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La boîte à fourbi

Android vs. iOS, round 1 : introduction, tarifs et ergonomie

Il y a un moment, j'avais commencé à écrire un article sur le passage d'iOS à Android,mais les choses ayant grandement évolué, je refais en plus simple.

 

Vous n'êtes pas sanss avoir que j'ai une rancoeur toute particulière pour Apple et son culte du ridicule, qui engrange les millions à grands coups d'appareils vendus à prix d'or et de procès contre tout surtout n'importe quoi, preuve s'il en est que là où certaines personnes font avancer le schmilblick global, d'autres comme Apple consacrent une part monstrueuse de leur énergie à freiner des quatre fers au lieu de plancher sur des trucs neufs. Mais passons.

 

Fut un temps, j'avais un iPhone, le 3G. Je conchiais déjà largement Apple à l'époque, mais sans trop savoir : en 2008, les tristes coups d'éclats du géant de Cupertino n'étaient pas aussi nombreux ou au moins aussi médiatisés, et sur le marché se trouvaient des téléphones tactiles avec un Windows Mobile 6 insupportable, RIM avec son Blackberry non tactile, et une palanquée de smartphones avec des OS tous plus propriétaires les uns que les autres. L'iPhone, coup d'éclat magique de M. Jobs, qui décidément avait le nez pour trouver les marchés en voie de développement, a fait grand bruit : plus accessible (le doigt pour piloter un smartphone, auparavant, il fallait un stylet!), plus simple dans son interface, plus beau (le début des icônes shiny), plus rapide sur Internet avec un wifi qui enterrait pas mal de monde... Ce sont toutes ces raisons qui m'ont fait craquer. J'ai donc pris le 3G que j'ai gardé pendant deux ans.

Je suis passé par pas mal de mises à jour, et je peux dire que si aujourd'hui, je suis bien loin de maîtriser tout le bidule, je l'ai suffisamment pratiqué pour avoir un avis clair sur la question.

Même si j'ai fait dernièrement appel à un collègue qui est encore avec iPhone 4 pour me tenir au courant des diverses mises à jour car, pour tout parfait qu'Apple nous a rebattu les oreilles à propos de son iPhone (oui, c'est une tournure de phrase un peu pourrie, je vous l'accorde), il y a sacrément eu besoin d'améliorer son bébé, en comparaison de l'ennemi numéro un qui a commencé en 2009 à prendre de l'ampleur, j'ai nommé évidemment l'OS Android de Google.

Je suis d'ailleurs passé à Android sitôt que mon contrat d'esclavage s'est terminé avec Orange en janvier 2011, j'ai donc moins pratiqué Android qu'iOS, mais je pense avoir suffisamment d'éléments pour pouvoir en parler de manière objective.

 

 

1- Dans un premier temps, parlons prix.


La légende veut que les produits Apple soient plus chers que la produits autres. Il faut savoir qu'Apple, et surtout Steve Jobs de son vivant, n'a jamais voulu être numéro 1, mais être le meilleur. Subtile différence qui permettait de conforter son esprit absolument mégalomane depuis les tout débuts d'Apple (c'est un fait!). Ce même esprit lui a permis de tirer son épingle du jeu tout au long de sa longue histoire dans la micro-informatique en designant des produits à l'esthétique plus poussée que la concurrence, à tel point que le physique conditionnait souvent l'électronique des appareils (l'Apple Lisa, par exemple, l'Apple II étant le bébé de Steve Wozniak, le co-fondateur d'Apple). Les produits Apple élaborés sous la présidence de Jobs n'ont jamais eu à coeur d'être meilleur marché, mais comme je vous le disais, meilleurs.

Et comme c'est meilleur, les clients paieront pour s'offrir le meilleur. Vision mégalo, mais qui a fonctionné, puisque la firme à la pomme réussit encore aujourd'hui à dégager les marges les plus importantes de l'industrie micro-informatique (20%), marges jugées impossibles à atteindre dans le domaine. Comme quoi...

Pour autant, Apple a le nez creux pour les marchés à développer (autres que micro-informatique), mais a du mal à se maintenir dans un marché mature (il n'y a qu'à voir justement la part de marché d'Apple dans la micro-informatique, marché mature par excellence), le principe de base étant de populariser un concept dans un domaine pas encore mûr pour rafler le leadership temporaire. Ensuite, c'est selon la conjoncture et avec le coup des iPhones, le prix n'a jamais été plus élevé que des produits de marques concurrentes à électronique équivalente. Entre 600 et 700 euros le smartphone haut de gamme, ça pique mais c'est comme ça.

On peut d'ailleurs penser que c'est là une attitude qui ne ressemble pas à Apple, mais rassurez-vous, l'astuce est ailleurs : en décidant de ponctionner une part des abonnements sur les iPhone, Apple maintient une marge indécente. Faut pas non plus pousser, hein.

