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La boîte à fourbi

Cinoche : Transformers 3

15 Juillet 2011 , Rédigé par Shinkel Publié dans #Cinoche & mouviz

Une semaine après sa sortie, l'amateur de boumboum que j'étais s'est senti obligé, après avoir laissé passer le  gros des affreux n'enfants bruyants et autres amateurs, comme moi, de boumboum, d'affronter ma peur du navet (je ne  me renseigne que très peu sur les avis du public puisqu'on trouve, sauf cas rare, toujours des éternels heureux et  des éternels rageux, donc moyen pour se faire un avis).

transformers3.jpg

Ah oui, vous noterez que je ne vais jamais de critique à la sortie du film, et même rarement dans la semaine qui  suit : c'est normal, j'ai horreur des salles de cinéma bondées dès la première semaine du film, je laisse donc  habituellement passer une à deux semaines, le temps que ça se tasse. Mais passons.

Veuillez également noter que je ne suis pas au mien domicile et que j'écris cet article au fin fond de l'Armorique,  sans connexion internet pour le moment. De fait, la partie "casting" de ma modeste critique sera abrégée, puisque  n'ayant pas IMDB sous la main (vous ne croyiez tout de même pas que je retenais tous les noms à la seule vue du  générique, si?).

Au casting, justement, nous retrouvons pour la troisième fois Shia LaBeouf, dans le rôle de Sam Witwicky; ainsi que  ses deux indécrottables parents (là, par exemple, IMDB me manque); de même que l'on retrouve l'agent spécial  complètement siphonné des deux précédents épisodes (IMDB me manque vraiment, vous l'ai-je déjà dit?). Par contre,  au revoir Megan Fox, ça t'apprendra à comparer Michael Bay à Hitler ma cocotte, si l'on en croit la croyance  générale. On retrouve enfin le cast vocal des Autobots. Et, surprise, un John Malkovitch aussi inattendu  qu'efficace et franchement poilant.

Comme d'habitude, je ne sais plus trop par où commencer. Parlons de la blondasse qui remplace aussi bien Megan Fox  qu'un enduit mauve pour boucher un trou dans un mur jaune : oui, tu es blonde. Oui, sans doute que tu corresponds  aux critères de bonnasse de la gent masculine, malheureusement pour toi, je les préfère brunes (mais ça aussi, vous  le savez) et plus malines que toi. Pour mémoire, toute redoutablement charmante qu'était Megan Fox, elle avait  aussi dans les films la casquette de mécano-aventurière qui lui allait tout de même bien. Là, on tombe avec une  superbe plante en pot, insérée dans l'histoire avec un chausse pied modèle géant (trois lignes dans le dialogue, et  en avant Guingamp, histoire d'oublier qu'elle a quand même vécu deux-trois trucs avec Sam, genre dans deux épisodes  complets, mais non, non monsieur, elle l'a jeté du jour au lendemain. Et tant qu'à faire, on insère aussi des  commentaires de la part des deux petits Autobots en squat chez Sam et sa copine du genre "bah, on l'aimait pas de  toute façon", "elle était méchante", histoire de la faire petit joueur et c'est intériné. Dommage, la sauce ne  prend pas et la blondasse reste insipide du début à la fin, un pseudo-remplacement raté, en fin de compte. Bouh la  vilaine.

Mais bon, la bonnasse, ce n'est que le petit plus Périglioni, Transformers, c'est avant tout un SCENARIO! Non? Bon,  ok.

Non, mais ok, moi non plus, je n'y croyais pas, mais j'avais envie d'en parler, du scénario!

Quoi, ça tient sur un confetti?! Ah, le vieil a priori! Non, Monsieur, Non, Madame, le scénario ne tient plus sur un confetti! Ni même sur deux! Messieurs-dames, le scénario de Transformers 3 tient sur un POST-IT! Eh oui, il y a eu du travail, on a presque une surprise scénaristique, je vous assure! En tout cas, on en a presque une quand, comme moi, on vient en ayant bien pris soin de débrancher le cerveau, évidemment.

