Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
La boîte à fourbi

Parlons psychologie : moi, ça, surmoi

3 Octobre 2011 , Rédigé par Shinkel Publié dans #Divers et avariés

L'autre jour (il faudrait que je compte le nombre d'articles de ma plume qui commencent par "l'autre jour", il doit y en avoir un certain nombre), je rentrais chez wam après une harassante journée de boulot, et comme d'habitude lorsque je n'écoute pas le contenu de ma clé USB, j'écoute Rire et chanson, et je suis tombé sur un sketch traitant de la vision freudienne de la personnalité humaine, ce qui m'a permis de me renseigner sur la question et j'ai trouvé intéressant, pour ceux qui, comme moi, ne sont pas familier avec ce concept de vision freudienne, de partager cela avec vous.

 

Je précise qu'évidemment il s'agit d'humour même si je me base sur des notions glanées sur le Net de-ci de-là, je vulgarise à fond. Alors pitié, n'essayez pas de me sortir des trucs du genre "non, c'est pas tout à fait ça" ou autres : je vulgarise. Bordel de merde.

 

Notre ami Freud, l'homme pourvu d'une paire de sacoches en lieu et place d'une paire de lobes cervicaux, a établi la personnalité de l'Homme en 3 parties : le moi, le ça et le surmoi.

 

1 : le ça (es en allemand, puisque le petit père Freud est quand même plutôt autrichien)

 

Mon préféré. Le ça, c'est la partie de l'être que l'on peut assimiler au petit diablotin dans les dessins animés, la mauvaise conscience, mais en plus idiot et plus primitif. Genre, heum... Imaginez un croisement entre un bonobo (pour le côté copulation), un hooligan après huit litres de whisky (pour la violence) et le pire beauf du monde (pour le manque de savoir-vivre).

http://shinkel.free.fr/img/blog/ca_bonobo.jpg +  http://shinkel.free.fr/img/blog/ca_hooligan.jpg +  http://shinkel.free.fr/img/blog/ca_beauf.jpg =
Ça

 

Donc, le ça, à table, passe son temps à reluquer tout ce qui a des nibards en bavant, rotant et pétant, tout en tabassant le premier qui lui fait une réflexion parce qu'il mâche sans fermer la bouche (et d'ailleurs, le ça est plutôt un mâle, quand on essaye de lui donner un genre).

Le plus marrant avec cette description, c'est qu'on est en mesure de rapprocher une connaissance qui rentre normalement assez bien dedans. M'enfin passons.

Le ça est l'expression des pulsions, ainsi que l'exprime très bien >cet article de Wikipedia<, dont la seule et unique raison d'exister est d'assouvir tout ce qui lui passe par la tête, étant tout à fait dépourvu de normes ou de limites.

 

Fort heureusement, le "ça" n'est pas en interface avec le réel. Il se manifestera plus ou moins fortement au travers de vos décisions, comme l'image du diabotin le laisse entendre, faisant partie de l'inconscient. Quoique, des fois, on se demande si le ça chez certaines personnes n'est pas quand même un poil conscient, voire carrément à deux pieds dedans.

 

 

2 : le surmoi (über-ich)

 

Le premier de la classe. Tout comme le ça, il n'est pas en interface avec le réel et est le pendant "bon" du ça. Schématiquement, le surmoi est le Schtroumpf à lunettes de l'être humain, il symbolise "ce qu'il faut faire" aux yeux des normes établies (dépendant donc de la société dans laquelle on vit, eh oui).

Ainsi qu'il l'est également dit dans  >cet autre article wikipédien<, le surmoi peut être assimilé à un gendarme interne, même si l'image que j'en ai, c'est un peu un juriste avec des bouquins de code civil.

(Je vous vois venir avec mes liens Wikipedia, mais j'ai été sur divers forums et compagnie pour me rencarder sur le sujet, et on en revient plus ou moins aux mêmes considérations que Wikipedia, alors autant s'y référer)

Le surmoi est supposément construit à partir du parent (bonjour le complexe d'Oedipe) qui représente la première norme à laquelle l'on est normalement soumis étant enfant.

