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La boîte à fourbi

Cinoche : Tron Legacy

23 Février 2011 , Rédigé par Shinkel

Les vacances, c'est sérieusement cool. Déjà parce que ça permet de se reposer. Ensuite, dans certains cas très précis, ça permet de se désynchroniser suffisamment dans les cycles de sommeil pour aller voir Tron Legacy. Le rapport? Les gros malins de l'UGC près de chez moi (seul cinoche qui passe les films en VO, donc juste un passage obligé) a décrété qu'il fallait pour faire le kéké qu'il n'y aurait en VO qu'une seule, UNE SEULE, séance de Tron Legacy et qui plus est, qui serait en 3D. Et qu'elle serait à 22h15. Nickel, bien joué, les gars.

Hem.

J'aime pas la 3D, je fais comment?

En fait, c'est surtout depuis que je suis allé au Futuroscope l'été dernier que la 3D est passé de "douteux" à "merdique" dans mon classement des technologies sorties du placard. Surtout parce que j'ai un problème de convergence des deux yeux, ce qui gêne quand même LEGEREMENT l'appréciation de la 3D.

Alors bon, hier, devant la possibilité manifeste que je ne m'endorme pas en pleine séance, habitué au coucher avec les poules et au lever avec le coq (enfin, vers 6h en temps normal), nous avons été, moi et ma moitié mon tiers braver la 3D et l'horaire tardif pour aller voir...

 

http://passionatech.com/wp-content/uploads/2010/03/tron_legacy.jpg

 

Plantons le décor historique de Tron, premier du nom. Sorti en 1982, c'est un film qui a fait grand bruit à l'époque (comme quoi, deux ans avant que je naisse, le monde tournait déjà, c'est une grande blessure pour moi) avec des effets spéciaux remarquables, c'était même le premier film à utiliser l'informatique pour les effets spéciaux.

 

Personnellement, j'ai dû voir ce film il y a environ 10 ans et si j'en garde un bon souvenir, je n'ai pas le moindre indice sur l'histoire qui m'a totalement volé au-dessus de la tête. Pas grave, dixit Jeff Bridges (j'y reviendrai), il n'y a pas besoin d'avoir vu le premier pour apprécier le second. Wicked.

 

Au casting, nous avons donc Jeff Bridges, que décidément on voit partout en ce moment (si si, Obadiah Stane dans Ironman premier du nom, True Grit...), et qui jouait déjà dans le premier Tron - c'est en passant un de mes acteurs préférés du moment avec sa voix rocailleuse et sa performance générale - et qui campe le même rôle de Kevin Flynn; le fiston et héros de ce film, Sam Flynn, est incarné par Garrett Heldlund, illustre inconnu pour moi mais que l'on a déjà vu, si j'en crois sa fiche IMDB, dans Troie et Eragon; la splendide Quorra est quant à elle incarnée par quelqu'un que j'ai mis une heure à reconnaître, Olivia Wilde, que l'on connaît en tant que Thirteen/13 dans Dr House; à noter aussi pour les connaisseurs du premier volet la présence de Bruce Boxleitner qui incarnait Tron dans le premier film.

Chose rigolote, un autre nom sonne à mon oreille, même s'il ne vous dira probablement rien, Rinzler, un des adversaires de Sam Flynn, est incarné par Anis Cheurfa, qui est un acrobate / pratiquant d' "arts martiaux extrêmes", je vous ai déjà passé un petit clip sur ses acrobaties tout bonnement spectaculaires.

 

La BO du film est signée Daft Punk, et pour les réticents au groupe (comme ma compagne), sachez que leur musique n'est pas typée comme toutes leurs précédents créations; ce qui n'est guère étonnant puisque le film est produit par Disney (comme le premier, bah oui) et doit donc être un minimum passe-partout, même "sonoriquement" parlant. Cette même BO est très, très bien implantée dans le film, c'est une vraie réussite qui, pour vous donner un équivalent, s'intègre aussi bien que les excellentes musiques de Pirates des Caraïbes dans le film éponyme (signées Hans Zimmer). Critique par contre, même si cela est effectivement propre aux salles de cinéma, mais les sons d'ambiance sont trop bas et du coup deviennent carrément assourdissants (bas dans la fréquence, pas dans le volume); bilan je me suis trop souvent surpris à pester contre un volume sonore trop agressif.