C'est un poil plus étoffé que le premier, et moins longuet que le second pour une durée a priori similaire. Moins drôle, aussi. C'est très dommage, mais le côté délirant des épisodes précédents a franchement diminué et c'est à peine si l'on rigole deux ou trois fois sur tout le film ( en n'exagérant que très légèrement). Notamment parce que les Autobots sont maintenant connus du grand public et que la partie de cache-cache avec le reste de l'humanité est terminée. Certes, on ne pouvait pas non plus espérer durer bien longtemps, il fallait se renouveler.
John Malkovitch, dont je parlais au début, apparaît tellement comme un cheveu sur la soupe qu'on se demande même si c'est bien LUI, ZE John. Et la réponse est oui, il incarne le patron de Sam, du moins si celui-ci réussit son entretien. Entretien relativement surréaliste que je vous laisserai admirer, suite à quoi M. Malkovitch refait une apparition accessoire, mais bien drôle, et s'en vont.
Sam est moins présent, et là encore, moins drôle. Je ne sais pas comment rend la version française, mais en VO, Sam parle très vite en enchaîne les petites phrases et les tournures très drôles pour faire passer son irritation. Ici, cette ribambelle de petites piques rigolotes est nettement allégée et on s'attache moins à Sam que dans les épisodes précédents.
Ceci étant dit, ce n'est pas pour autant mauvais, tout cela : on se rattache à un film d'action standard, bien loin, donc, du côté totalement à l'ouest de Transformers 1. C'est un choix comme un autre.
Du reste, la clique des Autobots ne cesse de grandir, ainsi que celle des Decepticons, même si l'on retrouve Prime, Bumblebee, et compagnie; je vous avoue ne pas suivre tous les robots présents, sans doute les acharnés de la série trouveront des super clins d'oeil, mais moi, niet. Encore une fois, le grand méchant est là, à se demander comment d'ailleurs, avec ce qu'il prend dans la tronche les épisodes précédents, à croire que trouver un méchant n'est pas chose facile.
Un scénario je disais-je plus haut moins drôle parce que plus sombre : il est question d'une guerre en bonne et dûe forme, et plus d'escarmouches comme dans les volets précédents. Comme le centre du monde n'est pas Washington ni New York, comme essayent désespéréments de nous le faire croire les réalisateurs américains, l'action se déroule dans le petit patelin bien tranquille de Chicago. Comme Midtown Madness, tiens. Non, c'est pas un film, mais un jeu. Quoi, on n'en a rien à faire? Hé, c'est moi qui cause ici! Enfin bon, ce sont encore les ricains qui en prennent plein la tronche (yipee) et l'ensemble rend bien. Mais je ne veux pas tout gâcher avec mon dernier point.

Et quel dernier point, ce point qui fait que vous IREZ voir Transformers 3 au cinéma, mes petits gars. Oui, parce que vous irez. OUI, VOUS IREZ, PIGÉ?
Oui, on en prend plein la tronche. Encore une fois. Et encore, l'UGC a enfin eu le bon sens de sortir les 4 versions pour tous les publics (français 2D / français 3D / VO 2D / VO 3D, mazel tov, tout arrive), si vous me suivez, vous vous doutez donc que j'ai donc été voir quelle version? Hum? Le premier qui dit VF 3D, j'lui fais des frisettes au fer à souder, c'est compris? VO 2D, yes sir, la seule, la vraie. Bon, en fait, j'ai un peu pipeauté au début de cet article, ma compagne a été voir les avis, et beaucoup, même ceux qui n'ont pas aimé le film, tombent d'accord sur le fait que la 3D utilisée est ENFIN utile et claque vraiment fort. Du reste, à vous de voir si vous voulez ressortir de là avec les yeux croisés, deux heures et demie de 3D, personnellement, je ne suis absolument pas certain de tenir. Mais passons.
Image fine, combats très bien rendus, c'est du grand Bay. Ca explose dans tous les coins, ça se tire dessus dès que ça peut, bref, c'est jouissif. Oui, vous en prenez plein la tête et rien que pour ça, le contrat est rempli.


Mais... Oui, il y a un mais. Ce mais était prévisible, MAIS c'est du déjà vu. Malheureusement ou heureusement, Monsieur Bay avait placé, vous le savez bien si vous me lisez régulièrement, la barre haut, très haut pour un blockbuster : surprenant, bien rythmé, plastiquement imbattable (on se calme, les puristes), drôle, accrocheur, le maître-étalon du cinéma sans cerveau.
Le 2 péchait par une lenteur et des personnages secondaires franchement gonflants (spéciale dédicace aux twins Autobots), et n'avait plus l'attrait de la surprise, ceci étant dit, les défauts sus-cités lui étaient nettement plus préjudiciables que le manque de surprise (visible s'entend, puisque si ça se trouve, les moteurs 3D de malade mental qui sont derrière ont tout changé, ça, je n'en sais rien).
Le 3 par contre, doté d'un scénario non pas moins long mais mieuxc rythmé que le 2, au final on se retrouve avec un film d'ensemble de bonne facture, mais qui reste bien en retrait du premier volet. Et pour le coup, c'est triste, mais ça commence à vraiment peser de voir les mêmes bastons et les mêmes boumboum. La faute à l'idée de la série, à force, même un amateur du style comme moi se lasse.

Est-ce une raison pour le bouder? A mon sens non. N'espérez pas avoir mieux que le un, sauf si le côté lourdingue de l'humour vous a gonflé, c'est plus ou moins kif-kif mais moins drôle. Aller voir un film comme celui-ci, c'est avant tout se faire éclater les rétines et encore une fois, c'est pari remporté haut la main. Disons pour résumer que c'est un blockbuster qui se distingue des autres par les effets spéciaux omniprésents et d'incroyable facture, guère plus.

 

Les plus :
- Toujours aussi bien foutu
- Scénario un quart de poil plus évolué (je salue l'effort!)
- Nouvelle direction générale (même si je n'approuve pas, il y a eu du travail)

Les moins :
- Mieux que le 2, moins bien que le 1. De pas grand-chose, c'est rageant!
- Plus de Megan Fox. Mes hormones sont en berne.
- Impression de déjà vu bien trop présente, c'est l'jeu (de la série de films) ma pauv' Lucette!

C'est beau, c'est propre, même si ce n'est pas parfait, c'est LE blockbuster no-brain de cet été. En voiture Simone, vous allez me mater ça de suite.

Ma note : 8/10

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