Donc, niveau prix, ce n'est au niveau clientèle pas plus cher. Ceci étant dit et ainsi qu'on me l'a fait remarquer, en boutiques, on trouve des best-sellers comme le Galaxy S2 à des tarifs plus agressifs que les iPhones, de l'ordre de 50 à 100 euros selon les forfaits.

 

A performances équivalentes!

 

C'est là que Google a réussi un coup de génie : Android n'est pas une marque de téléphone, mais un OS, à l'image de Windows. Et comme ce dernier, l'attrait principal d'un OS quel qu'il soit, c'est d'être le plus ouvert et portable possible. Ce point-ci implique aussi bien des avantages que des inconvénients : s'il est possible, contrairement à iOS, de porter Android sur des smartphones divers (tant qu'ils répondent à un minimum syndical d'un point de vue matériel), on se retrouve du coup avec un marché d'Android-phones très encombré par des téléphones totalement à la ramasse techniquement, mais qui sont estampillés Android!

Ceci étant dit, cela permet de trouver, justement, des téléphones Android relativement abordables, quitte à ce qu'ils ne soient techniquement pas au top : nous sommes bien à l'opposé de la philosophie fermée d'Apple, qui a la mainmise aussi bien sur le hardware que sur le software.

 

Ainsi que je le disais, cette force est en même temps une incroyable faiblesse dans la mesure où peu de gens sont prêts à mettre des centaines d'euros dans un smartphone, et achèteront donc un Androphone techniquement pourri et se feront une mauvaise image d'Android, mettant les ralentissements sur le dos de l'OS plutôt que sur le téléphone.

 

Je vois d'ici la critique facile : c'est à l'OS de s'adapter au téléphone. Je n'approuve pas cette façon de voir, mais c'est de toute façon faux : Android, jusqu'à preuve du contraire, tourne sur ces téléphones... Mal, mais il tourne. Pour avoir un Android tournant correctement, deux solutions : soit la solution pour bidouilleurs (la ROM customisée adaptée à un téléphone en particulier), soit y mettre le prix et investir dans un téléphone plus puissant.

 

En résumé : à performances équivalentes et à hardware sensiblement équivalent, Apple et les Androphones coûtent aussi cher. Mais les Androphones se trouvent à partir de 100 euros (à éviter mais existent!), rendant donc l'accès à Android moins onéreux.

 

 

2- La facilité d'usage

 

Android traîne derrière lui les affres d'un OS ouvert aux débuts difficiles, une image qui a du mal à disparaître encore aujourd'hui. Des collègues et amis avec qui j'en parlais encore cette semaine et qui ont connu Android version 1.x peuvent en témoigner (sauf toi CP, t'es pas un ami, t'es qu'un vilain flamer ! :p) - ce n'est pas mon cas, d'ailleurs - les versions pré-2.1 ont été très critiquables, surtout avec un iOS quasiment bon du premier coup ou en tout cas nettement plus au point au moment de la confrontation (un peu comme World of Warcraft avec les MMO qui sortent pour le concurrencer) : les ralentissements lors du défilement des écrans sous Android sont encore aujourd'hui un des principaux chevaux de bataille des détracteurs d'Android (en fait, surtout des Apple fanboys). Si l'on ajoute à cela un navigateur internet calamiteux (même par rapport à cette abomination de Safari sous iOS) qui devra attendre de nombreuses mises à jour, au demeurant attendues de pied ferme par les possesseurs d'Androphones, on est même en droit de se demander par quel miracle Android a pu devenir leader du marché des OS pour mobiles!

 

Pourtant, si de par ses débuts difficiles, Android a été catalogué "OS de bidouilleurs", est-il pour autant si dur que ça à l'usage? Rien n'est moins sûr!

Parlons d'abord ergonomie. Les Android 2.2 et supérieur n'ont plus rien à envier à iOS, outre sa fluidité, niveau usage : relever ses mails, naviguer via 3G ou WiFi, jeux, tout est aussi simple que sur iPhone, même si, venant de ce dernier, un petit temps d'adaptation est nécessaire.

 

Côté interface, Apple a fait simple, spartiate même : sorti de l'écran de verrouillage, toutes les fonctionnalités du téléphone sont réparties sous formes de petites icônes carrées aux coins arrondis, que l'on peut trier à l'envie et répartir sur plusieurs pages, voire classer dans des "dossiers".

http://shinkel.free.fr/img/blog/ios_screen.png

C'est une interface simple et immédiatement accessible, pour autant les menus Préférences et compagnie sont suffisamment étoffés pour avoir accès à certaines fonctionnalités et informations sur le téléphone assez pointues (adresse MAC, sécurité du WiFi).

L'organisation des icônes se fait en gardant le doigt appuyé dessus, suite à quoi l'écran se met à trembloter et il devient possible dès lors de glisser l'icône d'une page à l'autre. Simple, efficace. La création de dossiers est assez simple elle aussi, on glisse une icône sur une autre.

