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La boîte à fourbi

Coupons du bois

14 Décembre 2009 , Rédigé par Shinkel Publié dans #Divers et avariés

Avec mon changement de boulot, j'ai commencé un nouveau loisir, en dehors des heures de boulot, à savoir la coupe de bois.
Alors que d'autres font du sport (ah ah), zappent devant la télé (re-ah ah) ou jouent à WoW (GYAAAH AH AH), moi, mesdames et messieurs, je coupe du bois.

Je sais, j'ai des collègues bizarres mais pas grave, l'essentiel c'est d'apprendre des choses.

Et si je vous présentais les différents outils auxquels j'ai eu affaire, hum?

Commençons simple.
La tronçonneuse.
http://www.dumont-securite.fr/images/Tronconneuse-MS440.jpgLa tronçonneuse n'est pas très compliquée à utiliser et se trouve être tellement dangereuse qu'elle est bardée de protections en tous genres. Une bonne tronçonneuse est une tronçonneuse thermique, donc à essence, parce qu'elle a plus de couple (l'effort apporté sur la chaîne) et de longévité en utilisation qu'une tronçonneuse électrique.
Elle se démarre plus ou moins comme un modèle réduit, avec starter et compagnie, et selon les modèles, la chaîne tournera une fois la bestiole allumée ou bien il faudra accélerer pour embrayer le mouvement. Pour bloquer la chaine, l'espèce de garde à droite de la poignée sur l'image doit être poussée ou tirée (sais plus).
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il n'est pas nécessaire de tartiner avec l'accélérateur (gâchette tout à gauche) à fond tout le temps. Comme une voiture thermique, plus vous accélérez et plus vous viderez votre réservoir vite, veillez donc à ajuster l'accélération en fonction de l'effort, ce n'est pas un système binaire (tout à fond ou éteint).

La tronçonneuse permet de préparer les portions de troncs de manière à pouvoir les couper après.
Ah, une chose : ne jamais faire entrer la lame en contact avec la terre, la mécanique n'aime pas. De fait, il convient de faire tourner le fût que vous tranchez (le tronc) pour finir votre coupe plutôt que de risquer de toucher le sol avec la lame.
Laquelle lame finira fatalement par perdre de son tranchant et devra donc être aiguisée .
Au fait, ce ne sont pas les lames les plus longues qui coupent forcément le mieux : un moteur aura moins de mal à faire tourner une petite lame qu'une grosse, donc une grosse lame sera plus utile sur un moteur plus gros... Enfin, vous comprenez.


Pour tourner les billes (ou les fûts, ou les troncs, doit y avoir des spécificités mais je ne les connais pas!) afin d'éviter de planter la lame de la tronçonneuse en terre, un outil magique existe pour les gros troncs que l'on ne peut pas tourner à la main, j'ai nommé : le tourne-bille!
http://woodsolution.ca/images/cantdogpeavy.JPG
Le principe est le suivant : avec le crochet, vous accrochez le côté du tronc, puis, tout bêtement, vous appuyez sur le manche pour tourner le tronc. Le modèle que j'ai utilisé ce week-end avait en plus de l'autre côté du crochet un genre de symbole crochet ( [ ) qui permettait lorsque le tronc est tourné de le surélever par rapport au sol.
De ce que j'en ai vu, il est préférable d'être deux pour tronçonner un tronc "tourne-billé", un qui maintient le tourne-bille et un qui tronçonne, parce qu'on tourne rarement le tronc complètement qu'il ne demande qu'à revenir à sa position d'origine...
Outil suivant : le merlin.

http://www.leboutte.fr/images/catalogue/outillage/merlin-eclateur.jpgSorte de grosse hache qui s'ignore, le merlin est l'outil qui permet de faire de belles parts sur les morceaux de troncs préalablement découpés avec la tronçonneuse. Son poids peut varier fortement, sachant qu'un merlin de 2,7kg fait déjà son poids.
Selon le diamètre de la bûche à fendre, on peut soit taper au milieu pour fendre en deux, soit attaquer les côtés pour faire des tranches sur le contour et éventuellement finir par le milieu.
Très peu d'efforts sont à fournir pour cogner au merlin, c'est avant tout une question de technique. Forcer comme un fou dessus n'avancera à rien et on s'épuisera plus qu'autre chose.
Pour taper comme il faut, tracer une ligne pour fragiliser le bois sur le diamètre de la bûche est la solution la plus efficace pour les diamètres intermédiaires, les diamètres inférieurs n'ayant pas utilité à utiliser une technique de la sorte (comprenez quand les diamètres sont moins larges que deux fois la taille du tranchant du merlin), deux ou trois coups (voire un) peuvent suffire à fendre tranquillement en deux.

Ensuite, pour les gros diamètres, soit on utilise un coin, soit on plante un merlin dans le bois et on tape avec un second merlin sur le premier (plat contre plat évidemment).

Je ne m'étendrai pas davantage sur le fameux coin, que voici :
http://www.arbres-online.com/vignettes/m032001%20125.jpg... Que l'on coince dans le bois comme on peut, puis sur lequel on tape soit avec le plat du merlin (soyons intelligents) soit avec une belle grosse masse.

Et voilà pour la séance découverte!

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Trontron 05/10/2016 12:28

Bonjour,

Utiliser un chevaler pour couper du bois me parait également être une bonne idée : plus d'inquiétude de voir la chaîne pénétrer dans le sol !

Shinkel 05/10/2016 14:42

Absolument! Roh, ça fait un moment que je n'ai plus coupé de bois, mais c'est vrai qu'on le faisait en dilettantes et en terrain pentu qui plus est, le tout en bougeant pour débiter des arbres tombés au gré des tempêtes, donc je n'ai jamais pensé au chevalet... Mais cet hiver, il est probable qu'on s'y remette, donc je tâcherai d'y penser, merci beaucoup :D