sparrow, maître en la matière oserais-je même dire), pendant que monte en influence l'infâme Cutler Beckett.

 http://img.listal.com/image/120451/600full-pirates-of-the-caribbean%3A-dead-man%27s-chest-photo.jpg http://images4.wikia.nocookie.net/__cb20100803154608/pirates/images/d/d5/Beckett_Aboard_Endeavour.PNG

 

 

Influence à son paroxysme dans le troisième film, fin du combat avec Davy Jones en apothéose, avec en toile de fond les quêtes diverses des seconds rôles dont Will Turner à la recherche de son paternel, tout cela rend vraiment fort bien et à un rythme aux petits oignons.

 

Donc, dans les trois premiers films, le scénario était axé sur les péripéties de Sparrow et ses caprices, pirouettes et autres roublardises, il se trouvait donc un réel intérêt du personnage principal.

 

Et là... On se demande un peu ce que fait Sparrow et l'intérêt de la quête pour la fontaine de jouvence, car, aussi étonnant que cela puisse paraître, Sparrow n'en a quasiment rien à cirer de cette fontaine, il se retrouve juste là parce qu'il sait, prétendûment, où elle se trouve, point barre. On espère, au long du film, qu'une énorme roublardise telle que celles auxquelles il nous a habitués, retourne le film et donne un réel attrait à son personnage, mais non, rien. Tout est cousu de fil blanc et Jack Sparrow n'est finalement que relativement secondaire, quel dommage! Enfin, cousu de fil blanc, non, parce qu'en plus, tout ceci est sensiblement fouillis, pour donner une fausse impression de profondeur à un film qui en manque cruellement.

 

Par-dessus cela, je voudrais Barbe Noire, un méchant sorti du chapeau avec un charisme terriblement en retrait à côté de Davy Jones ou de Beckett, ce dernier, s'il n'avait pas la carrure de Jones, se trouvait être un bon baddy dans le sens où on avait quand même méchamment envie de buter cette affreuse petite punaise, d'ailleurs je ne sais plus qui a dit un jour "un méchant est un bon méchant quand on a envie de l'étriper".

 

Là, Barbe Noire est un méchant juste méchant. Pas pathétique - quoiqu'à la fin... - , méchant de base, c'est tout. Histoire de dire : on a un méchant. Difficile de passer après les affreux des derniers films... Même si, bon, son galion est quand même classe et le sabre qu'il a également, 'faut bien avouer (un des rares intérêts du film, d'ailleurs). Mais là encore, à quoi bon faire de Barbe Noire "ce qu'il est" (houuuu, suspense!) si c'est pour être aussi naze à la fin? Mauvaise blague que cela!

 

Ensuite, Miss Cruz, que dire? Oui, la demoiselle est charmante (et puis moi, les brunes à cheveux longs, que voulez-vous...), mais j'ai une question : quel est l'intérêt? A part potiche, évidemment. Ouh, que je suis mauvaise langue... Mais quand même. Je n'aime pas Keira Knightley, mais elle avait du répondant, du vrai, elle faisait "pirate". Miss Cruz, elle essaye.

Et c'est tout.

Je ne vais pas gâcher un des rares points à découvrir du film, mais bon, à part introduire un personnage féminin supposé, j'imagine, être un ersatz d'Elizabeth Swan - et exciter un peu l'audimat masculin tant qu'à faire - son rôle est mineur et n'apporte pas vraiment grand-chose à l'histoire, à part la rendre encore plus fouillie (un coup je suis avec toi, un coup pas du tout, un coup je suis avec toi, etc..).

http://www.daemonsmovies.com/wp-content/uploads/2011/03/pirates-of-the-caribbean-movie-poster-penelope-cruz-angelica-550x802.jpg

 

Et que dire de l'espèce d'amourette (je vous cacherai entre qui et qui) entre deux personnages tellement secondaires qu'on se demande bien ce que ça vient faire là, ridicule au possible, tant, en plus, les deux "tourtereaux" ont un charisme d'huître avariée? Hop, à dégager!

 

Barbossa fait un peu peur dans sa première apparition, mais heureusement, on retrouve ce vilain forban plus loin dans l'histoire, l'honneur est sauf (admirez Barbossa maquillé, ça vaut son pesant de cacahuètes), je dirais même que c'est dans cet opus l'un des rares intérêts du film, voire LE personnage un peu intéressant. Même si dans l'ensemble, il manque de son répondant et de son panache des précédents volets.

 

Ceci étant dit, abordons maintenant si vous le voulez bien la plastique du film. Comme d'habitude, c'est beau. Images propres, effets spéciaux d'excellente facture, aucun doute, nous sommes bien dans un Pirates. Malheureusement... Oui, parce que là aussi il y a à redire, un comble, malheureusement disais-je, la 3D vient mettre son affreux nez dedans. Alors que je vous explique : les films en 3D, 'commence à y'en a avoir un peu MARRE.

 

Vous n'êtes pas sans savoir, si vous avez regardé les épisodes précédents, que Pirates, c'est, comme je le disais au début, de splendides paysages, dans des contrées vierges ou presque, des forêts luxuriantes et compagnie, bref, du qui claque méchamment dans la rétine. Et là, pouf, 3D. En quoi est-ce un mal? Déjà, parce qu'encore une fois, elle ne sert pour ainsi dire à rien. Aucun apport de beauté quelconque au film, à part faire passer des lianes floues au premier plan et aboutir à un mal de crâne, nada, que pouic.

Par contre, à cause des lunettes obligatoires pour profiter du film, toutes les couleurs sont ternies, et genre big time. Au revoir, paysages verdoyants, bonjour, couleurs fades et grisées! Effectivement, sacrée bonne idée la 3D, dites-moi!

 

Faites-moi plaisir, si votre cinéma passe Pirates 4 en 2D et en VO (chez moi, c'est VO 3D obligatoire, par contre, l'affreuse, l'immonde VF est en 2D ou 3D, GRRRR) d'aller le voir, donc, en VO et en 2D.

 

Dernière critique : les musiques sans aucune originalité, des repompes des musiques du 2 et du 3, elles-mêmes améliorées du premier volet. Dommage, car les musiques restent épiques, mais déjà entendues dans les deux précédents volets (qui se suivaient, donc pas vraiment choquant)... Dommage, ici encore.

 

On récapépète!

 

Les plus :

- Modélisation des vaisseaux toujours au poil

- Effets spéciaux qui envoient du bois

- Trio Sparrow / Barbossa / Gibbs toujours au rendez-vous

- Penelope Cruz (pour les affamés)

- Je veux un bateau avec un sabre télécommande moi aussi (le Queen Ann's Revenge, vaisseau de Barbe Noire)

- Aspect visuel global

 

Les moins:

- ... Aspect visuel plombé par une 3D à la mode

- Intérêt de l'épisode en net retrait par rapport aux autres épisodes

- Vilain de l'histoire trop survolé pour être attachant ou digne d'intérêt

- Un Sparrow en petite forme et un Barbossa pas super mieux

- Sent un peu trop la suite commerciale

 

 

Un épisode à réserver aux fans purs et durs, les fans "normaux" comme moi ayant a priori été aussi déçus que moi. A la limite, pour en profiter, il faut n'avoir vu encore aucun épisode, commencer par le 4, la seule chose à savoir étant que le Black Pearl est à la base le vaisseau de Sparrow, qui lui a été ravi par Barbossa. Du reste, commencez donc par le 4, puis regardez la trilogie originale dans l'ordre de parution. Et là, peut-être que ce flm vous plaira. Un seul mot pour qualifier ce film : dommage.

 

Ma note : 7/10

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