 

Pour ce qui est de la boutonnerie, l'iPhone est réputé  épuré, et à raison : le bouton Power, le bouton Home, qui sert à renvoyer à l'écran ci-dessus, volume + et volume -. C'est du simple!

Les autres éventuels boutons sont situés sur l'écran tactile au gré des applications (je pense au bouton Précédent/Retour, par exemple). Il est possible de paramétrer quelque peu l'action du bouton Home doublement pressé dans les options, et l'appui simultané sur Home et Power crée une capture d'écran.

Du temps de mon usage de l'iPhone, j'avoue avoir eu quelques réticences, étant plus porté sur des boutons standards que des boutons dépendant des applications. Mais c'est une question de point de vue.

 

Côté Android, l'ambiance est différente : après l'écran de verrouillage, on se retrouve sur un bureau, avec par défaut le widget horloge/météo et une poignée d'applications.

http://shinkel.free.fr/img/blog/android_screen.jpg

<Le bureau tel qu'il est sur sur Sense, la surouche graphique de HTC>

 

Ici, point d'icônes carrées (brevet, sans doute), mais l'aisance d'interface est au rendez-vous, le cliquer/déplacer d'emplacement à emplacement et de bureau à bureau est du même acabit que sous iOS.

Petite mise à jour suite à un commentaire éclairé :  je disais qu'il n'était pas possible de créer des dossier d'applications, à la différence d'iOS : c'est faux! En cliquant sur une zone vide du bureau (de n'importe quel des 7 (sous HTC) bureaux, en fait), dans le menu qui s'ouvre, on peut aussi bien insérer une application, qu'un widget, qu'un dossier.

En cliquant en bas à gauche de l'écran, on fait apparaître la liste des applications installées, triées par ordre alphabétique et dont la présentation peut être paramétrée (d'un constructeur et d'une ROM à l'autre, cela peut donc changer) en mosaïque d'icônes ou liste.

Dans cette liste aussi, pas de possibilité de créer des dossiers, mais là encore à moins d'être un adepte de cette fonctionalité (et quand bien même, une application doit bien traîner sur Android Market), elle ne manque pas.

Pour les frileux qui en douteraient, sur un Desire HD (plus ou moins équivalent techniquement à un iPhone 4 avec un écran plus grand mais moins flatteur - même si la différence ne m'a jamais sauté aux yeux, on est sur un PORTABLE, pas sur un home cinéma), je défile en toute fluidité avec la ROM d'origine HTC.

 

La customisation du bureau rejoint la customisation de l'interface Apple mais en plus poussé : il suffit de laisser le doigt appuyé sur une icône ou un widget pour soit le déplacer, soit le mettre à la corbeille, et de laisser le doigt appuyé sur une zone libre pour y insérer une application ou un widget, et ceci permet également d'avoir un raccourci rapide vers le changement de thème et de fond d'écran.

Par ailleurs, la profusion de widgets est telle qu'il faut se tâter entre de nombreuses alternatives pour choisir le bon, mais il n'y a pas que de l'inutile : on trouve des widgets de défilement automatique de photos, mais aussi un concentré d'activité des réseaux sociaux, des horloges (compactes ou moins compactes, à l'image de celui sur la capture ci-dessus), et surtout des raccourcis rapides vers un paquet d'options réellement utiles, comme par exemple un widget d'activation/désactivation du WiFi, un autre du mode avion, un autre du réseau 3G, la luminosité... Tous les réglages ou presque sont disponibles sous forme de widgets, ce qui est un vrai plus.

Typiquement, au quotidien, cela me permet le soir quand je me couche de passer d'un clic en mode avion, là où avec mon iPhone, il fallait que j'aille dans Réglages, puis Options réseau, puis Mode avion. C'est du détail, mais si l'équivalent est possible avec sans doute une application qui va bien côté iPhone (ce qui est aussi vrai côté Android avec les ROMs alternatives qui ne proposent pas nécessairement ces widgets), j'aime autant qu'il s'agisse d'une base déjà présente.

Le même raisonnement s'applique au réseau 3G : très énergivore, surtout lorsque l'on passe souvent d'une zone 3G à une zone non couverte, donc quand le téléphone passe son temps en recherche et en accrochage/décrochement de réseau, je laisse la 3G désactivée la plupart du temps, mais quand je relève mes mails ou regarde des trucs sur Facebook, je réactive ponctuellement la 3G d'un clic, chose qui me gonflerait je pense si je devais passer par des options.

 

En résumé : c'est une question d'usage! Le côté panneaux d'applications de l'iPhone plaira à certaines personnes, mais d'autres, comme moi, préfèreront le principe de bureau plus facilement customisable.

 

Round 2 : connectivité >>

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