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La boîte à fourbi

Android vs. iOS, round 3 : points de détail et conclusion

Ainsi que nous l'avons vu, Android et iOS, d'un point de vue général, se valent : ce n'est qu'une question de philosophie.

Ceci étant dit, il manque encore quelques légers points qu'il fallait aborder. Et malheureusement pour les pro-Apple, ces points déservent nettement plus la marque à la pomme qu'Android, bien qu'il ne s'agisse que de détails.

 

 

4- Flash, honni par Apple, supporté par Google

 

A commencer par le support de Flash, tellement controversé.

Pour les profanes, Flash est un langage que l'on doit à la société Adobe, très graphique, qui permet de créer des animations et des jeux relativement facilement (même si tout est relatif). Evidemment, on peut trouver mieux couramment, que ce soit pour la facilité de programmation des jeux - ou des applications - (des kits de développement peuvent être nettement plus adaptés à une plate-forme en particulier, selon que l'on souhaite développer sur PC, sur tablette ou sur téléphone) ou de composition des animations (Flash reste malgré tout limité).

De plus, Flash est relativement lourd à mettre en place et une page chargée en animations a tôt fait de vous mettre à genoux un netbook ou un PC un peu ancien, alors un smartphone d'entrée de gamme, n'en parlons pas.

 

Alors, en quoi le non-support de Flash par iOS (ce qui est en fait le point que je tenais à aborder) est-il problématique? En fait, comme d'habitude chez Apple, ce n'est pas franchement rédhibitoire, juste dommage.

Flash, malgré ses défauts, a quand même un avantage redoutable : il peut être facilement portable, c'est-à-dire que des machines aussi différentes qu'un PC et un smartphone (Android, par exemple) pourront faire tourner les mêmes applications, qui n'auront donc à être codées qu'une seule fois, Flash s'assurera tout seul de la compatibilité entre les machines.

A contrario, le fait de devoir utiliser des kits de développement par plate-forme rend certes l'application plus adaptée à la plate-forme pour laquelle elle développée, mais oblige à devoir la recoder pour une autre plate-forme, c'est une galère de programmeur (bien que Flash ne soit pas non plus tout rose).

 

Bilan, Flash est un standard, il a donc comme tout standard ses qualités et ses défauts, mais il est quand même bien pratique. Et il est un autre domaine dans lequel Flash est très utilisé : les lecteurs vidéos de sites de streaming, à l'image de Youtube.

C'est là que réside le principal grief du non-support de Flash : vous cherchez une information sur Google, rien de plus normal. Vous tombez par miracle sur une vidéo explicative qui se trouve sur un site de streaming, vous cliquez sur le lien : sous Android, vous pourrez lire la vidéo illico, côté iPhone malheureusement, vous devrez retenir le nom de la vidéo pour aller la chercher sur l'application iOS dédiée (youtube par exemple).

Manoeuvre pénible s'il en est puisque sur chaque vidéo recensée par le moteur de recherche, vous devrez si le site de streaming ne propose pas de compatibilité html5 (nous y reviendrons) quitter le navigateur pour lancer l'application de streaming et avec un peu de chance retrouver la même vidéo. D'ici à ce que ladite vidéo ne soit pas ce que vous recherchez, hop, on retourne sur le navigateur pour la vidéo suivante, et rebelotte. Alors que côté Android, c'est aussi fluide que sur un PC (dans le sens où il n'y a pas d'allers-retours entre les différentes applications).

 

Fort heureusement, tout n'est pas si noir côté pomme pour plusieurs raisons :

- Apple et son marketing à toute épreuve a réussi à pousser presque tous les sites de streaming à développer leur propre application compatible iOS, si bien qu'il est très rare qu'un site n'ait pas son application dédiée pour accéder à son contenu.

(Ceci étant dit, les applications ne sont bien souvent que le pâle reflet de la version en ligne, de nombreuses vidéos ne sont pas accessibles autrement que par le site, totalement inconnues de l'application dédiée.)

- Une alternative à Flash, notamment en matière de lecteurs vidéo, a été largement poussée par Apple, beaucoup plus légère et surtout non propriétaire (Flash, rappelons-le, appartient à Adobe), à savoir le HTML 5. La dernière mouture du langage HTML intègre en effet de nombreuses prises en charge du contenu multimédia sans avoir à passer par les applications dédiées, c'est un énorme progrès et les sites de streaming y passent peu à peu, on peut donc espérer que ces affreuses applications dédiées (aussi bien côté iOS qu'Android, qui existent mais en alternative au site en question, et pas comme unique solution d'accès) ne seront bientôt plus que de lointains souvenirs.