 

Au niveau du ressenti général, la première chose à retenir, c'est qu'on en prend plein la tronche. Mais vraiment, hein. Ce n'est pas comme Transformers, dans le sens où on en prend plein les mirettes dans Transformers grâce aux techniques d'animation et au côté gigantesque des protagonistes; dans Tron, c'est plutôt l'univers qui claque dans la rétine : le noir dominant est agrémenté des célbères couleurs néon qui rendent vraiment, vraiment bien. Les combinaisons de tous les personnages rendent redoutablement classe, et c'est bien ça le point à retenir de l'esthétique générale du film : c'est "classe". Le rendu est exceptionnel, et rien que pour ça, ça vaut le coup de le voir sur écran géant.

Par contre, la 3D est plutôt anecdotique : à part quelques légers effets, il est limite possible de regarder le film sans les lunettes, si l'on tolère un léger flou. D'un autre côté, cela implique que la 3D est moins "traumatisante" qu'une 3D "Futuroscope" avec une profondeur premier/dernier plan ridiculement grande et donc épuisante à la longue.

 

Niveau prestation des acteurs, c'est du tout bon : certes, je pars avec un avantage puisque j'aime beaucoup Jeff Bridges, mais le petit blondinet qui campe Sam Flynn joue fort bien, de même que la fort jolie Quorra. J'ai par ailleurs beaucoup aimé la prestation de Zuse, une espèce de passeur pour clandestins qui se dissimule dans un endroit tendance, il se devait donc d'être tendance lui-même, voire carrément extravagant, et cela rend fort bien, une fois de plus.

Gros boulot pour le rajeunissement numérique de M. Bridges, lors de son incarnation de Clu, son alter ego numérique, qui rend terriblement bien à moins d'y regarder de plus près, ce que j'ai fait notamment sur la fin où l'on a l'occasion de contempler son visage numérique : même si de sacrés progrès en animation faciale ont été faits depuis par exemple Matrix 2 (et son Néo tout numérique qui se bat au bâton), les mouvements du visage induisant l'inertie et les mimiques automatiques de tout être humain ont encore de beaux jours devant elles, là, ça rend trop "parfait", c'ets dommage vu l'indéniable qualité globale du film.

Mais y'a pas, la gomina rend bien même sur un personnage numérique.

 

Niveau scénario, c'est là que ça se gâte : il y a un scénario, même s'il n'est pas aussi touffu que Inception, par exemple,il n'est quand même pas exempt de critiques. Alors oui, je le précise des fois que vous ne soyiez toujours pas au courant, mais Tron est avant tout un film à grand spectacle. Ceci étant, on se trouve tout de même dans un style moins léger que Transformers, en gros je dirais qu'on est à mi-chemin entre Transformers et Pirates des Caraïbes pour ce qui est importance/intensité du scénario. Malheureusement, il souffre de quelques temps morts et je déplore un léger manque de rythme, mais rien de très méchant.

Par contre, aucun cliché ne nous est épargné, et malheureusement on ne tombe de son siège pas une seule fois sur les deux heures du film. C'est un peu dommage là encore, approfondir le scénar' n'aurait pas nuit au film, bien au contraire.

 

Encore un point qui marque, les montures motos et volantes (déformation de WoW, vous m'en excuserez) sont juste ENORMISSIMES. Clairement, l'esthétique des véhicules, même le 4 place de Quorra, est d'un niveau excellent, qui non seulement arrive à paraître futuriste et méga-classe, mais en plus reste dans le style si propre à Tron, excellent travail.

 

Enfin, je finirai par une petite critique : pourquoi appeler le film Tron? Tron est le héros du premier opus, mais là, on ne fait qu'en entendre parler, c'est fort dommage. Léger coup de théâtre sur la fin, mais rien de plus. Mouais. D'un autre côté, je vois mal comment on aurait pu appeler le film autrement qu'avec Tron dedans, alors...

 

Les plus :

- Esthétiquement génial

- Prestation générale des acteurs

- BO de qualité

- 3D bien menée...

 

Les moins :

- ... quoiqu'au final quelque peu anecdotique

- Moins fort le son!

- Pourquoi appeler ça Tron...?

 

Je ne savais pas trop quoi attendre de ce film, au final j'ai adoré, passé un excellent moment, un vrai divertissement que je recommande. Je ne comprends pas en fait ce que ses détracteurs reprochent au film, oui, ce n'est pas un film scénaristique, oui, y'a mieux, y'a toujours mieux, mais en attendant, même les sceptiques comme ma compagne et mon ami Rayure ont pris du bon temps, et pourtant Dieu sait que le dernier est sévère avec les nanards. Alors?

 

Ma note : 9/10

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