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La boîte à fourbi

Réflexion matinale

10 Janvier 2011 , Rédigé par Shinkel Publié dans #Peublik Reulaysheunz

Ce matin, comme à peu près toutes les deux semaines, je suis allé faire mon plein. D'ailleurs, pour votre culture sur mon égoïste personne, je roule toujours plein (pas bourré, mais avec mon réservoir plein) et je ne descends jamais sous la moitié. Prudent, le garenne. Alors oui, d'aucuns diront que je roule du coup plus lourd, mais je préfère rouler plus lourd que pas rouler du tout. J'ai toujours été comme ça, sur mes disques durs par exemple, je... Quoi? Pas le sujet? Mais dites tout de suite que j'vous emmerde avec ma vie!

Bref, ce matin, alors que je vidais la planète de son sang (je faisais mon plein, donc), il m'est revenu une situation de la fois dernière qui m'a laissé perplexe quant à la santé mentale de l'homme moyen. Non pas que je me considère comme valant mieux que l'homme moyen, sans doute aussi suis-je tombé sur un spécimen endommagé (ce qui peut arriver, vous en connaissez tous au moins un, à part moi s'entend).

Toujours est-il que voici la situation : je me pointe à la station Elf au coin de la rue, il y a... Hum... Six pompes, qui distribuent toutes la même chose (pas de pompe à la con genre GPL). Il n'y a qu'une seule autre personne avec moi qui fait son plein, et il est 7h du matin. Je me fous à une autre pompe et commence à faire mon plein. Une autre voiture arrive. Je le suis du coin de l'oeil (oui, je me fais chier quand je fais mon plein) et ... Mais, attends là... Mais oui. Ce boulet se met derrière moi. Il y a quatre autres pompes avec le choix du côté (oui, il y a des fainéants) et ce SINISTRE IMBECILE SE FOUT DERRIERE MOI! J'aime pas avoir des gens derrière moi, ça m'oppresse, ça m'fout la pression, j'me dis qu'il faut que je fasse fissa pour finir mon plein (normalement j'aime bien ne pas trop appuyer sur la gâchette pour avoir un débit pas minimum, mais plus bas pour payer le maximum d'essence et pas de goutelettes ou de vapeurs comme il y en a plein lorsque l'on appuie à fond sur la gâchette).

Outre le fait que je vous autorise - royalement - à vous moquer de moi pour mon côté facilement paniqué, j'ai eu de la peine pour ce pauvre bougre qui n'est même pas foutu de voir qu'il y avait d'autres pompes de libre et qui s'est senti obligé, par pur réflexe pavlovien, de se coller derrière moi avec son regard bovin et sa lippe pendante, en attendant docilement que le contribuable moyen finisse de remplir sa voiture moyenne pour aller rejoindre son travail moyen.

 

Tous des moutons, que j'vous dis.

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