 

Le non-support de Flash, pas si méchant que ça? De moins en moins méchant, en fait. Mais à un époque, cela a poussé certaines personnes à choisir un Android franchement balbutiant à un iOS mieux sous presque tous les aspects!

Ironie de l'histoire, Google entend ne plus supporter Flash sur son prochain navigateur mobile, Chrome, car HTML5 est suffisant pour ne plus s'encombrer avec ça. Comme quoi...

 

 

5- Apple, l'armée des ombres


La partie qui suit va aborder des aspects qui n'influenceront pas l'utilisateur, mais qui je pense doivent être connus même de l'utilisateur lambda.

C'est également dans cette partie que je vais déverser tout mon poison sur la marque à la pomme, si vous êtes pro-Apple et fragile du coeur, je vous suggère fortement de zapper tout de suite ce paragraphe.

On oublie donc l'objectivité et je vais dorénavant parler en "je" nettement plus souvent. C'est pourquoi la majorité des phrases qui suivent ne sont que mon avis!

 

Le développement des applications côté Apple tient du scandale et représente tout à fait ce que je pense de la firme de Cupertino : on fait tout à ma sauce, et les autres, je les emme*de. Pour illustrer ceci, voici un strip du blogueur Kek (http://blog.zanorg.com), développeur de métier, à propos du développement des applications sur Apple et sur Android. Le strip parle de lui-même.

>Lire<

 

Après, j'ai eu aussi le contrepied d'un gars qui s'était pointé au boulot avec une application tournant sur son iPad, je l'avais donc illico asticoté sur sa tablette, mais il m'a sorti un argument tout à fait valable : auparavant, il avait développé sur Android, mais il s'était heurté à un problème de taille : si les applications paraissaient plus simples à programmer et publier côté Android, une fois qu'il en avait effectivement programmé et publié une de fonctionnelle pour son téléphone, lorsqu'un collègue téléchargeait et exécutait cette même application sur son téléphone Android, mais d'un autre modèle, des bugs faisaient leur apparition, propres au téléphone! Dans de telles proportions que c'est suite à ces déconvenues qu'il s'est tourné vers le développement côté Apple, malgré toutes les contraintes imposées.

Bon, il faut aussi dire que les applications qu'il développait étaient vraiment particulières et utilisaient des fonctions très bas niveau des téléphones, pour des applications plus simples ou disons moins techniques, il n'aurait pas rencontré autant de bugs. D'autant que si le développement était vraiment si chaotique côté Android, il n'aurait certainement pas le succès qu'il rencontre aujourd'hui!

 

Ce que je reproche donc à Apple, c'est de n'être compatible qu'avec lui-même en créant des standards de son côté tout en utilisant son marketing écrasant pour forcer les partenaires à les adpoter (car ce n'est pas une légende, Apple est reconnu pour exiger des contreparties ridicules de ses partenaires en échange d'avoir le "privilège" de bosser avec eux).

Pour illustrer ce point, il n'y a qu'à regarder le connecteur des iBidules : à l'heure de l'USB (mini ou micro, mais USB tout de même!), quelle hérésie que ce connecteur! Qu'apporte-t-il d'ailleurs, à part une forme différente, plus fragile je trouve, un prix plus élevé du câble? En fait, il apporte bien une sortie S-Video (mais qui s'en sert? Personne parmi ceux qui ont un iBidule dans mon entourage savent qu'il y a une sortie vidéo en direct sur leur appareil... Alors qu'il aurait été tellement plus judicieux de pousser ce genre de prestations au lieu d'iTunes et iCloud! C'est une véritable valeur ajoutée par rapport aux androphones!), mais le mini-HDMI existe pour les tablettes et, pour une poignée de millimètres, ce connecteur en plus de l'USB standard aurait-il enlaidi les appareils Apple? C'est sans doute ce que semblait penser celui-ci.

D'ailleurs, ce n'est pas pour rien qu'Apple est la risée de tous les autres constructeurs avec son refus de l'USB (serait-ce une réminiscence du FireWire? A l'époque, Apple avait poussé en concurrence à l'USB le FireWire, nettement plus performant que celui-ci mais malheureusement nettement plus propriétaire - Apple est décidément fidèle à lui-même - et plus cher à mettre en oeuvre, ce fut un échec en dépit des indéniables qualités de cette connectique); on ne compte sur les iPad aucun port USB, là où de nombreuses tablettes Android proposent un port USB Host, pour y brancher une clé USB par exemple, en plus de la carte SD, carte que vous ne verrez jamais côté pomme puisque comme j'en parlais précédemment, la mémoire n'est pas accessible dans les iBidules.