L'ami surmoi est le mécanisme de réponse au ça (qui vient avant, dès la naissance) et qui fera que vous serez bien élevé et prendrez en considération l'existence des autres, en dépit du fait que le ça vous hurlera de péter sa gueule à l'un et de procéder à une sauvage partie de jambes en l'air avec l'autre.

Le surmoi est contraignant, sévère et cruel (dans le sens où de base, c'est quand même lui le casse-bonbons qui vous empêche de faire ce dont vous avez basiquement envie, et c'est son rôle, la raison de son existence), mais heureusement qu'il est là, le dude. Sinon, on n'aurait que des ça en liberté dans les rues, vous imaginez un peu le tableau?

 

http://shinkel.free.fr/img/blog/surmoi_code.jpg + http://shinkel.free.fr/img/blog/surmoi_schtroumpfalunettes.jpg  +  http://shinkel.free.fr/img/blog/surmoi_gendarme.jpg  = Surmoi

 

 

3 : le moi (ich, donc plutôt "je", mais passons)

 

Entre le ça et le surmoi, on trouve plutôt logiquement le moi. Remarquez, ça vaut mieux, puisque entre un ça totalement inconscient et un surmoi majoritairement inconscient aussi, on a bien besoin d'un bonhomme au volant qui, lui, ait les yeux bien ouverts.

 

C'est le rôle du moi, qui entre autres choses, est l'interface avec le réel, et prend donc en compte les exigences de l'extérieur.

Le moi, afin d'éviter d'entrer en conflit avec un ça et un surmoi déjà bien belliqueux l'un envers l'autre, prend en considération les besoins de l'un et de l'autre dans l'action à faire en réponse au stimulus extérieur ayant enclenché une réaction primaire chez le ça (schématiquement).

Si vous voulez voir tout le côté zigounette du moi, je vous invite à lire >ce dernier article< signé une nouvelle fois Wikipédia qui expose de nombreuses visions du moi, façon Freud et façon autres philosophes qui ont planché sur le sujet. J'ai trouvé ça assez indigeste, mais peut-être que vous, ça vous bottera.

 

En gros, le moi, c'est la résultante du ça et du surmoi et ce que l'on peut qualifier de personnalité "globale". Bref, le gars à qui l'on parle, c'est le moi.

 

 

 

C'est là que l'on se rend compte que la proportion de ça et de surmoi dans le moi de chaque individu peut grandement changer. J'ai un collègue qui rote, pète, se fait les ongles et n'a aucun scrupule à laisser à son bureau un caleçon sale post-sport à la vue de tous : lui, c'est un ça quasiment brut de décoffrage, et dont le surmoi a dû se casser une jambe, voire les deux, pendant un certain temps vu la proportion de ça prise en compte dans son moi. Attention, ce n'est pas pour autant une mauvaise personne. C'est juste que, comment dire... On se sent juste brillant quand on est à côté de lui. Un esprit simple dans un corps simple, on va dire. Il est sympathique, rigolo, mais bon, on sent qu'il manque quand même du surmoi là-dedans. Le moi est dans la norme, c'est-à-dire qu'il est capable d'empathie, mais faut pas trop pousser non plus.

 

A contrario, j'ai un autre collègue du même nom que monsieur Ça, chez qui on se demande où est passé le ça, justement, tellement le surmoi est proéminent chez lui. En résulte quelqu'un de profondément perfectionniste, avec en plus un moi format familial, donc très empathiqu et qui se prend la tête sur tout et se remet toujours en question. C'est bien, sur le principe, mais il en résulte un être très frustré qui veut toujours bien faire quitte à se pourrir la vie tout seul. Pas glop. Quelque part, on regrette que monsieur Ça n'ait pas une conscience des autres, donc disons un moi, plus développé pour se rendre compte de ce qu'il inflige aux autres, mais bon, les ignorants sont bénis, comme dit le proverbe.

 

Et vous, quelle est la recette de votre personnalité? Plus ça ou surmoi? Et votre moi, comment il va?

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article