 

Continuons sur ce volet propriétaire/fermé avec un autre détail : le changement de batterie. Les smartphones ont tous le même problème (aussi bien côté Apple qu'Android toutes marques), ils consomment énormément d'énergie et il n'est pas rare qu'un smartphone à 100% le matin soit totalement déchargé le soir sans pour autant que l'on ait passé toute la journée dessus.

S'il est possible de changer la batterie d'un iBidule en achetant les tournevis propriétaires (tiens donc!) en la jouant horloger pour démonter délicatement la coque de l'appareil pour y changer sa batterie, côté Android, une trappe, hop, on sort la batterie et on la remplace. Vous me direz, on ne change pas non plus trois fois par jour sa batterie, si même on la change une fois dans la vie du téléphone, c'est beaucoup... Mais le gars qui voyage beaucoup? Je suis nomade, j'aime ne pas avoir à trimballer ma pochette de tournevis pour changer ma batterie, comme par exemple au gars qui change ses batteries d'appareil photo (un photographe, par exemple!). C'est pas grand-chose, mais la problématique demeure.

 

Dernier volet de ce chapitre toxique, où est passé le Apple plus malin que les autres des débuts, ou du revival avec l'iPod, début des années 2000? A part des mises à jour de ses appareils, rien de super malin dernièrement, personne n'a donc le génie de feu M. Jobs pour déceler les marchés à développer? Du coup, Apple passe pour le blaireau de service en intentant des procèès à tour de bras à tout ce qui ressemble de près ou de loin à ce qu'il possède... Mais Apple oublie bien de préciser qu'il n'a rien inventé!

Steve Jobs était un visionnaire parce qu'il comprenait toute la puissance d'un concept inconnu. L'interface graphique, par exemple, bien qu'étant dans la culture commune dûe à Apple, n'a jamais été inventée par Jobs! Elle était utilisée au Xerox Parc dans les années 60, sur des machines destinées à ne pas être commercialisées.

Et tout est comme cela chez Apple : on prend un concept, on l'enroule dans un joli écrin et ça fait un tabac. Associer un lecteur MP3 à un magasin de musique en ligne, c'est l'iPod+iTunes! Rien qui n'existât pas déjà... Mais tellement bien mis en valeur.
Quel dommage qu'Apple en soit réduit à intenter des procès à tour de bras pour des futilités au lieu de mettre la même énergie dans quelque chose qui servirait cette entreprise au lieu de la ridiculiser publiquement...

 

 

6- Et si?

 

J'en ai maintenant terminé avec mon frottage d'oreilles, je passe à la dernière partie de cet article : la partie "et si?" ou encore "mais que leur manque-t-il?".

Et si Apple avait supporté le Flash, tout en utilisant la même puissance marketing qu'il l'a fait pour pousser le HTML 5?

Le parc applications ne change pas (Apple avait la crainte que Flash lui bousille l'Apple Store en proposant des applications gratuites accessibles directement depuis le Web), puisque les gens préfèrent télécharger les applications en dur, la 3G n'étant pas partout. En plus, ça colle une bonne claque à Android au passage, rendant les iBidules plus ouverts à peu de frais.

Et si Android avait une alternative à iTunes?

Sur un principe un peu similaire à une synchro, Android propose nativement un logiciel pour gérer ses bibliothèques, faire des playlists, charge de manière discrète l'Android Market... Tout en conservant sa connectivité typée "clé USB"! Méchant coup pour Apple, puisque même les néophytes ont un point central pour gérer leur androphone.

Et si les iBidules étaient reconnus sous Windows?

Pendant du point précédent côté Apple, les iBidules, lorsque branchés sur ordinateur, sont détectés comme une clé USB avec quelques répertoires de base (configurables sous iTunes!), Musique, Video, Images, et on peut soit passer par iTunes, soit faire du cliquer-glisser comme chez Android! Google est en rage.

 

 

 

7- Le mot de la fin

 

J'en ai donc terminé avec cette série d'articles, j'espère que, nonobstant de cette dernière partie à l'acide, vous aurez trouvé des informations intéressantes et pertinentes, dans le cadre le plus axé "utilisateur" possible, j'espère sincèrement avoir été objectif, à défaut d'impartial, et le mot de la fin est : faites votre choix!

 

Android vs. iOS, round 1 Android vs. iOS, round 2

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